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Coupé-décalé

La programmation du Festival de Liège s’est invitée au Théâtre National… Coupé-décalé a agité le public pour deux soirs…

Plus qu’une danse une tendance… Le coupé-décalé est une attitude pour marquer sa différence, non seulement dans ses pas, mais aussi dans son comportement. Le mouvement, initié en 2002 par Doug Saga, joue volontiers la carte du show off qui ne manque pas d’humour dans la caricature. Beaucoup de frime et un sacré déhanché. Un deux-en-un présenté au théâtre National, avec en première partie un solo de Robyn Orlin, « I am not a sub-culture, rather a gallery of self-portraits with a history walking in circles « , créé pour James Carlès. Et en deuxième partie, une chorégraphie de James Carlès,  » On va gâter le coin ! « , composée pour cinq danseurs.

La danse se mêle au théâtre dans une surenchère qui flirte avec l’exubérance pour titiller des spectateurs qui auraient préféré pour certains un peu moins de démonstration. Si vous avez su mettre un brin de fantaisie dans votre tenue, vous serez chaleureusement félicité par les danseurs qui encouragent ce décalé sous toutes ses formes.

event_11055_1.tmpLa vidéo projette le visage hilare de James Carlès qui contamine la salle de bonne humeur. Plus que de la danse, la première chorégraphie reste une performance humoristique. Une tentative drolatique pour analyser le concept du coupé-décalé. Le spectacle est dans la salle et le public est invité à participer, parfois contre son plein gré. Les vidéos projetées en arrière-scène nous propulsent en Afrique, pendant que James Carlès continue de provoquer avec ironie dans la salle. Une farce pleine de paillettes qui ouvre l’appétit du public qui devra attendre la deuxième partie pour se régaler quand reviennent les cinq danseurs, prêts à leur tour à faire leur show.

Du style et de l’humour en entrée avant de passer à un plat de résistance chorégraphique dans une fusion rythmée de coupé-décalé. Conscients de leurs performances, les artistes prennent volontiers la pause, en stars du showbiz. Ce qui ne les empêche pas de distiller des petites phrases qui font mouche sur des sujets plus politiques ou sur la colonisation.  » Les gens n’aiment pas les gens. Mais les gens aiment l’argent des gens… « , disait Doug Saga qui s’amusait à distribuer les billets de banque au public. Les danseurs descendent eux aussi pour faire leur tour de salle et donner quelques billets. Un spectacle généreux qui libère une belle énergie et beaucoup de fantaisie.

Coupé-Décalé
Acte 1 : Un solo de Robyn Orlin avec et pour James Carlès
Chorégraphie : Robyn Orlin
Interprétation : James Carlès
Conseil vidéo : Pierre Sasso
Durée : 45′.

Acte 2 : Pièce de James Carlès pour 5 danseurs
Chorégraphie : James Carlès
Interprétation : Gahé Bama, Clément Assemian, Stéphane Mbella, Franck Serikpa, Brissy Akezizi
Vidéo : Charles Rostan
Durée : 45′.
Crédit photo : Pierre Ricci

Au Théâtre National

 

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