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	<title>Théâtrorama, le panorama du spectacle bien vivant &#187; En coulisse</title>
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		<title>Vous reprendrez bien un peu de sexe avec Séverine Robic!</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 11:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[séverine robic]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Séverine Robic est un phénomène à elle toute seule : actrice, réalisatrice, présentatrice et avant tout créatrice ; une incroyable créatrice fourmillant d’idées, un joyeux trublion un peu fou qui aime repousser les limites de la bienséance et du conventionnel dans une société un peu froide et aseptisée… Séverine Robic ne recule devant rien et elle a bien raison car tout ce qu’elle touche se transforme en or artistique ! Après avoir réalisé de nombreuses vidéos toutes aussi décalées les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Séverine Robic est un phénomène à elle toute seule : actrice, réalisatrice, présentatrice et avant tout créatrice ; une incroyable créatrice fourmillant d’idées, un joyeux trublion un peu fou qui aime repousser les limites de la bienséance et du conventionnel dans une société un peu froide et aseptisée…</strong></p>
<p>Séverine Robic ne recule devant rien et elle a bien raison car tout ce qu’elle touche se transforme en or artistique ! Après avoir réalisé de nombreuses vidéos toutes aussi décalées les unes que les autres, après avoir fait exploser la toile avec sa parodie de Michael Jackson, « Complètement scotchée », qui a littéralement «scotché» le monde entier et tout en animant une émission sur le câble, elle s’est lancée un nouveau défi : revenir au théâtre dans un exercice délicat, celui du « seul en scène ». Et c’est une pièce écrite par Dario Fo et sa femme, « Un peu de sexe ? Merci, juste pour vous être agréable ! » que Séverine a voulu défendre corps et âme. Car le propos peut sembler sensible : la femme et le sexe, la découverte du plaisir, l’orgasme, le point G mais aussi l’homme et ses problèmes d’érection et j’en passe ! Pas forcément facile de parler de tout ça au théâtre alors…</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/sevrobic1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-5296];player=img;"><img class="size-medium wp-image-5299 alignright" title="sevrobic" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/sevrobic1-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a>Alors, c’est tout simplement extraordinaire et bluffant ! Séverine Robic, durant près d’une heure, nous hypnotise par un jeu d’actrice exceptionnel et nous embarque dans le monde plus ou moins merveilleux du sexe. S’appuyant sur ce texte fort et sans complexe de Dario Fo, elle traite du sujet avec beaucoup d’humour et de finesse. Du sexe, elle en fait son affaire et s’approprie les difficultés sexuelles et du coup existentielles que les différents personnages doivent braver. Dans un décor épuré et presque psychanalytique, elle nous invite à une thérapie de groupe jouissive pour mieux nous expliquer et nous redire que, malgré tout ce qu’on nous raconte, faire l’amour c’est beau…</p>
<p><strong>Comment vous est venue l&#8217;idée de ce spectacle ? Et pourquoi le désir d&#8217;un &#8220;seule en scène&#8221; ?</strong><br />
« Après des années autour de la vidéo en tant que comédienne et réalisatrice, j’avais envie de revenir sur les planches pour retrouver certaines sensations que l’on n’a pas face caméra ; ces mêmes sensations que j’ai découvertes dès 11 ans et qui m’ont données envie de faire ce métier. C’est vrai que depuis longtemps j’ai envie d’un « one woman show » mais je suis coincée par l ‘écriture et il y en a déjà tellement ! A vrai dire je n’avais pas forcément envie d’être seule car c’est un lourd challenge. Je montais une autre pièce qui pour diverses raisons est tombée à l’eau, j’étais tellement déçue que je me suis décidée à jouer un monologue. »</p>
<p><strong>Le texte de Dario Fo en dit beaucoup sur la femme et sur ce parcours initiatique qui est la découverte de son corps et de sa sexualité : qu&#8217;est que vous avez voulu représenter et défendre sur scène ? </strong><br />
« Je connaissais le travail de Dario Fo et Franca Rame sur « Récits de femme ». A la libraire, il ne restait que le 2ème volet de ces récits et c’est comme ça que j’ai découvert ce texte qui m’a tout de suite plu. J’ai coupé et un peu adapté le texte joué par Franca Rame qui n’est pas de ma génération mais les valeurs qu’elle défend sont toujours d’actualité : l’importance de l’amour et du sexe auxquels on n’est pas toujours préparé. C’est un monologue sans vulgarité, humain, tendre et drôle et surtout il est foncièrement positif et ça, ça me parle ! Ce n’est pas un « one woman show » c’est un monologue juste un peu « « chaud » ! »</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail, vous, qui êtes une créatrice touche-à-tout ? Et quelles seraient vos prochaines envies artistiques ? </strong><br />
« J’ai un parcours artistique un peu atypique, je suis comédienne, animatrice, réalisatrice et un peu chanteuse… Certains diront que c’est de la dispersion mais j’aime tout faire et surtout j’ai vite compris que je devais mettre en place mes propres projets pour ne pas dépendre de l’envie des autres. Et puis, vous ne le répéterez pas, mais je n’avais pas envie de devenir comme beaucoup de comédiens narcissiques, dépressifs et aigris ! Quant à mes prochaines envies artistiques, j’aimerais faire grandir ce spectacle et le jouer en province, j’adore les tournées ! Je prends beaucoup de plaisir à continuer d’être présentatrice, de réaliser des petites vidéos d’«humour débile de fille», de trouver des projets sérieux&#8230; Et finalement, juste continuer sans perdre l’envie et la folie artistique ! »</p>
<div class="note-box">« Un peu de sexe ? Merci, juste pour vous être agréable ! »<br />
Texte de Dario Fo et Franca Rame<br />
Mis en scène par Denis Mariette et Jonathan Hostier<br />
Avec Séverine Robic</div>
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		<title>Théâtre 13 / Seine</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 05:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[Colette Nucci]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre 13]]></category>

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		<description><![CDATA[ça y est, c’est fait, enfin un nouveau théâtre dans le 13ème arrondissement de Paris. Un théâtre très attendu après la fermeture du Théâtre du Lierre et qui s’inscrit dans le cadre d’un plan de réaménagement d’une partie du 13ème, initié par la Mairie de Paris au pied de la Grande Bibliothèque. Un théâtre dessiné par l’architecte Ignacio Prego aux infrastructures ultra modernes et de haute qualité environnementale : une salle de 224 places, une scène de plus de 150m2, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>ça y est, c’est fait, enfin un nouveau théâtre dans le 13ème arrondissement de Paris. Un théâtre très attendu après la fermeture du Théâtre du Lierre et qui s’inscrit dans le cadre d’un plan de réaménagement d’une partie du 13ème, initié par la Mairie de Paris au pied de la Grande Bibliothèque. Un théâtre dessiné par l’architecte Ignacio Prego aux infrastructures ultra modernes et de haute qualité environnementale : une salle de 224 places, une scène de plus de 150m2, une salle de répétition de 100 m2, un grand hall d’accueil et un foyer/bar. Une salle impressionnante qui sera finalement dirigée par l’équipe du Théâtre 13 et par sa directrice Colette Nucci, très confiante sur l’avenir du lieu et qui nous a livré quelques clés pour ouvrir les portes de ce nouveau théâtre. </strong></p>
<p><strong>Comment est née l’idée de ce nouveau théâtre ? </strong><br />
