Théâtrorama

Zorro

Le cavalier surgit toujours hors de la nuit et court toujours vers l’aventure au galop (mais sans Tornado, resté à l’écurie). Zorro n’a pas pris une ride. Le héros a même rajeuni sous les traits d’un Laurent ban qui déploie une énergie magnifique pour incarner le justicier masqué.

Est-il nécessaire de rappeler la légende de l’homme qui signe son nom à la pointe de l’épée ? Ce super héros, qu’on pourrait presque confondre avec Batman, qui décide de prendre son destin en main et de faire régner la justice, a traversé les époques depuis sa création en 1919. Des romans aux films (avec un Antonio tellement Banderas dans une version muy caliente), des BD à la série télé qui l’a rendu populaire et a nourri une génération d’enfants qui se sont essayés à l’escrime, Zorro a toujours autant de succès chez les parents et les plus jeunes. L’adaptation faite aux Folies Bergère s’appuie sur le roman d’Isabelle Allende pour revenir à la source du mythe. Le jeune Don Diego De la Vega effectue son voyage initiatique d’Espagne en Californie. Pour trouver sa place dans la société il a besoin de se chercher et de découvrir qui il est réellement. Sa rencontre avec les gitans va le plonger dans une vie d’aventures et de fantaisie avant qu’il ne soit rattrapé par son passé qui revêt l’apparence de la belle Luisa, son amie d’enfance. Son père est mort, son frère a pris le pouvoir et tyrannise le peuple. Trop d’injustice qui révolte le jeune homme qui va devenir ce qu’il est sous le masque de Zorro.

Brinkhoff / Mögenburg ©
Brinkhoff / Mögenburg ©

Un Zorro zélé
Tous les ingrédients sont réunis pour faire une comédie musicale bien relevée captivant le spectateur qui se retrouve en tout point dans la peau de Zorro (vive l’identification qui fait de chacun de nous un super héros par procuration). Derrière Zorro bouillonne la troupe de gitans qui donne le ton et la couleur à l’ambiance du spectacle. Vous aimez les Gipsy kings et le flamenco, réservez votre place au plus vite ! Les tubes du groupe, de Djobi Djoba à Bamboleo ont été revus à la sauce de John Cameron pour rajouter un côté guimauve qui plait tant aux amateurs de comédie musicale. L’histoire, narrée par le vieux gitan, interprété par George Beller qui joue les conteurs de talent, entraîne le spectateur dans un tourbillon d’aventures.

Brinkhoff / Mögenburg ©
Brinkhoff / Mögenburg ©

Zorro ce n’est pas La Belle au bois dormant. Ça bouge, ça se démène dans tous les sens. Des combats à l’épée à un corps à corps dans un flamenco envoûtant, des tours de magie aux cascades où l’on espère que les comédiens sont bien assurés, une énergie qui se distille dans les chants gitans (magnifique ouverture de deuxième partie en polyphonie gitane) qui expriment la douleur, l’espoir et la liberté. Les personnages secondaires volent souvent la vedette aux premiers rôles. Que serait Zorro sans le sergent Garcia (l’excellent Benoît de Gaulejac) qui déclenche le rire de ses gaffes à coup sûr ? La pétillante Inès (Geraldine Larrosa) emballe le public avec son caractère de feu et ses danses tziganes. Il faut toujours une princesse charmante dans les comédies musicales : Liza Pastor dans le rôle de Luisa fait vibrer sa voix de cristal et joue les amoureuses avec grâce.

Quant à Laurent ban, el hombre masqué, on aurait envie de lui remettre une médaille d’or des JO après ses performances scéniques. Il est partout, à bondir comme un beau diable, à jouer les fanfarons, à ferrailler avec son frère ennemi, Ramon (le remarquable Yan Duffas), et à conter fleurette à la belle Luisa en lui chantant des mots doux à l’oreille (quel homme !). Tout ça dans un décor grandiose et une mise en scène millimétrée. Alors, oui, Zorro ne passe pas à côté de la caricature et des écueils du genre. Ceux qui recherchent la subtilité des comédies de Patrick Laviosa et Christian Siméon ne trouveront pas leur compte. En revanche la grosse artillerie fonctionne pour les adeptes des bons moments en famille et séduira un large public à la recherche d’un divertissement efficace.

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »] Zorro(site web)
Livret et paroles : Stephen Clark
Histoire originale : Stephen Clark & Helen Edmundson
Musique : Gipsy Kings
Co-composition et adaptation musique / orchestrations / arrangements : John Cameron
Adaptation du livret : Eric Taraud
Adaptation paroles : Eric Taraud & Marie-Jo Zarb
Mise en scène : Christope Renshow
Chorégraphie : Rafael Amargo
Création décors et costumes : Tom Piper
Coordinateur cascades et combats : Terry King
Avec Laurent Ban, Georges Beller, Benoît de Gaulejac, Yan Duffas, Geraldine Larrosa, Liza Pastor…

Jusqu’au 30 avril 2010
Du mardi au dimanche à 20h, matinée du samedi et dimanche à 15h

Folies Bergère
32, rue Richer, 75009 Paris
Réservations : 08 92 68 16 50
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