Théâtrorama

Embers to Embers – Le Temps d’aimer la Danse

Embers to EmbersUn duo en fusion pour illuminer l’inauguration de la 28ème édition du festival Le Temps d’aimer la Danse, à Biarritz. Carolyn Carlson et Marie-Agnès Gillot sur scène, un évènement, un moment rare. Si le 07 septembre est le jour de l’anniversaire de Marie-Agnès Gillot, c’est bien le public de la Gare du Midi qui a reçu un cadeau précieux…

Carte blanche et nouvelle donne

Le Temps d’aimer a ouvert l’espace des possibilités à Marie-Agnès Gillot. Thierry Malandain, directeur artistique du festival, a en effet donné carte blanche, pour le spectacle inaugural de ce rendez-vous attendu, à cette jeune retraitée de l’Opéra de Paris, qui a fait bon emploi de cette proposition. Carolyn Carlson, complice artistique, était une évidence dans cette collaboration éphémère qui prend la forme d’un dialogue dansé, laissant espérer une récidive à venir…

Récital en cinq temps

Pièces inédites et reprises en redécouverte, Embers to Embers enchante une salle conquise pendant 1h10. La soirée commence à cœur ouvert avec Déambulation, une création de Marie-Agnès Gillot, où elle interprète, avec Luc Bruyère, un pas de deux intimiste et cousu de velours. Une chorégraphie d’une délicatesse extrême où le handicap s’efface et se fond dans la douleur et la douceur complices des deux danseurs qui échangent, l’un sa prothèse de bras, l’autre son corset. Magie d’une lumière qui joue avec les ombres et l’invisible, avant d’enchaîner avec l’éclatant Diva qui flamboie dans son esthétique où la fragilité des corps fait place à la perfection des contours d’une silhouette magnifiée qui pose pour faire revivre le mythe de la Callas. Vient ensuite le moment de ce duo improvisé, 7 Septembre, sur un gazon synthétique en espace bucolique qui n’a pas de prise sur le temps, où ces deux doux-dingues en combi de peintre du présent valdinguent dans les herbes folles. Le présent est toujours trop court, mais le temps de l’impro imprègne au moins cette perspective en fulgurance de deux énergies semblables qui dansent comme on dessine dans l’espace.

Le tableau se poursuivra avec Immersion, Carolyn Carlson en solo, où le corps se fait vague pour laisser l’âme divaguer dans une parfaite fluidité du mouvement. Cette galerie dansée se termine par Black over red (a short dialogue with Rothko) où Marie-Agnès Gillot reprend la chorégraphie raccourcie de Carolyn Carlson, comme on se glisse dans la peau de l’autre, pour sublimer le moment, accompagnée de Jean-Paul Dessy au violoncelle où ″les parfums, les couleurs et les sons se répondent″ pour un corps accord de deux artistes à l’unisson.

Embers to Embers
Chorégraphie et interprétation : Marie-Agnès Gillot et Carolyn Carlson
Crédit photos : Amitava Sarkar

Créations le 07 septembre à la Gare du Midi, à Biarritz dans le cadre du Festival Le Temps d’aimer la Danse

Vous pourriez aimer çà

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Théâtrorama

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir plus d'actualités et profitez de nos invitations

Votre abonnement est enregistré avec succès !

Pin It on Pinterest