&#8220;Depuis déjà quelques années nous savions qu’il allait y avoir des travaux au Théâtre 13 / Jardin. Tout le bâtiment devait être réhabilité, rénové, mis aux normes ce qui n’était pas un luxe puisqu’il date des années 60. Donc nous savions qu’il fallait trouver un lieu dans le 13e pour nous rapatrier. Les travaux devaient avoir lieu au départ pour 2011. Nous en étions là et, pendant ce temps, un nouveau théâtre se construisait au pied de la grande bibliothèque, théâtre qui avait été prévu pour remplacer le Théâtre du Lierre qui allait être détruit. Ce dernier ayant perdu ses subventions auprès du Ministère de la Culture et auprès de la Mairie de Paris qui le subventionnait au titre de lieu et qui a jugé qu’il n’avait plus les moyens de fonctionner ; on a pensé à nous. On nous a demandé de construire un projet, ce que nous avons fait et que nous avons soumis à la Mairie de Paris. Cela coïncidait parfaitement car nous savions que l’ouverture de ce nouveau théâtre devait se faire en septembre 2011 et que les travaux du Théâtre 13 / Jardin se termineraient à l’été 2011. Or les travaux ont été retardés, ce qui était prévisible mais ce qui va nous permettre, pendant un temps, de fonctionner sur les deux théâtres, Jardin et Seine. Théâtre 13 / Seine est le nom que nous avons avancé à la Mairie car le côté jardin allant être fermé pendant 2 ans, il fallait absolument que cette nouvelle salle porte aussi le nom de Théâtre 13. Par rapport à tout le travail effectué et le chemin parcouru depuis plus de 10 ans, le Théâtre 13 ne pouvait pas disparaitre pendant le temps des travaux. Ça nous semblait logique.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/théâtre-13.jpg" rel="shadowbox[sbpost-5215];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/théâtre-13-300x143.jpg" alt="" title="théâtre 13" width="300" height="143" class="aligncenter size-medium wp-image-5217" /></a></p>
<p><strong>Est-ce qu’il n’y pas une certaine prise de risque à ouvrir un nouveau théâtre dans le contexte actuel où on voit des théâtres comme le Lierre fermer leurs portes ? </strong><br />
&#8220;C’est un défi évidemment mais le fait d’avoir un lieu comme celui-là permettra d’accueillir les compagnies dans les meilleures conditions d’abord parce qu’il y aura un accueil encore plus confortable que celui du Théâtre 13 / Jardin avec une grande salle de répétition, un plateau qui pourra accueillir des troupes avec beaucoup de monde. C’est un lieu très moderne ; un théâtre comme il n’y en a pas encore dans Paris avec une très belle salle d’une hauteur impressionnante, un grill, des passerelles qui permettront de faire des choses magnifiques et donneront à des jeunes metteurs en scène la possibilité d’imaginer des choses formidables, audacieuses et spectaculaires. Et puis, on a un public fidèle depuis de nombreuses années, celui du Théâtre 13 / Jardin et on espère bien qu’il va nous suivre. L’offre est plus grande aussi puisqu’on aura plus de spectacles sur les deux lieux. On compte également sur la ligne 14 qui est une ligne très centrale et très facile avec la station Bibliothèque ; pour beaucoup de gens c’est encore plus pratique que d’aller à Glacière. Au départ, il y avait des gens qui pensaient que le Théâtre 13 / Jardin était en dehors de Paris ! Finalement, ils sont venus et se sont aperçus que ce n’était pas loin. On réussira à faire venir le public, on est très confiants et j’ai une équipe formidable autour de moi. On fera tout pour que ce théâtre vive, qu’il ait un public et que les salles soient pleines, comme on l’a toujours fait.&#8221;</p>
<p><strong>Parlez-nous de cette saison qui commence&#8230; Quelle sera la politique culturelle envisagée ?</strong><br />
&#8220;Le projet que nous avons présenté à la Mairie de Paris va dans le même sens que les projets que nous avions déjà pour le Théâtre 13 / Jardin, c’est-à-dire tourné vers les jeunes compagnies émergentes et les jeunes metteurs en scène. Il y aura un équilibre très subtil entre des classiques qui ne sont pas souvent joués et des créations. Nous allons commencer l’exploitation de cette salle le 25 novembre avec le prix &#8220;Jeune metteur en scène&#8221; parce que c’est symbolique pour nous. Grâce à ce concours, instauré il y a 6 ans, celui qui a gagné cette année va avoir l’honneur de fouler pour la première fois cette nouvelle scène avec le spectacle primé. Ensuite nous allons accueillir une semaine de contes. Parallèlement, il y aura toujours des troupes en résidence, bien sûr, et des compagnies qui pourront répéter ici gratuitement ; cela s’inscrit dans notre politique de soutien à la jeune création. En janvier, nous accueillerons « A mon âge, je me cache encore pour fumer », un spectacle engagé qui a fait les belles heures de la Maison des Métallos et que je revendique dans la mesure où l’histoire de ce spectacle est né au théâtre 13. C’est un juste retour des choses. Comme ce théâtre aura besoin d’un peu de curiosité et que ce spectacle a eu un très grand succès, il peut créer une sorte de buzz et être un excellent moyen de faire découvrir cette salle au public.&#8221;</p>
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		<title>Si ce n’est toi</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 05:32:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[edwar bond]]></category>
		<category><![CDATA[opprimé]]></category>

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		<description><![CDATA[2 chaises, une table, 3 acteurs et un talent fou ! Voilà presque ce qui pourrait résumer en quelques mots la création au Théâtre de l’Opprimé de la jeune compagnie Sylphide, « Si ce n’est toi ». S’emparant de cette tragédie futuriste d’Edward Bond, située en 2077, dans un monde aseptisé et cruel où le chacun pour soi prédomine, où on se surveille mutuellement, où chaque acte a sa signification et sa conséquence et où se souvenir du passé est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2 chaises, une table, 3 acteurs et un talent fou ! Voilà presque ce qui pourrait résumer en quelques mots la création au Théâtre de l’Opprimé de la jeune compagnie Sylphide, « Si ce n’est toi ». </strong></p>
<p>S’emparant de cette tragédie futuriste d’Edward Bond, située en 2077, dans un monde aseptisé et cruel où le chacun pour soi prédomine, où on se surveille mutuellement, où chaque acte a sa signification et sa conséquence et où se souvenir du passé est proscrit, le metteur en  scène Simon-Pierre Ramon traite du thème de la construction et de la déconstruction de tout ce qui nous constitue et de tout ce qui nous entoure. En s’appuyant sur trois acteurs talentueux qui réussissent à porter le texte difficile de Bond, il parvient à créer brillamment et subtilement un univers abstrait et épuré où tout doit nécessairement trouver sa place. Un carré dans un carré, une omniprésence d’un blanc immaculé, un jeu d’ombres et lumières et un plateau éclaté pour briser les frontières convenues du théâtre emprisonnent des personnages condamnés à se chercher, à se tourner autour, à protéger farouchement leur territoire (et leur fameuse chaise) et qui finissent par se déconstruire. « Si ce n’est toi » par la compagnie Sylphide est un véritable petit bijou qui nous angoisse, nous questionne, nous fait rire, rire jaune souvent et nous tient en haleine d’un bout à l’autre de la représentation. Et c’est aussi un véritable coup de maître lorsqu’on sait que c’est la première mise en scène de Simon-Pierre Ramon, acteur de formation, à qui nous avons posé quelques questions pour démêler davantage les fils de cette aventure…</p>
<p><strong>Comment vous est venue l’idée de monter « Si ce n’est toi » ? Qu’est-ce qui vous a particulièrement attiré dans cette pièce futuriste de Bond ?</strong><br />
