Théâtrorama

Irish Celtic

Parmi les charmes de l’Île d’Emeraude, il y a, outre l’absence de panse de brebis farcie, les danses celtiques, cet art populaire devenu un acte de résistance face à l’envahisseur anglais. Loin de se cantonner à une succession de tableaux, Irish Celtic nous fait entrer dans l’intimité d’un pub irlandais où la Guinness et la bonne humeur coulent à flots. Entre deux set dancing allant du plus traditionnel au plus moderne, l’histoire d’Irlande et les coutumes de ses habitants nous sont contées. Un moment magique et revigorant comme une bonne pinte de bière. Alors, let’s go to the pub !

Si Paris est une fête, Dublin n’est pas en reste ! Ce soir, on chausse ses claquettes de farfadet, on quitte ses landes ouvertes aux quatre vents et on file au pub ! D’emblée, on est mis au parfum de l’île Verte : le décor nous plonge dans l’endroit le plus cher à nos voisins d’Europe, ce lieu social où se font et se défont les destinées, où on crie tout autant que l’on boit, et surtout, où l’on dance pour séduire, se défier, caracoler ou se marrer.

A l’inverse du spectacle Lord of the Dance, Irish Celtic ne nous fait pas frôler l’overdose de bourrées celtiques. Telle une soirée dans un pub authentique, on alterne intelligemment moments de step dancing (danseurs alignés effectuant les mêmes mouvements de danse), moments de veillée invoquant les épisodes majeurs de l’histoire d’Irlande et chants du cru laissant place à la poésie celte. Le spectacle se pare de nuances, tout comme le ciel irlandais hésitant entre nuages et soleil. Chose fort appréciable, la présence d’un orchestre sur scène avec une curiosité comme la cornemuse électrique ! Et on vous jure que ce n’est pas le second effet Guinness qui nous fait écrire cela !

Une parade séductrice et historique
Sous la houlette des chorégraphes Jim Murrify et Denise Flynn, Irish Celtic pulse sans temps mort. Sur scène, ça danse, ça claque, on caracole, on séduit, on s’affronte. Plus qu’une démonstration physique, la démarche pédagogique du spectacle nous fait comprendre que le step dancing fait partie intégrante de la culture de ce pays rebelle. Pour tromper l’envahisseur anglais, on claquait en cachette, dans les écoles, dans les maisons, sur le Titanic en perdition, se transmettant les pas comme on se refile le secret du meilleur whisky. La dance était une forme de résistance. Comme dans toutes les cultures du monde, elle se fait parade amoureuse et c’est à celui qui lèvera le pied le plus haut ou qui exécutera des pas avec le plus de rapidité qui remportera le cœur de sa belle. Le souffle coupé, on assiste à des performances extraordinaires aux airs de parades de coq à haute volée. On s’incline et on frappe dans les mains, on est au pub on vous dit ! D’ailleurs, on ne vous cachera pas que les filles de la troupe d’Irish Celtic sont belles à croquer dans leurs jupes virevoltantes. A leur tête, le Dance Captain émérite Sarah Sullivan, qui a fait ses classes dans Lord of the Dance. Sans jamais lasser, les chorégraphies traditionnelles puis contemporaines se succèdent. Dans la salle, ça tape des pieds, ça bouge, ça siffle, pas de doute, l’esprit festif irlandais souffle sur le Casino de Paris ! De 7 à 77 ans, on ressort avec le sourire et une sacrée pinte de bon sang !

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