Théâtrorama

« Avouer à son meilleur ami qu’on est l’amant de sa fille… c’est très délicat.
Mais quand c’est un parrain de la mafia… c’est très dangereux ! » Tel est l’argument de cette comédie de boulevard attendue mais sympathique !

Au début, on ne voit pas bien comment « mafia » et « sentiments » peuvent résonner ensemble. Pourtant, à la fin du spectacle qui se donne en ce moment au  Théâtre du Melo d’Amélie, il apparaît clairement que tous les hommes, en ce bas monde sont capables de « sentiments », même les truands… Alors bien sûr, les gangsters nous ont peur, mais ils peuvent aussi nous émouvoir…
L’intrigue de la pièce repose sur l’histoire d’un avocat qui tombe follement amoureux d’une jeune femme, plus jeune que lui de vingt ans, et à qui il prodigue des cours pour passer ses examens de droit. Jusqu’ici tout va bien. Sauf que tout se complique lorsqu’on apprend que la dite jeune femme se trouve être la fille de son ami le plus proche, lequel se trouve être également, non seulement l’un de ses meilleurs clients, mais en plus l’un des pires parrains de la Mafia.

Le jeu des oppositions au service de l’humour
Avec une telle situation, les ressorts comiques semblent évidents… La pièce repose sur un enchaînement terrible de plusieurs quiproquos, tous plus invraisemblables les uns que les autres… Entre léger vaudeville et café théâtre, on se retrouve donc ici dans la pure tradition du théâtre dont le but unique est de détendre les maxillaires. Et même si le fondement manque parfois de crédibilité, de justesse et de sincérité, l’ensemble fonctionne. Alors sans trop se poser de questions sur la crédibilité réelle de cette histoire ou sur la véracité du propos, quelque peu caricatural, on se laisse emporter par les personnages – peu crédibles mais néanmoins attachants –, qui, sur un rythme débridé, pataugent complètement les uns avec les autres, au cours d’une journée où tout se bouscule et où les quiproquos donnent lieu à tous les ressorts possibles du comique de situation.
La pièce est servie par trois comédiens, parfaits dans leur rôle – même s’ils sont, à mon sens, parfois un peu trop démonstratifs – : Luq Hamett, qui interprète le froussard amoureux, Jean Marie Lhomme, qui joue le gangster flippant et Candide Sanchez, qui incarne le voisin  pot de colle. A cette distribution s’ajoute Marie Dominique Khenifar, certainement la plus sincère de tous, dans son personnage d’ingénue, au caractère bien trempé et empreint d’une folie douce.  La mise en scène convient parfaitement à l’atmosphère générale, celle de la franche comédie ! Alors, il est vrai qu’au début, on a peur que les trois comédiens en fassent trop ; mais plus le texte avance et plus ils permettent au spectateur de rentrer dans cette histoire plus que rocambolesque. Et on s’amuse de la situation, de l’écriture, mais aussi de l’ambiance dans la salle…
Finalement, Mafia et Sentiments est un boulevard plutôt réussi, qui remplit son contrat ! Les gags et les jeux de mots sont certes prévisibles pour la plupart, mais la sauce prend malgré tout ! La mise en scène, bien qu’un peu grossière parfois, reste dynamique et le public se laisse embarquer…

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »] Mafia et Sentiments (site web)
De Luc CHAUMAR
Mise en scène de Corinne Boijols
Avec Candide SANCHEZ , Jean-Marie LHOMME , Luc Hamette , Marie-Dominique Khenifar
A partir du 14 janvier 2010
mercredi, jeudi, vendredi, mardi: 20h00 / samedi: 17h30, 20h00

Mélo d’Amélie
4, rue Marie-Stuart (IIe).
Réservations : 01 40 26 11 11
[/slider]

Vous pourriez aimer çà

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Théâtrorama

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir plus d'actualités et profitez de nos invitations

Votre abonnement est enregistré avec succès !

Pin It on Pinterest