&#8220;Elle parle du futur d&#8217;une façon juste et extrêmement crédible. L&#8217;évolution de notre société et des rapports humains y sont dévoilés dans tout ce que l&#8217;Homme a de plus cruel et de plus clownesque. Rabaisser son conjoint pour une chaise parce que c&#8217;est notre seul objet personnel, parce que le gouvernement a décrété que nous n&#8217;avions besoin que de cela. &#8220;Réaménager des zones&#8221;, qu&#8217;est-ce que ça veut dire ? Sur quels critères peut-on priver une population de son intimité et l&#8217;éduquer dans le refus de son passé ? Un souvenir, ce qui nous définit en somme, serait illégal ? Bond peint un tableau d&#8217;humains violemment touchant, qui écoutent plus leurs peurs que ce qui les animent. L&#8217;essentiel problème de notre manque de communication.&#8221;</p>
<p><strong>Sur scène, on bascule continuellement entre un éclatement des frontières conventionnelles du théâtre et une concentration intense sur les trois protagonistes au centre du plateau, expliquez-nous cette démarche et comment ce travail a évolué avec les acteurs ?</strong><br />
&#8220;J&#8217;adore les ruptures de codes, de jeu ou spatiaux. Au lieu d’abasourdir un spectateur de techniques, je pense qu&#8217;il faut donner un relief de rythme, d&#8217;énergie et d&#8217;écoute à une œuvre. C&#8217;est là qu&#8217;on la sert et qu&#8217;elle prend sa saveur. Ce ne doit pas être systématique mais cette pièce parle de codes qui s&#8217;ébranlent pour que l&#8217;humain rejaillisse. La structure de la mise en scène ne pouvait en être autrement si je voulais rester fidèle à l&#8217;auteur et son œuvre. Les comédiens se sont plongés dans ces univers et en explorent encore les limites, elles sont un vrai appui de jeu, de sens aussi, et presque un autre partenaire. Nous avons travaillé avec différentes méthodes, toujours proches pour être au plus près des comédiens mais dans un cadre très restreint, car la contrainte est la première source de jeu.&#8221;</p>
<p><strong>C’est votre première mise en scène : quelles ont été vos appréhensions, vos angoisses et sur quoi avez-vous pu vous reposer pour effectuer le grand saut ?  </strong><br />
&#8220;Sur mes convictions! Croire en l&#8217;autre, je pense. Voir la rose et non pas les épines. Je vois trop de spectacle qui parle de &#8220;l&#8217;humain&#8221; et qui n&#8217;en est qu&#8217;un prétexte à création. J&#8217;avais envie de parler d&#8217;amour pour l&#8217;autre, sans que ça devienne un &#8220;concept hippie&#8221; ni une imposture. J&#8217;ai rencontré cette œuvre grâce à un ami et je me suis &#8220;fidéliser&#8221; à celle-ci, je veux dire que j&#8217;ai trouvé l&#8217;énergie de la mettre en scène parce qu&#8217;elle m&#8217;animait, je la trouve généreuse et intelligente. Un texte qui serait moins proche de ces thématiques m&#8217;aurait plus angoissé et je n&#8217;aurais peut-être pas pu être à la hauteur. Trouver l&#8217;essentiel et le partager. Et écouter avant d&#8217;agir.&#8221;</p>
<div class="note-box">Si ce n’est toi<br />
d’Edward Bond<br />
Mise en scène : Simon-Pierre Ramon<br />
Avec : Xavier Besson (Grit), Jean-Aloïs Belbachir (Jams), Marik Renner (Sara)<br />
Scénographie/Costumes : Benoit Grégoire<br />
Lumières : Tanguy Gauchet</div>
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		<title>Cri sur le gril</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 10:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline de Suresnes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[cri]]></category>
		<category><![CDATA[la loge]]></category>
		<category><![CDATA[suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Artiste étonnante, Christelle Meyer, alias Cri, a refusé de troquer sa chemise noire contre une veste à paillettes qui lui aurait amené une gloire trop facile. Une jeune Suisse qui refuse les concessions et s&#8217;affirme avec une grande sincérité. Son spectacle &#8221; L&#8217;Ecrit de Cri, intimes confessions publiques&#8221; s&#8217;achève tranquillement et déjà le suivant est sur le feu. Commencer par une date en Suisse est important pour vous? « Ce qui est important à mes yeux c&#8217;est de ne pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Artiste étonnante, Christelle Meyer, alias Cri, a refusé de troquer sa chemise noire contre une veste à paillettes qui lui aurait amené une gloire trop facile. Une jeune Suisse qui refuse les concessions et s&#8217;affirme avec une grande sincérité. Son spectacle &#8221; L&#8217;Ecrit de Cri, intimes confessions publiques&#8221; s&#8217;achève tranquillement et déjà le suivant est sur le feu.<br />
</strong></p>
<p><strong>Commencer par une date en Suisse est important pour vous?</strong><br />
« Ce qui est important à mes yeux c&#8217;est de ne pas oublier que c&#8217;est grâce à la Suisse que j&#8217;ai pu mettre sur pied mon premier spectacle, &#8221; L Ecrit de Cri, intimes confessions publiques&#8221; et ce grâce à mes divers comptes en banque, à mes amis bien placés, à ma lignée généalogique drôlement reconnue dans le monde de la chocolaterie ainsi qu&#8217;à mes racines en pays horloger ».</p>
<p><strong>Votre prochain spectacle est-il autant porté sur la &#8220;Cri-Tic&#8221; (ndlr c&#8217;est le titre de la pièce) de notre société de consommation?</strong><br />
« C&#8217;est mon fil rouge oui. La scène est un art. Si je savais peindre, j&#8217;exposerais mes tableaux décrivant mes états d&#8217;âmes, mes doutes, mes questionnements, mes colères, mes rages, mes amours, mes coups de cœur. Donc oui, je profite d&#8217;avoir une heure devant moi chaque mardi pour partager, à un public consentant, mon humble vision de cette vie-ci. »</p>
<p><strong>Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce nouveau spectacle?</strong><br />
« Nouveau visuel, nouvelle vie scénique pour le personnage de Cri. Les textes s&#8217;adaptent à son présent. Ca sera, dans un premier temps, l&#8217;intention qui sera différente dans &#8220;Cri-Tic&#8221; par rapport à &#8220;L&#8217;Ecrit de Cri&#8221;. Mais évidemment, Cri reste le personnage central, il va sans dire. »</p>
<p><strong>Vous emportez toujours le spectateur dans votre univers poécritique. Est-ce une envie de le faire rêver?</strong><br />
« Poécritic, c&#8217;est joli! Oui, je suis assez convaincue de la nécessité de réaliser ses rêves ou du moins de s&#8217;en donner les moyens. Après bien sûr, on ne maîtrise pas tout, mais au moins, se lever heureux presque chaque matin me paraît juste essentiel.  Comme disait Oscar Wilde : &#8220;La sagesse, c&#8217;est d&#8217;avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu&#8217;on les poursuit.&#8221; Et je me demande parfois si notre vie ne serait pas le rêve et le rêve notre vie. »</p>
<p><strong>En tant qu&#8217;artiste suisse en France comment vivez-vous l&#8217;élection qui approche?</strong><br />
« Pour moi, &#8220;voter&#8221; était dans mes gênes ; en Suisse on peut voter jusqu&#8217;à trois, quatre fois par an: Seulement depuis maintenant quelques années, je réalise que je ne suis pas forcément en accord avec ce que l&#8217;on nous propose. En Suisse, on peut voter oui ou non. Moi je veux du bof, je veux que le vote blanc soit pris en considération. Je ne parle pas d&#8217;abstentionnisme, mais de bulletin qui dit: &#8221; Et bien non, je ne veux ni Paul, ni Robert, j&#8217;en veux un, une autre. Donc pour ce qui est des élections en France: eh bien je voterai Noir! Mais comme pour l&#8217;instant je n&#8217;ai que ma carte Navigo,  je serai … abstinente. »</p>
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		<title>Le gai savoir du clown</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 13:20:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédérique Marchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[clown]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’humanité du clown va peut-être ne plus suffire à amortir la tragédie humaine » Le clown a changé. Jadis, il nous faisait rire à chaudes larmes. Il était un accessoire du spectacle de cirque. Dorénavant, il investit seul la scène (d’un théâtre, le plus souvent) et devient le centre du spectacle. Alain Gautré, acteur, auteur et pédagogue, revient sur l’histoire du clown dans son spectacle « Le gai savoir du clown, Conférence drôlatique » programmé dans le cadre du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« L’humanité du clown va peut-être ne plus suffire à amortir la tragédie humaine »</strong></p>
