Théâtrorama

Testament artistique ou récit fiction…

Le mystère reste entier concernant le livre Rembrandt Kabbaliste, traduit par Raoul Mourgues en 1948. Rembrandt est-il réellement l’auteur de ce texte qui décortique l’âme du peintre ?

La réponse se perd dans le champ de l’imaginaire et se met en scène dans la pièce interprétée avec talent par Céline Duhamel et Patrick Floersheim. L’ombre derrière la lumière… L’humain est la matière brute de l’artiste hollandais, qui a modelé la chair comme de la glaise qu’on pétrit à pleine main. Bon vivant à la réputation sulfureuse, le Rembrandt dépeint dans la mise en scène de Patrick Courtois, est un homme qui a pris ses distances avec ses passions pour mieux les revivre dans son souvenir et les analyser.

Autoportrait en confidences
Des mots à l’image… Chaque scène devient une toile réussie, dans une subtilité de la lumière qui sculpte les comédiens. On découvre un Rembrandt à la fois tourmenté et nostalgique, tempéré par la muse qui revêt les traits de toutes les femmes qu’il a aimées. Une introspection qui permet d’acquérir une meilleure compréhension de l’œuvre. La sobriété de la mise en scène laisse un espace optimal pour le jeu tout en finesse de Patrick Floersheim, qui incarne un Rembrandt particulièrement inspiré, et de Céline Duhamel, tout en grâce éthérée qui transcende l’artiste.

Le Manuscrit de Rembrandt
D’après le livre Rembrandt Kabbaliste de Raoul Mourgues
Adaptation Céline Duhamel
Metteur en scène : Patrick Courtois
Interprète(s) : Céline Duhamel, Patrick Floersheim
Lumières : Benjamin Boiffier
Costumes : Rick Dijkman

Du 16 décembre au 31 janvier 2016 au Théâtre du Ranelagh

 

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