Théâtrorama

Suite du célèbre « Alice au pays des merveilles », « De l’autre côté du miroir » a été écrit par Lewis Carroll en 1871 et adapté au théâtre par Auguste Clément sous le titre « Alice à l’envers ».

Alors qu’elle est en train de parler à son chat juste avant de s’endormir, Alice se trouve propulsée de l’autre côté du miroir de sa chambre, au cœur d’un jeu d’échecs géant. Quel est le sens de cette mystérieuse traversée ? Quelles sont les règles du jeu ? Un chemin de rencontres aux couleurs et aux formes inattendues s’ouvre alors à elle, comme un voyage initiatique.

L’univers de Lewis Carroll, absurde, plein d’humour, de démesure et de non-sens est pleinement exploité. C’est au pas de course, sur les ordres de la Reine Rouge, qu’Alice prend la route. Restant sur place malgré ses efforts pour aller « plus vite », une ribambelle de personnages farfelus vient à elle : les fleurs qui parlent (parce que dans les autres jardins, elles dorment), Tralala et Tralali, Gros Coco et la Reine Blanche. Tous l’entrainent vers sa destinée: devenir reine elle aussi.

Un nouveau destin pour Alice
L’élément central de la scénographie est un grand cube blanc aux multiples ouvertures. Il constitue un point de jeu ingénieux pour les trois comédiens qui incarnent les autres personnages, ou les manipulent à l’aide de marionnettes. Partie prenante d’une esthétique symboliste et surréaliste, le dispositif abrite, cache, et permet de rapides et inattendues transformations de l’espace. Il est également support de projection visuelle et permet de jouer avec les actions métaphoriques du texte.

Ainsi est amorcée la thématique, propre au miroir, du double et du reflet. Quand l’ombre d’Alice dialogue avec un univers plastique projeté (notamment des tableaux de Jérôme Bosch), c’est un monde parallèle qui s’ouvre à nous : une invitation à l’imaginaire et une réflexion sur la vérité. Les fréquents allers-retours des comédiens entre la scène et la salle nous laissent penser qu’un autre miroir est également franchi : celui du 4ème mur.

Si l’espace du public devient lieu de jeu, c’est parce que ce dernier est totalement intégré à la mise en scène. Tout au long de la pièce, les enfants sont invités à participer à travers de petites actions à faire ensemble, des questions/réponses ou des échanges simples avec les comédiens. Ils se prêtent au jeu avec un enthousiasme débordant, une grande envie et beaucoup de rires.

Comme dit Alice avant de nous quitter :
« C’était un beau voyage ».

[note_box]Alice à l’envers
Adaptation théâtrale d’Auguste Clément
D’après l’œuvre de Lewis Carroll
Un spectacle de la Compagnie des Songes
Mise en scène : François Tardi
Avec Michael Barbeiro, Maya Le Strat, Hope Newhouse et Esylla Rahmani.
Musique : Antonin Tardy
Conseils choix iconographie : Christine Kastner
Durée : 50 minutes.
A partir de 5 ans.[/note_box]

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