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Un dîner d’adieu, mis en scène par Martine Willequet

Un dîner d’adieu – L’ami invité à dîner par Clotilde et Pierre ne pouvait se douter de la sauce à laquelle il allait être mangé. Nous connaissions les dîners de cons. Il faudra maintenant composer avec les dîners d’adieu.

Mais kesako, un dîner d’adieu ?

Un dîner d’adieuRien de pire ou rien de mieux qu’un ultime souper tous ensemble, durant lequel tous les protagonistes ne savent pas qu’il s’agit du dernier. Ensuite, ils ne se reverront plus. Au Théâtre royal des Galeries, l’hypothèse de ce dîner d’adieu est délicieusement explorée. Pensez donc à des « amis », que, de temps à autre, vous vous forcez à recevoir chez vous, souvent en retour d’une précédente invitation.

Pierre et Clotilde, le couple sur scène, en compte un paquet – dont un certain Antoine Royer, dont les deux décident de se débarrasser. Loin d’eux l’idée de l’éliminer, par contre ils ne sont pas longs à choisir de le rayer de leur vie, en beauté. Ainsi, ils l’invitent pour une dernière fois dans leur bel appartement, sans que lui ne se doute de rien. Fidèle à lui-même, Antoine Royer se vante, se gausse, lasse le couple avec ses sempiternelles tirades sur des sujets qui n’intéressent que lui.

Faire ressortir les défauts

Un dîner d’adieuPierre et Clotilde ont mis les petits plats dans les grands, ont sorti de la cave un grand cru pour marquer le coup. Mais voilà qu’Antoine Royer se rend compte de quelle machination il est la cible ! Le couple ne veut plus de lui ; ils ont organisé son dîner d’adieu, bon Dieu ! Qu’est-ce qu’Antoine a bien pu faire de mal ? L’invité maudit ne comprend pas. Il est triste, déçu. Fâché. Et puis, philosophe, il essaye d’analyser ce qui a mené ses amis sur cette mauvaise pente. S’en suivent de vastes considérations sur l’amitié, le vivre-ensemble, la dépendance affective, amoureuse.

Une comédie très digeste

Le ton reste léger. Un dîner d’adieu est avant tout une comédie. Les gags s’enchaînent, le public rit, surtout quand Pierre et Antoine échangent de vêtements et jouent, chacun, le rôle de l’autre. La méthode est radicale pour faire ressortir les défauts de son double… et observer les siens. N’en aurait-on pas tous grand besoin ?

Un dîner d’adieu
De Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière
Avec Christel Pedrinelli, Frédéric Nyssen et Pierre Pigeolet
Mise en scène : Martine Willequet
Crédit photo : Fabrice Gardin

Jusqu’au 9 octobre, au Théâtre royal des Galeries

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