<p>Le clown a changé. Jadis, il nous faisait rire à chaudes larmes. Il était un accessoire du spectacle de cirque. Dorénavant, il investit seul la scène (d’un théâtre, le plus souvent) et devient le centre du spectacle. Alain Gautré, acteur, auteur et pédagogue, revient sur l’histoire du clown dans son spectacle « Le gai savoir du clown, Conférence drôlatique » programmé dans le cadre du festival « Le clown fait le Byland », au théâtre de l’Epée de Bois. Rencontre. </p>
<p><strong>Pourquoi avoir écrit un spectacle autour de l’histoire du clown ? </strong><br />
&#8220;Peu de gens connaissent l’évolution historique du clown, depuis sa naissance jusqu’à ses développements les plus contemporains. Il existe notamment une grande confusion entre les figures du clown blanc et de l’auguste. Jacques Lecocq a aussi contribué à brouiller les cartes. A partir de 1962, il invente une pédagogie du clown, qui repose en réalité sur un travail autour de l’auguste.&#8221; </p>
<p><strong>Un projet ambitieux, non ? </strong><br />
&#8220;Le spectacle offre quelques repères historiques, mais j’ai tenu aussi à monter une pièce qui repose sur une histoire, des personnages, des rebondissements…ça reste un spectacle ! Mon personnage (Alain Gautré) revêt certains de mes traits de caractère, mais en pire. Il est plus obsédé par la figure du clown. Il déteste l’auguste et a un ennemi fondamental, c’est Grock. Car c’est lui le premier qui s’est séparé du clown blanc. Depuis plusieurs années, le clown a quitté la piste pour construire son propre spectacle. C’est une (r)évolution de taille&#8230; Au cirque, le clown existe pour soulager la tension que les spectateurs éprouvent au moment des numéros. Dès qu’il s’échappe du cirque, il devient un personnage à part entière, le centre du spectacle. Il ne s’agit plus alors d’imaginer des entrées clownesques qui durent entre 7 et 13 mn environ, mais d’écrire un spectacle d’au moins une heure. Et, ça change tout ! Il a fallu inventer une nouvelle écriture.&#8221; </p>
<p><strong>Autre nouveauté : l’arrivée des femmes clowns. Qu’en pensez-vous ? </strong><br />
&#8220;C’est une bonne chose, bien sûr. Il y a eu dans l’histoire du cirque, semble-t-il, de rares clowns féminins, mais elles étaient déguisées… en hommes. L’évolution artistique accompagne l’évolution de la société actuelle. Tout logiquement, on a vu arriver des générations de femmes clowns, comme Laura Herts, Colette Gomette, Rosie Volt, Emma la Clown, Jackie Star… Elles apportent un éclairage nouveau, étoffe l’univers du clown et ouvre le champ des directions…&#8221; </p>
<p><strong>Des clowns rustres, méchants voire « trash » voient aussi le jour. Qu’est-ce que cela vous inspire ? </strong><br />
&#8220;Chaque grand clown repose sur un fond tragique. Mais, c’est aussi une question d’époque, selon moi. La société devient si violente, c’est normal que des jeunes clowns travaillent sur l’acidité. Lecoq a réinventé le clown en 62, mais aussi le bouffon en 76. Selon lui, la différence, c’est qu’on rit du clown et le bouffon rit de nous. Je pense que certains artistes (Proserpine, Damien Bouvet, Ludor Citrik, Bonaventure Gacon (Boudu)…) mettent de l’acidité bouffonne dans leur clown. Parce que l’humanité du clown va peut-être bientôt ne plus suffire à amortir la tragédie humaine.&#8221; </p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur le clown traditionnel ?</strong><br />
&#8220;Un regard bienveillant. Dans mon spectacle, je montre ce type, Alain Gautré, qui se fige sur l’image du clown blanc et qui refuse que cela change. En réalité, la fable du « gai savoir du Clown », c’est que tout bouge. Il s’agit d’une évolution du métier de clown, pas d’une rupture. C’est cela qui est important de comprendre, on doit beaucoup à tout le monde.&#8221;</p>
<div class="note-box">Le gai savoir du clown, Conférence drôlatique<br />
d&#8217;Alain Gautré, Pierre-Yves Massip et Éléonore Baron<br />
Avec Alain Gautré<br />
Crédit photo: Catherine Oliveira</div>
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		<title>Micaëla Etcheverry au Lavoir</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/09/micaela-etcheverry-au-lavoir/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 05:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[épée de bois]]></category>
		<category><![CDATA[lavoir]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Le Lavoir, Micaëla Etcheverry joue avec force et justesse la Mère, gardienne du lavoir, qui dressée de sa longue robe noire, surveille d’un œil bienveillant une dizaine de lavandières. Après avoir obtenu les 1ers prix de Chant et d’Art Lyrique, Micaëla s’engage dans une carrière lyrique et de théâtre. Elle tient des rôles de premier plan dans des créations de théâtre musical au festival d’Avignon ou d’Aix en Provence. Depuis une quinzaine d&#8217;années, elle se consacre exclusivement au théâtre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans Le Lavoir, Micaëla Etcheverry joue avec force et justesse la Mère, gardienne du lavoir, qui dressée de sa longue robe noire, surveille d’un œil bienveillant une dizaine de lavandières. Après avoir obtenu les 1ers prix de Chant et d’Art Lyrique, Micaëla s’engage dans une carrière lyrique et de théâtre. Elle tient des rôles de premier plan dans des créations de théâtre musical au festival d’Avignon ou d’Aix en Provence. Depuis une quinzaine d&#8217;années, elle se consacre exclusivement au théâtre parlé et a joué entre autres Shakespeare, Brecht,  Lagarce, Tchekhov, Tennessee Williams… Mais Micaëla Etcheverry est bien plus qu’une comédienne, c’est une artiste militante, qui n’hésite pas à descendre dans la rue chaque fois qu’il est nécessaire pour défendre le statut des plus faibles. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est tournée vers l’histoire du Lavoir, celle de lavandières, qui, à l’aube de la première guerre mondiale, n’ont toujours pas le droit à la parole en tant que femmes et en tant qu’ouvrières mais qui, dans le lavoir, peuvent délier leurs langues, dire leurs angoisses et leurs doutes, se battre et se réconcilier, rire et danser, pleurer et sourire bien loin du regard inquisiteur des hommes. La scénographie du spectacle est époustouflante : un véritable lavoir est reconstitué sous nos yeux avec un magnifique bassin dans lequel nous plongeons sans hésitation. Il ne nous reste plus qu’à nous promener entre les draps étendus et les bassines de linges et nous laisser émouvoir par toutes ces femmes si poignantes…</em></p>
<p><strong> Qu&#8217;est ce qui vous a qui vous a donné envie de faire partie de l&#8217;aventure du &#8220;Lavoir&#8221; ?</strong><br />
« Un des premiers éléments a certainement été la conviction et le désir de Brigitte Damiens. Elle a vu dans ce texte, dans cette parole de femmes une charge d&#8217;humanité qu&#8217;elle a su nous faire partager. Elle a réuni sa distribution pour une série de trois lectures que nous avons faites à Antony en Avril 2009. Dès le début une sorte de magie a pris entre l&#8217;équipe d&#8217;actrices qui participaient à ces lectures, Brigitte notre metteuse en scène, et le public. L&#8217;accueil a été enthousiaste ! Ce projet a tout de suite revêtu un caractère d&#8217;évidence pour toutes celles qui y ont participé. Il y avait dès le départ le sentiment que nous entamions une véritable et belle aventure, théâtrale et humaine, un sentiment de fraternité entre nous, et aussi avec ces femmes incarnées dans la pièce. Nous avons très vite senti que ce texte avait des échos très actuels et nous avions envie de le défendre, de le porter ensemble. Par la suite chaque étape de la réalisation du projet a été harmonieuse. Nous avons commencé par le festival des Nuits de la Mayenne, puis nous avons joué à Antony, à Champigny, à Herblay toujours devant un public chaleureux et encourageant. Les retours des spectateurs nous ont confirmé qu&#8217;il se disait là quelque chose de notre mémoire et de notre présent qui touche profondément. »</p>
