Théâtrorama

Un drôle de bonhomme qui vient des États Unis, une trentaine d’années, un air lunaire, Il ressemble à Laurel sans Hardy et qui, avec un corps normal, essaie de faire des choses totalement inhabituelles. Son spectacle Circus incognitus, au Théâtre de la Cité Internationale à Paris, donne la pêche et rend heureux.

On pourrait le résumer ainsi : c’est l’histoire d’un mec qui essaie de raconter une histoire, mais qui n’a pas les mots pour le faire. Trop effrayé par le public, il va demander aux objets de l’aider. Il utilise des balles de jonglage, des échelles dans les positions les plus bizarres et finit sur un fil à deux mètres du sol. Mais les balles se dérobent, le micro ne fonctionne pas, la chaise refuse de se mettre en équilibre et accrocher une veste ressemble à l’ascension de l’Himalaya. Les objets vivent leur vie sans lui, l’obligent à toutes sortes de gesticulations inattendues et le mettent dans des situations inédites. Il s’agite et ses efforts sont récompensés puisqu’il finit par partager son monde où chaque geste devient un acte de tendresse et de poésie.

Des personnages de dessin animé
Jamie Adkins est américain. Dès l’âge de 13 ans, il imagine toutes sortes de pitreries qu’il teste à partir d’improvisations dans les rues de San Diego. Sa culture du cirque s’inspire largement des dessins animés comme Sam le Pirate,Charlie le coq, influencé aussi par Chaplin ou Keaton, mais, dit-il, via Bugs Bunny.

Clown à moitié triste, fil de ferriste, acrobate, jongleur, il multiplie les audaces physiques et fait naître des histoires qu’il crée en interactivité avec le public. À un moment où les numéros de cirque ressemblent parfois à des usines à effets spéciaux, il redonne à cet art toute sa simplicité et son humanité. Séduit, dit-il, avant tout par les expériences humaines, par le jongleur plus que par le jonglage, le clown plutôt que le cirque.

Chacun possède un clown à l’intérieur de soi, Jamie Adkins sait lui laisser la liberté de s’exprimer, sans mots, nourri par les grands maîtres du burlesque, mais également par des rencontres qui l’ont fait rire, aimer et pleurer.

[note_box]Cirque
Jamie Adkins, Circus incognitus
Lumière : Nicolas Descoteaux
Musique: Lucie Cauchon[/note_box]

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