Théâtrorama

Il fallait oser se mesurer aux rôles cultes tenus à l’écran par Dustin Hoffman et Meryl Streep. Le couple Diefenthal-Hamon s’en sort bien. C’est audacieux, mais pas renversant.

Ce soir, Billy a 6 ans. Sa mère décide de quitter le cocon familial. Son père Ted, un talentueux publicitaire, n’a rien vu venir. Le voilà à devoir élever seul son fils, jusqu’au jour où Joanna refait surface. Installée de nouveau à New York, elle réclame la garde de son fils. C’en est trop pour le père qui va se battre pour ne pas perdre Billy…

L’histoire bouleversante de ces parents qui se déchirent la garde de leur fils est gravée dans nos mémoires, depuis ce fameux film de Robert Benton sorti en 1979. Et son ombre plane sur la scène des Bouffes Parisiens. On n’y peut rien, on ne peut s’empêcher d’y songer. L’enjeu, pour ne pas dire la pression, est donc de taille pour les comédiens. On craignait le pire (comment succéder aux deux acteurs grandioses, Dustin Hoffman et Meryl Streep ?). Or l’adaptation théâtrale du best-seller d’Averey Corman tient la route. Frédéric Diefenthal (Ted Kramer) campe un père crédible, à la fois dépassé et combatif. Sans trop en faire, il nous émeut par sa sincérité. De son côté, Gwendola Hamon (Joanna) tient honnêtement le rôle implacable de l’épouse dépressive, qui finit par ne plus supporter son statut étriqué de mère au foyer.

Décor mobile et saynètes comiques
Même s’il ne prend pas beaucoup de risques, le couple (à la scène comme à la ville) fonctionne plutôt bien, soutenu par une mise en scène originale, souvent même comique, de Didier Caron et Stéphane Boutet. Le décor ultra mobile aide à dynamiser certaines saynètes qui virent à la plaisanterie, comme la conversation au téléphone avec les beaux-parents ou lorsque le père et le fils (quatre jeunes comédiens se partagent le rôle) se lâchent au restaurant, reçus par un serveur désopilant (André Penvern).

Au final, on passe un bon moment. Mais est-ce suffisant ? L’adaptation théâtrale ne convainc pas tout à fait. Le jeu manque sans doute un peu de débordements. On aurait aimé être pris aux tripes et chavirer à l’unisson. On espérait tout simplement verser quelques larmes. Le souvenir du film plane toujours.

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »] Kramer contre Kramer (site web)
D’après le roman d’Averey Corman.
Adaptation et mise en scène : Didier Caron et Stéphane Boutet.
Avec Géraldine Hamon, Frédéric Diefenthal, André Penvern, Maud Le Guenedal, Roland Marchisio
Du 10 septembre au 31 octobre 2010
Du mardi au jeudi, à 20h30 ; vendredi et samedi à 20h45 ; dimanche à 15h

Au Théâtre des Bouffes Parisiens
4, rue Monsigny, Paris 2e.
Réservations : 01 42 96 92 42.[/slider]

Vous pourriez aimer çà


  1. j’ai vu la pièce de théatre hier soir
    au boufffes parisiens magnifiquement joué parfois drole et très émouvant kramer contre kramer l’enfant qui jouait joue très bien

    merci à tous et encore bravo pour cette superbe pièce de théatre

    fhillou / Répondre
  2. bravo au comedien

    Mallau / Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Théâtrorama

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir plus d'actualités et profitez de nos invitations

Votre abonnement est enregistré avec succès !

Pin It on Pinterest