<div  id="attachment_4159" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Le-lavoir.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4157];player=img;"><img class="size-medium wp-image-4159" title="Le lavoir" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Le-lavoir-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Françoise Cahuet</p></div>
<p><strong>Comment s&#8217;est déroulé le travail sur le plateau avec autant d&#8217;actrices ? Et avec cette scénographie incroyable ? </strong><br />
« Nous avons commencé par une semaine d&#8217;improvisations et de travail corporel dirigé par Julie B. Bousquet qui joue Henriette. Il s&#8217;agissait de travailler sur l&#8217;écoute commune, de forger l&#8217;équipe, de se créer un vocabulaire gestuel. Nous sommes passées par plusieurs phases, formelles ou émotionnelles mettant en jeu des affrontements, des rencontres, toute une gamme d&#8217;émotions du rire à la colère ou aux larmes. Ce travail très choral a continué tout au long des répétitions même quand chacune a cherché à incarner spécifiquement son personnage. Toutes ces figures, de femmes, presque des stéréotypes de la condition féminine, de la syndicaliste à l&#8217;émigrée, en passant par la fille légère, la vieille paysanne, la domestique de grande maison, ma mère de famille, la nourrice un peu réactionnaire mais au grand cœur, forment avant tout une communauté de misère et de joies.<br />
Une étape essentielle a été la découverte de notre lavoir, conçu par Laurence Bruley, ce beau bassin de bois aux lignes épurées qui nous sépare dans l&#8217;espace et nous réunit à la fois. Il a fallu beaucoup de précision dans la gestion du linge, des objets, battoirs, brosses, planches etc&#8230; Nous avons aussi travaillé avec Alexandre Jean, le musicien du spectacle, un univers sonore et rythmé, bruits d&#8217;eau, de linge, d&#8217;objets. Au cours de ces recherches, nous avons découvert des documents magnifiques sur les fêtes de l&#8217;eau en Afrique par exemple, sur les rituels de lavage, les traditions des lavandières qui se rejoignent dans tous les pays. Tout cela a nourri notre imaginaire.<br />
Je crois que chacune éprouve le même plaisir et la même émotion chaque soir à revivre les récits des unes et des autres, à être ensemble pour raconter les joies les misères et les enchantements de ces femmes, comme pour dénoncer la violence et la guerre. »</p>
<p><strong>Les représentations du &#8220;Lavoir&#8221; au Théâtre de l &#8216;Epée de Bois ont débuté le jour de la journée de la femme. Quelle signification cette journée a pour vous et que reste-t-il encore à accomplir pour que le statut de la femme s&#8217;améliore dans notre pays ? </strong><br />
« Nous étions heureuses de cette coïncidence ! Mais le fait même que cette journée existe prouve bien qu&#8217;il reste beaucoup à faire pour l&#8217;égalité des droits entre les sexes. L&#8217;égalité des salaires n&#8217;existe pas encore, même dans nos sociétés dites modernes. Les violences faites aux femmes n&#8217;ont pas disparu. Et la lutte des femmes dans le monde est loin d&#8217;être terminée. Il me semble même que si l&#8217;on a avancé sur le plan des droits, les charges qui pèsent sur les femmes ne se sont pas tellement allégées. L&#8217;obligation d&#8217;être à la fois une femme qui réussit socialement et une mère parfaite est de plus en plus contraignante. Il y a quarante ans, on se réjouissait des progrès techniques qui libéraient la ménagère des lourds travaux comme justement la lessive au lavoir. Mais d&#8217;autres formes de soumission et de stress sont apparues et il me semble que le sentiment de dignité était plus affirmé dans la génération de ma mère qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Le monde que nous fabriquons, l&#8217;avenir de la planète ne sont pas bien réjouissants ! Et pour moi qui suis une ancienne soixante-huitarde, les régressions sociales actuelles qui touchent les hommes comme les femmes nous montrent bien que la lutte de l&#8217;humanité pour une vie meilleure est toujours à recommencer.<br />
En exergue des notes d&#8217;intention sur le spectacle, nous avons inscrit : &#8220;Nous dédions ce texte à tous ceux, parmi les hommes et les femmes de la terre, qui n&#8217;ont plus que le droit de se taire&#8221;. »</p>
<p><em>Le Lavoir<br />
de Dominique Durvin et Hélène Prévost<br />
Par la Compagnie Théâtres et Toiles<br />
Mise en scène : Brigitte Damiens<br />
Avec : Micaëla Etcheverry, Bénédicte Jacquard,  Marie Grach, Charlotte Buosi, Valérie Haltebourg, Stéphanie Labbé, France Ducateau, Julie B.Bousquet, Valérie Moinet, Fanny Sintès, Hélène Milano, Alexandre Jean et en alternance, Charles Barbazin , Benjamin Flicoteaux et Keyvan Ghorbanzadeh<br />
Scénographie et costumes : Laurence Bruley  / Création musicale : Alexandre Jean<br />
du 20 septembre au 2 octobre<br />
Du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 18h et le samedi 1er octobre à 19h<br />
www.theatre-et-toiles.fr</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre de l’Epée de Bois<br />
Cartoucherie de Vincennes<br />
Route du champ de manœuvre 75012<br />
Réservations : 01 48 08 39 74<br />
<a href="http://www.epeedebois.com" target="_blank"> site web</a></em></p>
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		<title>Muriel Dory, ambassadrice du Service Culturel du CROUS</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/06/muriel-dory-ambassadrice-du-service-culturel-du-crous/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 16:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[En coulisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est des personnes qui consacrent leur vie à défendre la culture et le spectacle vivant. Et Muriel Dory en fait partie. Depuis plus de 20 ans, elle s’est occupée avec passion de la plus fameuse et de la plus grande billetterie étudiante de France, celle du service culturel du CROUS de Paris. La billetterie, c’est des milliers de billets vendus chaque année, des prix très attractifs pour tous les étudiants, un choix incroyable de spectacles de théâtre, de danse, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des personnes qui consacrent leur vie à défendre la culture et le spectacle vivant. Et Muriel Dory en fait partie. Depuis plus de 20 ans, elle s’est occupée avec passion de la plus fameuse et de la plus grande billetterie étudiante de France, celle du service culturel du CROUS de Paris. La billetterie, c’est des milliers de billets vendus chaque année, des prix très attractifs pour tous les étudiants, un choix incroyable de spectacles de théâtre, de danse, de musiques classiques et actuelles ; c’est aussi un partenariat avec de nombreuses salles comme les Théâtres Nationaux, les Centres Dramatiques, les salles de concert, les festivals… C’est donc une mission importante qui a été confiée à Muriel Dory : donner le goût du spectacle aux étudiants, leur permettre d’accéder à la culture facilement et contribuer ainsi à la survie des lieux de culture. Cette mission, Muriel Dory l’a accomplie haut la main en créant une relation unique et privilégiée entre le service culturel et l’étudiant mais aussi entre le service culturel et les théâtres ; n’hésitant pas à défendre vivement la billetterie lorsque celle-ci est menacée de fermeture. Tous ceux qui ont franchi la porte de son service témoignent de son accueil très chaleureux et de son indéniable compétence. A la veille de son départ à la retraite, Theatrorama a voulu tirer son chapeau à cette grande dame et en savoir un peu plus sur ses années passées au service de la culture et des étudiants.</p>
