Théâtrorama

Il est désormais loin derrière, le temps où Caroline Vigneaux jonglait entre affaires scabreuses et séances de speed-dating judiciaire. Mais l’été approche, et l’ancienne avocate n’a pas fini de quitter la robe !

De son adolescence de catho coincée dans les Vosges à ses débuts de « soumise d’office » aux barreaux, jusqu’à sa décision de claquer la porte des tribunaux, la maline Caroline livre dans son spectacle un réquisitoire jubilatoire. Passage aux aveux d’une humoriste qui n’a décidément froid ni aux yeux, ni aux jambes.

Que s’est-il passé un fameux « lundi matin d’avril » ?
« Je sortais du festival Juste pour rire à Nantes, pour lequel on m’avait commandé une pièce sur les avocats écrite avec des copains. Le lendemain, je suis arrivée au travail et ai réalisé que ce que je voulais, c’était être sur scène et revivre éternellement ce que j’avais vécu durant ce week-end de dingue ! Un vrai choc, car j’avais jusqu’alors toujours voulu d’être avocate.»

Et ensuite, tout est allé très vite ?
« En fait, il a fallu trois semaines pour que je prenne la décision d’abandonner « ma vie d’avant ». La perspective était très angoissante, mais l’idée ne me lâchait pas. J’ai écrit ma lettre de démission, me suis plantée devant le bureau de mon boss, ai fait demi-tour, suis revenue, ai encore hésité… Et finalement, j’ai sauté le pas : préavis et six mois plus tard, fini le métier d’avocate !»

Étiez-vous déjà « comédienne aux barreaux » ?
« Ce qui est sûr, c’est que depuis toute petite, j’ai toujours adoré faire rire les autres. Mais être un bout en train toute guillerette et choisir d’en faire son métier, ce n’est pas du tout la même chose !»

Votre premier public était donc aussi sur les bancs de la fac ?
« Oui, il ne faut pas croire, les étudiants en droit sont des gens normaux qui se marrent aussi ! Ensuite, ça se complique : quand on est avocat, le public n’est forcément pas le même, et souvent, ce n’est pas la franche rigolade, certains considérant que le métier se vit 24 heures sur 24 et qu’il faut impérativement rester sérieux.»

Du coup, êtes-vous plus à l’aise face à une audience de cour ou face à un public de salle ?
« Franchement, aujourd’hui, face à un public ! N’ayant plus exercé depuis plusieurs années, j’aurais une réelle angoisse à me retrouver face à une audience !»

Sans en dévoiler trop du spectacle… Quelle place accordez-vous à l’improvisation ?
Primordiale ! J’adore laisser des moments d’improvisation et de liberté totale, en fonction de l’ambiance dans la salle.»

«La prochaine fois, à l’Olympia on vous le souhaite, vous enlevez quoi ?
« Oh, si j’arrive à monter sur la scène de l’Olympia, vous pouvez être sûre que la robe, je la remettrai!»

Caroline Vigneaux quitte la robe
Palais des Glaces
Spectacle du 11/09/2014 au 03/01/2015, du mardi au samedi à 21h00
durée : 1h20. Relâche le 07/10 et les 03 & 04/12.

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