Théâtrorama

Jean-Luc Revol et Patrick Laviosa… Il y a des noms qui suscitent l’impatience théâtrale et qui deviennent des ingrédients subtils pour une recette scénique réussie. Un texte piquant de Lydie Agaesse, quatre comédiennes survitaminées. Au résultat : un délicieux moment dans un univers féminin déjanté. Après « Le cabaret des hommes perdus », le show des femmes désespérées mais tellement drôles.

Confidences sur le trottoir entre voisines. Pour un peu, on se dirait presque dans un épisode de Desperate Housewives. Sauf que Victoria Lane a pris des couleurs et que les quatre copines qui se retrouvent sur le perron pour compter leurs petits malheurs et leurs grands espoirs sont bien plus débridées que les héroïnes de la série. Le sujet préféré de leurs conversations de pipelettes ? Les hommes naturellement ! Ceux qui sont partis, ceux qui font fantasmer, ceux qui font attraper de l’urticaire, ceux qui dépriment et ceux qui priment. Les tableaux se succèdent comme les pièces d’un puzzle humoristique, le tout sur fond de mélodies qui font mouche.

Pas si desperate que ça !
Elles s’appellent par le nom de leur maison : 12 bis, La Pinède, Ker-Castel et Mon rêve. Femmes attachées à leur home sweet home pour mieux nous laisser pénétrer dans leur intimité qui s’affiche sur les marches de Mon rêve. Les hommes sont absents et les souris ne font pas que danser, elles chantent et avec quel talent ! Chacune dans leur style qui s’accorde pour former une chorale de fantaisie. La voix délicieusement jazzy de Florence Pelly tout en justesse d’interprétation trouve un bel écho avec celle de cristal (les amateurs de Walt Disney se régaleront) de Magali Bonfils, qui joue la célibataire que la perspective de rester vieille fille traumatise. Le timbre en trémolo de la très timbrée Ariane Pirie qui distille un ouragan de folie sur scène s’harmonise avec le joli brin de voix gracieusement piquant de Christine Bonnard, qui enchante par son énergie de petite fille qui va faire des bêtises et ses moments de tendresse chamallow. Le tout enlevé par la mise en scène de Jean-Luc Revol qui s’amuse à truffer la pièce de détails qui déferlent en gags faciles mais qui fonctionnent et s’appuie sur un décor et une scénographie colorée comme du papier d’alu de bonbons acidulés. Des mélodies qui swinguent sur un texte percutant, la pièce peut parfois surprendre par son côté patchwork. Pour les adeptes d’ourlets textuels bien ficelés, attention pièce décousue, même si le fil conducteur tisse une toile de fantaisie animée par quatre comédiennes irrésistibles.

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »] Non, je ne danse pas (site web)
De Patrick Laviosa, Thierry Boulanger, Lydie Agaesse
Mise en scène de Jean-Luc Revol
Avec Christine Bonnard, Florence Pelly, Ariane Pirie, Magali Bonfils
Jusqu’au 27 mars
Du mardi au samedi à 21h, samedi à 16h

La Pépinière
7 rue Louis Le Grand, 75002 Paris
Réservations : 01.42.61.44. 16
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