<p><strong>En vingt ans de bons et loyaux services à la billetterie, comment avez-vous vu évoluer les choses ? Et quelle a été votre politique culturelle ?</strong><br />
« Et bien quand je suis arrivée au service, il y avait déjà pas mal d’offres mais face à la demandé croissante des étudiants et à la multiplication des lieux culturels à l’époque, j’ai augmenté de manière significative l’offre des spectacles. Il y avait aussi le système d’abonnement que j’ai développé durant dix ans avant qu’il ne laisse place à une carte de fidélité plus adaptée aux tarifs pratiqués dans les théâtres. J’ai vu aussi augmenter la fréquentation de l’IRCAM et des « Instants chavirés » de Montreuil auxquels de plus en plus d’étudiants s’intéressent. Il y a eu également la création des «coups de cœur» qui, pour la moitié du prix d’un billet étudiant, permettent de faire découvrir un travail, un spectacle, une compagnie que nous apprécions particulièrement. Notre politique était de rendre vivant et attractif le service avec ,en début d’année, le forum théâtre par exemple ; on a fait venir aussi des artistes pendant un moment en les soutenant financièrement pour qu’ils présentent leurs spectacles dans le grand amphi de la Sorbonne comme Raghunath Manet ou Jean-Marc Padovani. A chaque fois, des étudiants revenaient nous voir pour être mis en relation avec ces artistes et ont même participé à des ateliers comme un atelier jazz avec Jean-Marc. Nous éditons notre propre « Info-spectacles » tous les deux mois qui permet de se repérer clairement par catégorie de spectacle. Mais surtout, il faut parler avec les étudiants… »</p>
<p><strong>Justement, parlez-nous de cette relation que vous avez développée avec les étudiants ? Et aussi, en parallèle, de la relation avec les lieux culturels à l’autre bout de la chaîne ? </strong><br />
« Concernant le rapport avec nos étudiants, il est basé essentiellement sur une confiance qui s’instaure au fil du temps. Certains étudiants ne choisissent que nos « coups de cœur » par confiance simplement. Chaque fois que j’ai pu le faire, j’ai mis en relation des étudiants avec des compagnies, des techniciens du spectacle, des metteurs en scène et des directeurs de théâtre. On leur a même permis parfois de faire du théâtre comme une étudiante qui a passé 6 mois dans une compagnie ! Certains fréquentent la billetterie pendant 6 ans et on finit par bien les connaitre ! La récompense de cette relation est qu’on a reçu beaucoup de retours positifs : on nous dit des choses comme «Ici c’est un vrai lieu », « Je suis comme chez moi » ou on nous remercie pour notre bonne sélection de spectacle. Ça nous a bien encouragés ! Par rapport aux salles de spectacles et aux théâtres, c’est pareil, c’est une confiance partagée qui nait progressivement. Je me suis intéressée aux lieux nouveaux, découvert de nouvelles compagnies et j’ai essayé de répondre à la demande des jeunes troupes qui, par le biais de notre site internet, nous sollicitent de plus en plus. Avec la plupart des théâtres, tout est fixé à l’avance en début d’année pour le programme, il n’y a pas de convention à proprement parler et tout se passe dans une confiance mutuelle. »</p>
<p><strong>Quel bilan tirez-vous de votre passage et quel message auriez-vous pour votre successeur ? </strong><br />
« Ce travail m’a nourri énormément, j’ai découvert des auteurs que je n’aurais jamais lu, vu des spectacles que je ne serais jamais allée voir, découvert par exemple le théâtre de marionnettes et d’objet. En vingt ans, je me suis sentie de mieux en mieux dans ma relation aux étudiants. Ils m’ont manifesté leur enthousiasme par des retours positifs sur l’accueil à la billetterie, en particulier les étudiants étrangers. Certes, le rapport est moins compliqué qu’avec un service devant attribuer une chambre ou une bourse, ils viennent ici pour se cultiver. Je pars donc satisfaite du travail accompli. Heureuse aussi de l’attitude des étudiants par rapport à la fermeture de la billetterie qu’on a frôlé l’an passé : « C’est dommage ! », « On ne pourra plus aller au théâtre », voilà ce qu’ils m’ont dit. La billetterie était en danger et j’ose espérer que les témoignages sur notre livre d’or et la pression des théâtres ont permis de maintenir la billetterie une année supplémentaire. Mon petit regret : j’aurais voulu continuer à acheter des spectacles et les présenter aux étudiants mais les moyens n’étaient pas toujours suffisants. Pour mon remplaçant, il faut qu’il sache que c’est très important d’aller à la rencontre des théâtres, de respecter les étudiants et j’espère qu’il aura la chance de partager ce travail avec des collègues comme les miens avec lesquels j’étais sur la même longueur d’ondes. Encore une fois, grâce à une relation basée sur la confiance, chose que ressentaient beaucoup les théâtres. D’ailleurs, voilà ce que je dirais pour mon pot de départ : « Merci pour cette confiance partagée des deux côtés ». »</p>
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		<title>Josiane Pinson sur le divan</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 04:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moussa Kobzili</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[Josiane Pinson]]></category>

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		<description><![CDATA[Josiane Pinson est une humoriste à part dans l’univers des one woman show. D’abord parce que l’humour qu’elle manie est à double tranchant, il nous fait osciller constamment entre l’éclat de rire franc et le rire jaune ; un humour fin et subtil, jamais racoleur. Et ce qui fait la force aussi de cette comédienne c’est les sujets de ses spectacles, en l’occurrence ici, la psychanalyse, thème relativement nouveau et totalement osé ! Il faut dire que dans Psycause(s), Josiane y va [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Josiane Pinson est une humoriste à part dans l’univers des one woman show. D’abord parce que l’humour qu’elle manie est à double tranchant, il nous fait osciller constamment entre l’éclat de rire franc et le rire jaune ; un humour fin et subtil, jamais racoleur. Et ce qui fait la force aussi de cette comédienne c’est les sujets de ses spectacles, en l’occurrence ici, la psychanalyse, thème relativement nouveau et totalement osé ! Il faut dire que dans Psycause(s), Josiane y va fort ! Seule sur scène, enfin pas vraiment, plutôt accompagnée de son fauteuil de cuir rouge, elle plante le décor de manière claire : la voilà psy et nous voilà ses patients. N’ayez crainte, elle ne viendra pas vous chercher dans la salle, non, mais vous aurez réellement l’impression d’être dans son cabinet. Les personnages qu’elles incarnent sont incroyables, chacun nourri de ses psychoses et de ses angoisses les plus noires parfois…  Josiane Pinson est  fabuleuse, d’une justesse et d’un réalisme à vous donner des frissons dans le dos ! Le texte est admirablement bien écrit, percutant  et d’une exquise drôlerie. Dans une mise en scène sobre et efficace, Psycause(s) amène délicatement  le spectateur  à s’interroger sur ses propres démons. Mais ce qui est touchant aussi, c’est que la psy elle-même doute et se remet en question. Car comme elle le dit si bien : « Pour être psy, je n’en suis pas moins femme » ! </em></p>
<p><strong>Comment vous est venue l&#8217;idée de ce thème incroyable de la psychanalyse ? Et comment vous a t-il inspiré pour créer vos personnages ? </strong><br />
<a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Photo-Josiane-Pinson.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4297];player=img;"><img class="alignright size-medium wp-image-4298" title="Photo Josiane Pinson" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Photo-Josiane-Pinson-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>« Je suis une férue de psychanalyse depuis de longues années ! J&#8217;ai une bibliothèque quasi aussi riche que les professionnels ! Et je suis aussi une patiente qui connaît le divan : il était donc assez amusant pour moi de passer de l&#8217;autre côté et d&#8217;incarner la psy&#8230; Mes personnages sont donc un mélange que j’ai voulu harmonieux de mes propres névroses et de cas pêchés deci-delà dans des bouquins. J&#8217;ai bien sûr un peu forcé le trait chez les patientes pour rendre crédible le dérapage de ma psy&#8230; Quoique : les psys (qui composent une bonne partie de mon public) me disent tous que les VRAIS patients sont au moins aussi chargés ! »</p>
