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Molière au Théâtre des Martyrs à Bruxelles

Molière au Théâtre des MartyrsMolière jusqu’à la mort… Le Théâtre en Liberté avance dans les pas de l’Illustre Théâtre de Molière. En toute élégance et simplicité.

L’histoire de Molière, ce n’est pas que sa mort sur scène. Il avait eu le temps de regagner sa loge, de toute façon. Au théâtre des Martyrs à Bruxelles, la pièce « Molière » en dit bien plus sur le parcours de Jean-Baptiste Poquelin.

Sur une scène incrustée au milieu de la salle, au centre de deux gradins de fauteuils qui se font face, une troupe d’acteur imagine comment mettre en scène la pièce de Mikhaïl Boulgakov. L’idée est ingénieuse : quand les comédiens arrivent sur scène, ils ont un texte à la main – un gros paquet de pages, soigneusement reliées – qu’ils font mine de découvrir pour la première fois. Qui jouera Molière ? Ce n’est pas la question la plus importante. Les rôles ne sont pas fixés ; et parfois, il faut bien se concentrer pour se souvenir de qui est qui. Autour de la grande table blanche, les comédiens prennent place, et s’attaquent aux tirades, dans cette vraie salle de répétition au cœur d’un théâtre tout aussi réel. La pièce passe un cap lorsque Molière prend conscience que son vrai champ d’excellence n’est pas la récitation de Corneille. Loin de là. Son avenir, c’est la comédie.

Prolifération d’idées artistiques pour Molière

L’Ecole des femmes, le Médecin malgré lui, le Malade imaginaire… L’œuvre de Molière donne beaucoup de matière aux comédiens. Mais c’est également une histoire d’amour qui se joue sur scène. La vie privée du dramaturge est aussi palpitante que sa carrière professionnelle ; d’ailleurs, les deux se mélangent, car quand on s’appelle Molière, comment ambitionner de fractionner son existence ? Ces pauses mélancoliques sont bienvenues dans un espace temps où la prolifération d’idées artistiques, de questions rhétoriques, et autres interrogations autour de la mise en scène donne le vertige. Molière, l’ancien étudiant en droit, apparaît comme un personnage complexe, dur à suivre. La troupe qu’il regroupe autour de lui l’aide à s’y retrouver, tant bien que mal. En deux heures et trente minutes (sans entracte), même le plus fin spécialiste de l’auteur peut se laisser surprendre à découvrir des facettes inconnues de Molière – même s’il ne s’agit que de discrets traits d’une personnalité hors du commun.

Molière
Texte : Michel Béllier
D’après Le Roman de Monsieur de Molière de Mikhaïl Boulgakov
Mise en scène : Frédéric Dussenne
Avec Maxime Anselin, Alexandre Croissiaux, Isabelle De Beir, Dolorès Delahaut, Christophe Destexhe, Bernard Gahide, Stéphane Ledune, Julie Lenain, Juliette Manneback, Sylvie Perederejew, Hélène Theunissen et Laurent Tisseyre
Crédit photo: Kim Leleux

Jusqu’au 28 mai au Théâtre des Martyrs

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