Théâtrorama

En attendant, ils font le buzz au Théâtre National, pour la deuxième fois… 

Qui a dit que le théâtre était un art poussiéreux ? Le collectif Ramdam fait le ménage en astiquant les poncifs scéniques pour proposer une forme innovante qui redonne de bonnes bases par le buzz.

Un buzz comme un nouveau Big Bang artistique qui redessine les contours du théâtre… Le trio de Ramdam s’amuse à pousser les limites du genre, entre provoc potache et fantaisie héroïque. Buzz abuse avec brio des leçons de marketing pour les nuls dans une conférence anarchique, véritable ruche à idées qui bourdonne. L’art est une marchandise comme les autres qu’il faut vendre au public pour faire exploser l’audience. La béquille du buzz ? Les réseaux sociaux à alimenter en perfusion de performances. Quelques bons ingrédients à mixer, une scène qui mélange les genres, un smartphone et le buzz est joué !

On like !
Buzz commence par une vidéo qui ferait rêver n’importe quel artiste, parent ou directeur de théâtre. Des enfants, affirmant de leur plein gré, qu’ils préfèrent le théâtre aux jeux vidéo. Un véritable collector, suivi d’un mini tour du monde en vidéos comme un hymne au théâtre sur tous les continents. Ramdam voit les choses en grand. Sur scène, si le show commence comme une soirée hype d’hipsters en quête de concept, il se poursuit en exposé de jeunes loups de la pub prêts à tout pour passer leur message. Une démonstration décalée où Jésus et Psy, avec son Gangnam style, se rejoignent sur une frise loufoque pour atteindre le St Graal du buzz réussi. Le buzz, ils vont d’ailleurs le réaliser en direct avec la participation d’un public complice et hilare, après avoir écouté une version bergmano-tchekhovienne des chansons de Stromae.

Buzz atteint sa cible en décochant autant de flèches inspirées que les comédiens ont de cordes à leur arc. Autant dire un carquois entier qui apporte un point de vue novateur. Un enchaînement tous azimuts de saynètes, de vidéos, de performances, reflet également d’une époque paillette où le bling bling fait le buzz pour passer en un claquement de doigts à une autre mode. Du buzz jusqu’à l’indigestion dans un trop-plein qui en met plein la vue. Mais le buzz justifie les moyens. Le théâtre se réinvente, l’ironie sulfurique se mêle à une vraie bonne bouffée d’oxygène candide et créatrice. A quand le tube après le buzz ?

Buzz
Création collective : Cédric Coomans, Jérôme Degee, Julie Remacle, Jean-Baptiste Szézot
Avec Cédric Coomans, Jérôme Degee, Jean-Baptiste Szézot
Assistanat à la mise en scène : Julie Remacle
Vidéo : Cédric Coomans

Du 01 au 05 décembre au Théâtre National

 

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