<p><strong>Il y a des névroses très profondes et très justement dépeintes chez les patients que vous incarnez, est-ce que l&#8217;humour voire l&#8217;humour noir est une manière d&#8217;en parler plus aisément ?</strong><br />
« L&#8217;humour est le seul véhicule d&#8217;écriture que je sache manier. De plus, c&#8217;est cette forme qui m&#8217;intéresse au théâtre : un humour tellement noir que le rire devient un exutoire sans lequel le côté &#8220;trash&#8221; des personnages serait insupportable&#8230; Ensuite, c’est  à chacun d&#8217;y puiser ce qu&#8217;il peut ou ce qu&#8217;il veut en fonction de son vécu, des émotions qui font mouche et de &#8220;l&#8217;effet-miroir&#8221; qui est différent pour chacun. Cela rend l&#8217;aventure très enrichissante pour moi car aucune représentation ne ressemble à une autre  et aucun rire ne se situe au même endroit chaque jour : c&#8217;est une étude de mœurs en quelque sorte ! »</p>
<p><strong>Tous vos personnages ou presque sont des femmes, est-ce un choix délibéré ? Sont-elles plus enclines à la psychanalyse ? </strong><br />
« Ce sont mes sœurs&#8230; Et leurs angoisses ou leurs phobies me sont bien sûr plus familières que celles des hommes ! Cette envie de dépeindre les femmes dans leur(s) vérité(s) et leur(s) contradiction(s) sans caricature me poursuit depuis &#8220;La Quarantaine Rugissante&#8221; : spectacle dans lequel je peignais 13 portraits de femmes aussi distinctes les unes des autres, aux prises avec leurs 40 ans&#8230; &#8220;Psycause(s)&#8221; en est la suite logique. Avec un fil rouge, une trame, une vraie histoire qui se déroule sous nos yeux et qui peut être une partie de chacun(e) de nous. En outre, il est évident (et statistiquement démontré !) que les cabinets de psy sont fréquentés à 80% par des femmes : le verbe est plus aisé pour elles&#8230; Et sans vouloir passer pour une féministe : la remise en question aussi ! Un homme ira plus volontiers vider son angoisse sur un terrain de sport ! »</p>
<p><em>Psycause(s)<br />
De et avec Josiane Pinson<br />
Mise en scène de Daniel Berlioux<br />
Création lumières : Jean-Claude Rolland<br />
Jusqu’au 30 avril 2011<br />
Du mardi au samedi à 19h</em></p>
<p><em>Théâtre des Mathurins<br />
36, rue des Mathurins Paris 8ème</p>
<p>Réservations : 01 42 65 90 00<br />
<a href="http://www.theatredesmathurins.com" target="_blank"> site web</a><br />
</em></p>
<p><em>Et aussi au Festival Off d’Avignon 2011<br />
A 19h30 au Théâtre de l’Etincelle<br />
Toutes les dates sur <a href="http://www. josianepinson.jimdo.com" target="_blank">www. josianepinson.jimdo.com</a></em></p>
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		<title>Anne Barthel: mettre en scène l&#8217;inimaginable</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 16:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ange Lise</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[Bent]]></category>
		<category><![CDATA[homosexuel]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Nord-Ouest]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je tiens à rendre hommage à toute mon équipe : 11 hommes formidables !!! » souligne Anne Barthel, metteure en scène de Bent de Martin Sherman qui se joue actuellement au Théâtre du Nord-Ouest dans le cycle « des prisons et des hommes ». Une mise en scène toute en finesse et en retenue qui porte un texte magnifique sur les triangles roses. Pourquoi avoir choisi de monter Bent? « Michel Mora ( Max ) et moi nous connaissons depuis 25 ans et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« <em>Je tiens à rendre hommage à toute mon équipe : 11 hommes formidables !!! </em>» souligne Anne Barthel, metteure en scène de Bent de Martin Sherman qui se joue actuellement au Théâtre du Nord-Ouest dans le cycle « des prisons et des hommes ». Une mise en scène toute en finesse et en retenue qui porte un texte magnifique sur les triangles roses.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de monter Bent? </strong><br />
« Michel Mora ( Max ) et moi nous connaissons depuis 25 ans et c&#8217;est lui le premier qui m&#8217;a parlé de &#8221; Bent&#8221;. Je ne connaissais pas cette pièce mais après lecture,  j&#8217;ai été très touchée par l&#8217;écriture si sensible et si juste de Sherman. J&#8217;ai longtemps  réfléchi avant de me lancer dans ce projet : comment aborder un sujet si douloureux ? Comment parler de telles souffrances sans les avoir jamais vécues  ? Comment transmettre aux comédiens toute cette charge émotionnelle sans tomber dans le &#8220;pathos&#8221;  ?  Beaucoup de questions qui m&#8217;ont demandé une dizaine de jours avant de me lancer dans ce projet. »</p>
<p><strong>La pièce a-t-elle été montée en vue du cycle « des prisons et des hommes »? </strong><br />
« La pièce a été monté en effet en vue du cycle &#8220;des prisons et des hommes&#8221;. Si Michel m&#8217;a parlé de cette pièce, c&#8217;est parce que nous conversions autour de ce thème qui était en projet au TNO.  Le théâtre du Nord-Ouest fonctionne avec 2 cycles par saison : un cycle d&#8217;auteur puis un cycle à thème. »</p>
<p><strong>Votre mise en scène a des accents cinématographiques. Vous êtes-vous inspirée  du film de Sean Mathias? </strong><br />
« J&#8217;ai beaucoup aimé la version de Sean Matthias mais difficile pour moi de m&#8217;en inspirer. Les moyens du film, le pouvoir de la caméra ne sont pas retransmissibles au théâtre. Par contre, la direction des acteurs est d&#8217;une grande justesse  et correspond à ma manière d&#8217;aborder l&#8217;émotion au théâtre. »</p>
<p><strong>Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées? </strong><br />
« Ce qui m&#8217;a semblé le plus ardu fut :  comment parler en toute humilité de cette page d&#8217;histoire . Tant d&#8217;horreurs que nous n&#8217;avons pas vécues !!!  Comment imaginer l&#8217;inimaginable ? »</p>
<div  id="attachment_3112" class="wp-caption alignright" style="width: 218px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/bent-3.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3108];player=img;"><img class="size-medium wp-image-3112" title="bent (3)" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/bent-3-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Orélie Grimaldi</p></div>
<p><strong>Comment êtes-vous parvenue à mettre le texte en valeur sans l&#8217;étouffer par la mise en scène? </strong><br />
« Je pense qu&#8217;un texte comme celui de Sherman est tellement fort qu&#8217;il suffit de se mettre à son service&#8230; Je suis des metteurs en scène qui font confiance à l&#8217;auteur.  Quand un texte est bon, il n&#8217;y a qu&#8217;à le faire entendre. Le public le recevra dans toute sa pureté, dans toute son intelligence. »</p>
<p><strong>La scène du Nord Ouest se prête parfaitement à la mise en scène, comment avez-vous aménagé l&#8217;espace?</strong><br />
« Avec le peu de moyen dont je disposais pour monter ce projet, il me semblait évident qu&#8217;il fallait jouer la carte de la sobriété : peu de décor, d&#8217;accessoires&#8230; le minimum pour symboliser les différents lieux de l&#8217;histoire. C&#8217;est le jeu des comédiens qui doit porter ce qui manque aux yeux.  De plus, la scène du TNO est idéale pour projeter des lieux différents en lumière.  Les niveaux, les marches, les escaliers permettent de travailler sur l&#8217;effet de perspective, d&#8217;isoler des espaces de jeu. Il m&#8217;a suffit de délimiter ces espaces par la lumière. »</p>
