Théâtrorama

Le Cirque Rasposo s’invite ce week-end au Festival Sous le Chapitô à Bagnolet, près de Paris. On s’en réjouit. A chacune de ses apparitions, cette compagnie pétillante fait un tabac.

Quelques minutes avant le début du spectacle. Les gradins sont pleins à craquer. Les derniers spectateurs se pressent et chassent l’ultime place sous la toile. A peine installés, ils fixent la piste réduite à une peau de chagrin. Car ici, c’est déjà la fiesta. Au rythme d’un orchestre aux accents jazzy et tsiganes, la bande de circassiens a mis le couvert et trinque. Ça chahute, ça rit, ça se court après… Une contorsionniste se hisse sur le tréteau qui fait office de table, tandis que le patriarche au port impérial attend patiemment d’être servi. Soudain, une voltigeuse blonde, élégante et agile, se livre à un ballet musclé avec quatre gaillards. Puis s’en va. Et cette fête va durer pas moins de deux heures, dans un décor enchanteur. Le public a des paillettes dans les yeux. Les yeux ronds comme des billes. Il suit les péripéties de ces radieux acrobates qui poussent des cris de joie et se chamaillent.

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© Christophe Raynaud de Lage
© Christophe Raynaud de Lage
La force de cette fine équipe : une énergie communicative, intacte malgré l’enchaînement de numéros de haute voltige. Les exploits s’enfilent comme des perles dans les moindres recoins du chapiteau. Les personnages émergent, telles des apparitions. C’est frais et pétillant. Deux équilibristes, un homme et une femme, se livrent à un corps à corps sur des cannes. Le duo virtuose se défie, se séduit et finit par s’entrelacer. Dans son alcôve, face à un miroir, une jeune contorsionniste jongle avec un boa de plumes. Et, irrésistible, le clown accumule les pitreries : il dévale tant bien que mal un long escabeau, se coince dans une chaise ou frôle le sol sur sa corde volante…

Une aventure familiale et collective
Ce nouvel opus de la compagnie Rasposo, Le Chant du dindon, repose sur une belle aventure familiale et collective. Car Rasposo, c’est avant l’histoire d’une famille, les Molliens, l’une des plus anciennes du nouveau cirque. Fanny (comédienne) et Joseph (mime) fonde la compagnie en 1987. Depuis, au fil d’une quinzaine de spectacles, ils y mêlent les genres : le cirque, le théâtre, le spectacle de rue… Chaque enfant y va de sa spécialité : Marie est fildefériste et voltigeuse ; Vincent, clown et fildefériste, et Hélène s’emploie à la lumière. Au sein de la saga familiale, d’autres compagnons de route ont étoffé les rangs et apportent leur verve. Qu’il fait bon de voir ce bouillonnement de bonne humeur servi par neufs acrobates et quatre musiciens.

Le Chant du dindon raconte la vie d’une tribu, consolidée autour des anciens et des jeunes. C’est un cri de joie. Une ode au plaisir de vivre ensemble.

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »] Cirque Rasposo (site web)Compagnie Rasposo
Le Chant du dindon
Vendredi 28 mai, samedi 29 mai à 20h30 et dimanche 30 mai 2010 à 17h.
Au Parc départemental Jean Moulin les Guilands, Rue de l’Epine 93100 BAGNOLET.
A partir de 8 ans. Tarifs : de 5 à 14 €. 5 € : moins de 18 ans / 8,50 € : adultes habitants de Bagnolet / 11 € : groupes , demandeurs d’emplois, étudiants, retraités… / 14 € : plein tarif.
Réservations : 01 49 93 60 81
Dates de tournée sur www.rasposo.net.7[/slider]

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  1. je sors de ce « cirque » et je suis presque en pleurs tellement mes émotions ont été fortes,j’écoute, en écrivant ,la musique du spectacle et suis sous le charme. Quel AMOUR total dans ce remue -meninges flamboyant.Merci à eux un million de fois

    mimiroro / Répondre

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