Théâtrorama

Marionèle, une bulle de douceur au cœur

Zoom sur Marionèle et la PacifieMarionèle « La Pacifie » – Ils se sont rencontrés en 1986. Depuis, ils ne se sont plus quittés. Joie, tendresse, bienveillance, rythment ce généreux partage musical. Pour ce voyage en Pacifie, spécial Avignon 2017, Marie Pistono, auteure-compositrice et chanteuse-accordéoniste, et Lionel Blanchard, auteur-compositeur et chanteur-guitariste ont été mis en scène par Camille Feist.

Comment vous êtes-vous rencontré ?

Camille Feist : J’ai rencontré le duo Marionèle au cours d’une scène ouverte mensuelle que j’organise régulièrement à Paris, car je suis également chanteuse et musicienne. Marie et Lionel m’ont fait part de leur désir de structurer davantage leur concert, avec un regard extérieur, rajouter des petites nuances… Je ne voulais absolument pas toucher à la matière de leurs chansons. Mon envie, c’était de pointer du doigt, ou du moins qu’ils se rendent compte par eux-mêmes de ce qu’ils dégageaient de leur duo, de leurs regards, de leurs sourires… J’ai juste eu envie de mettre un peu de « paillettes » sur des choses qui étaient présentes. L’idée, c’était vraiment de mettre en avant ce qui était déjà là, pas de les façonner à une image que je pouvais avoir, moi, de leurs chansons.

Comment avez-vous choisi les chansons de ce spectacle ?

Marie Pistono: Certaines chansons datent d’il y a longtemps, quand on avait un groupe de rock avec Lionel ! D’autres chansons ont été créées plus récemment. Le spectacle de Marionèle, c’est un mélange de tout ça.

Lionel Blanchard: On a fait une synthèse de tout ce qu’on a fait musicalement depuis qu’on joue ensemble, dans la création. Pour moi, l’écriture même de la chanson a un sens. Je trouve que les concerts sont des moments précieux, si on arrive à faire de la bonne musique et que les gens apprécient, c’est ce qu’il y a de plus précieux pour moi. Les chansons, on ne sait jamais trop d’où elles viennent, même s’il y a toujours une raison au départ d’un texte. Ensuite, il faut que ce texte vive, qu’on le confronte à un public, qu’on sente ses réactions… Pour moi, c’est un partage. Ce sont des moments précieux, exceptionnels, où l’on s’écoute, c’est un peu l’inverse de la guerre, la musique. Dans la guerre, il n’y a plus rien qui fonctionne. Là, on essaie de faire fonctionner au mieux l’humanité.

Dans le spectacle de Marionèle, on embarque en Pacifie ?

Marie Pistono: La Pacifie, c’est un pays qui n’existe sur aucune carte, mais nous on y est déjà allés, et on a envie d’en parler. A l’origine, on fait partie du Mouvement de la paix. C’est une association qui date de la Seconde guerre mondiale, qui œuvre pour la paix et le désarmement. C’est le point de départ de cette chanson et de cet album de Marionèle.

Lionel Blanchard: Oui, ça, c’est ce qu’on raconte dans nos chansons, mais la Pacifie, ça pourrait être la France ou tout autre pays, si, utopiquement, la guerre n’existait plus. C’est une utopie, mais on aimerait vraiment que ça existe un jour. S’il n’y a pas d’utopie, il n’y a plus de monde possible.

Vous jouez d’ailleurs dans un lieu qui a un certain ancrage politique…

Marie Pistono: Lionel fait partie de la compagnie de théâtre « Le pas de l’oiseau », qui joue ici même le spectacle « La Coopérative », ils étaient déjà en lien avec la Bourse du travail CGT. Il compose la bande sonore de leur spectacle. Eux, ils font du théâtre engagé, social, c’est une forme de théâtre « poétique d’utilité publique », comme ils disent. La Coopérative, parle du monde du travail, c’est pour ça qu’ils sont dans ces réseaux-là. Les conditions d’accueil des artistes sont très agréables dans ce lieu. La Bourse du Travail CGT soutient vraiment les artistes qu’elle choisit.

Pourra-t-on assister à ce spectacle, après Avignon ?

Marie Pistono : On joue au mois d’août à Retournac, du côté de Clermont Ferrand. On joue chez nous, dans les Hautes Alpes, et ensuite… C’est le but d’Avignon, rencontrer des professionnels qui peuvent être intéressés par ce qu’on fait, pour poursuivre ce voyage.

 

Festival d’Avignon Off
Marionèle « La Pacifie »
Mise en scène : Camille Feist
Ecriture, chant, composition, accordéon : Marie Pistono
Ecriture, chant, composition, guitare : Lionel Blanchard
Création lumières : Olivier Chamoux
Durée : 1h

Tous les jours, sauf le lundi, Théâtre de la Bourse du Travail CGT à 19h

Vous pourriez aimer çà

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Théâtrorama

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir plus d'actualités et profitez de nos invitations

Votre abonnement est enregistré avec succès !

Pin It on Pinterest