<p><strong>Comment reproduire l&#8217;univers concentrationnaire sur scène? </strong><br />
« Pour reproduire cet univers concentrationnaire, j&#8217;ai utilisé l&#8217;escalier central en haut duquel un garde SS passe et repasse. Je voulais que l&#8217;on sente cette surveillance permanente  qui engendre la méfiance et la peur. Sur le devant de la scène, deux simples fils séparent le public des prisonniers. Et les pierres que Max et Horst transportent inutilement jusqu&#8217;à l&#8217;épuisement.  Il était important que les personnages soient enfermés entre pierres, fils barbelés et surveillance nazie. Bien que le plateau soit grand, ces frontières donnent au public une impression d&#8217;emprisonnement. »</p>
<p><strong>Comment s&#8217;est passé votre travail avec les comédiens? </strong><br />
« Je crois que c&#8217;est grâce à une confiance mutuelle que le projet a pu aboutir. Nos échanges ont permis de chercher toujours plus loin la justesse des situations. La difficulté fut de trouver la juste limite dans l&#8217;émotion. Ne jamais tomber dans le pathos fut le mot d&#8217;ordre. Il nous semblait important de garder la pudeur que nous imposait notre ignorance.  Je suis toujours resté à l&#8217;affût de ce qui semblait truqué, trop joué&#8230; j&#8217;ai éliminé les sur-jeux, les faux-semblants, les facilités&#8230; pour tenter de donner au plus juste  l&#8217;histoire de ces victimes de la folie du nazisme.  »</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/2010/04/bent/" target="_blank">La critique de Théâtrorama</a></p>
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		<title>Ben, quoi d&#8217;autre?</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/03/ben-quoi-dautre/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 20:06:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laetitia Heurteau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tous en scène]]></category>
		<category><![CDATA[ben]]></category>
		<category><![CDATA[temple]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis septembre dernier, l&#8217;humoriste et comédien Ben brûle les planches du Théâtre Le Temple, proposant un one man show particulièrement jubilatoire. Il écrit également des chroniques pour France Inter (La Matinale, Le Fou du Roi), l&#8217;occasion pour cet artiste de développer et de nourrir quotidiennement son univers à forte teneur poético-comique. Dans cet emploi du temps actuel plutôt chargé qu&#8217;est-ce qui vous plaît et qu&#8217;est-ce qui vous angoisse aussi ? « Ce qui me plaît, c&#8217;est que je fais plein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis septembre dernier, l&#8217;humoriste et comédien Ben brûle les planches du Théâtre Le Temple, proposant un one man show particulièrement jubilatoire. Il écrit également des chroniques pour France Inter (La Matinale, Le Fou du Roi), l&#8217;occasion pour cet artiste de développer et de nourrir quotidiennement son univers à forte teneur poético-comique.</strong></p>
<p><strong>Dans cet emploi du temps actuel plutôt chargé qu&#8217;est-ce qui vous plaît et qu&#8217;est-ce qui vous angoisse aussi ?</strong><br />
« Ce qui me plaît, c&#8217;est que je fais plein de trucs: j&#8217;apprends, je n&#8217;ai pas le temps de m&#8217;ennuyer. Le spectacle arrive à une certaine maturité. Donc je le vis vraiment comme une récréation. Et ce qui m&#8217;angoisse a plus à voir avec ce que je fais depuis moins longtemps, comme les chroniques radio à La Matinale où il n&#8217;y a pas de public. Les tournages aussi où je commence à « faire l&#8217;acteur » un peu (il tourne actuellement dans le nouveau film de Xavier Giannoli, Talk show, ndlr). C&#8217;est un truc dont je n&#8217;ai pas super l&#8217;habitude, où je n&#8217;ai pas de retour immédiat comme sur la scène. »</p>
<p><strong>Comment est né le personnage de Ben ?</strong><br />
« Je ne sais pas trop. Je suis monté sur scène, j&#8217;ai pris la parole. Après, pour trouver le ton, ça doit dépendre de plein d&#8217;influences qui m&#8217;ont marquées. J&#8217;ai toujours été attiré par des gens comme François Rollin, Boris Vian pour son côté surréaliste et sa faculté à parler de la vie sans parler du quotidien, ou imaginer un quotidien qui sorte un peu du réel. J&#8217;aime bien Woody Allen aussi. Ma mère adorant Baudelaire, j&#8217;étais donc un peu initié. Je ne me compare pas à Baudelaire, attention ! Mais j&#8217;aime bien quand c&#8217;est bien construit, qu&#8217;il y a un univers fort. »</p>
<p><em>« J&#8217;ai besoin de personne en one man show, c&#8217;est mon côté assez individualiste et indépendant. »</em></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que le genre du one man show permet d&#8217;explorer ?</strong><br />
« Pour moi c&#8217;est surtout une question de facilité. Je suis allé vers ça parce que quand on est seul, on n&#8217;a pas besoin de dépendre des autres. Je me mets en scène tout seul. J&#8217;écris des textes, je les joue et je sais que je pourrais toujours trouver un bar pour jouer et où il y aura trois personnes pour m&#8217;écouter ou même dans la rue. J&#8217;ai besoin de personne en one man show, c&#8217;est mon côté assez individualiste et indépendant. Et je ne pourrai pas vivre uniquement en attendant qu&#8217;on m&#8217;appelle. »</p>
<p><strong>Est-ce que vous connaissez une sorte de censure dans l&#8217;écriture de vos chroniques ?</strong><br />
« A la radio, non. Aucune. Personne n&#8217;a jamais lu mon texte sur France Inter. Ni au Fou du Roi ni à La matinale. Ce qui n&#8217;est pas forcément bien d&#8217;ailleurs, je pense. Parce qu&#8217;il me semble qu&#8217;il devrait y avoir un rédacteur en chef, ne serait-ce que pour donner une direction à la rédaction. A mon humble avis. »</p>
<p><strong>Est-ce qu&#8217;il y a des choses qui ont évolué dans le spectacle ?</strong><br />
« Oh oui ! Il est vieux ce spectacle !&#8230; Enfin, quand je dis qu&#8217;il est vieux&#8230; Je ne me suis jamais dit que j&#8217;allais écrire un spectacle. Je me suis dit que j&#8217;allais écrire des sketches, puis je les jouais. Je les trafiquais, je les changeais, j&#8217;en réécrivais d&#8217;autres. C&#8217;est un truc qui a été bricolé mille fois. « La recherche d&#8217;appartements » a énormément évolué par rapport à ce qui était au départ. Le sketch sur l&#8217;alcool aussi. Il y a des trucs qui sont arrivés cette année, comme le passage où je dis que je suis timide avec les chiens.  Ça a énormément bougé parce que je pense que je n&#8217;avais pas d&#8217;idées précises de là où je voulais aller en commençant. Sur le prochain, je vais plus avoir envie de parler de quelque chose; alors que le premier spectacle c&#8217;était plus « qu&#8217;est-ce que je pourrais raconter pour aller sur scène? ». »</p>
<p><strong>La recette « made in Ben » serait peut-être finalement de faire passer du second degré très travaillé en premier degré ?&#8230;</strong><br />
« Je n&#8217;ai pas pris beaucoup de cours de théâtre mais ce que je sais c&#8217;est qu&#8217;un acteur ne doit pas jouer autre chose que du premier degré. Dans l&#8217;écriture, il peut y avoir du second degré mais un acteur ne doit pas jouer le second degré. Ça énerverait très vite. J&#8217;ai bien retenu ça, j&#8217;essaie de le faire, je trouve ça plus fort quand je vois des acteurs qui joue des personnages très sérieusement. Ils n&#8217;essaient pas d&#8217;en faire une parodie. Je me concentre beaucoup là-dessus et je trouve que ça crée quelque chose de vertigineux, un décalage où les gens ne savent plus trop où ils sont. Ça devient presque de la poésie de dire un truc très décalé de manière hyper sérieuse. C&#8217;est un peu aérien&#8230; Voilà ! »</p>
<p><em>Jusqu&#8217;au 30 avril au théâtre le Temple<br />
Réservations: 08 92 35 00 15 </em><br />
<a href="http://www.theatreletemple.com" target="_blank"> Site web</a></p>
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