Théâtrorama

Howard Buten présente « Buffo, nouvelle version », le clown qui ne parle qu’avec les mots de l’âme.

Les enfants diraient « en vrai il est Howard Buten mais sur scène il est Buffo ». Les grandes personnes s’intéresseraient aussi à son engagement en tant que psychologue auprès des enfants autistes, car ils y trouveraient probablement la source de son inspiration. Mais qu’importe, celui qui nous fait rêver, c’est lui, le clown Buffo.

Buffo, c’est un enfant dans un corps d’adulte. D’ailleurs ses vêtements sont trop grands pour lui, ses chaussures aussi. Ses poches sont immenses, il pourrait en sortir des éléphants.
Dès la première seconde, on le sent capable de tout et c’est ce qui nous tient en haleine pendant une heure trente. Quatre vingt dix minutes d’un ballet onirique sorti du pays d’Alice où les objets, prenant vie sous nos yeux, jouent la symphonie des merveilles.

Né d’une mère chanteuse et danseuse, Howard Buten est très tôt piqué par le virus du music-hall. Il a d’abord usé ses chaussures de clown sur les pistes de cirque. Puis, suivant l’exemple de son modèle absolu : le clown Grock, il quitte le cirque pour le théâtre et fait ainsi évoluer son personnage vers plus de sobriété. A l’instar de son maître à penser, son optique est de ne jamais créer de nouveau spectacle, mais de perfectionner à l’infini un seul numéro qui évolue au fil du temps.
De la panoplie du clown, il conserve les grandes chaussures pour la démarche maladroite, un costume noir mal ajusté, et un nez rouge dessiné sur un visage maquillé de blanc. Du clown, il possède la virtuosité athlétique, l’esprit curieux et joueur. Avec cette dimension céleste en plus…

Dans « Buffo, nouvelle version », le clown se présente à nous tel qu’on le connaît, avec son costume sombre et ses instruments de musiques fétiches dont un piano à queue – transformé pour l’occasion en chambre à coucher – mais aussi sa panoplie d’objets insolites : un poulet en caoutchouc, un torchon à carreaux rouge en guise pochette, une poubelle, deux balais, des ventouses à déboucher les éviers et une marionnette de ventriloque.

Il entre par la salle et entonne un « to be or not to be » en langage Buffo, sorte de grommelots au léger accent américain. A peine arrivé sur scène, ouvre-t-il son piano pour s’y coucher, accrochant les écriteaux « do not disturb », « cassez-vous » et « répétition ». Le ton est donné, nous ne sommes pas dans le monde réel mais un monde où il se passe toujours quelque chose d’inattendu, l’extraordinaire poésie naissant de presque rien, comme par magie. Dans le monde de Buffo, on peut être docteur pour instruments de musique et prendre la température d’un piano à queue. On peut aussi tomber amoureux d’une demoiselle-violoncelle et un bébé-violon peut naître de cette union. On peut apprendre l’anglais à sa dulcinée-instrument à corde avec une méthode Assimil et croquer un 45 tours en vinyle …

Et ce voyage imaginaire se fait sans un mot car Buffo ne parle qu’avec le cœur. Mais inutile de chercher à traduire, son langage est universel. Les images qu’il produit parlent à notre corps sensible et à notre âme d’enfant.

Buffo

De la réalité au monde de Buffo il n’y a qu’un pas, celui qu’il franchit en passant la rampe
Molière du meilleur one-man show en 1998, Howard Buten est un acteur stanislavskien inné car ses émotions sont vraies. C’est aussi un artiste complet, musicien, chanteur, danseur, ventriloque qui n’abuse pas de démonstrations virtuoses. Il sert ses tours de chant ou ses concertos avec parcimonie, la vedette étant donnée à la poésie des images.

Buffo est en osmose avec son public qui dès le départ lui donne la réplique dans un échange de saluts et d’applaudissements. Comme invités à une fête, jeunes et moins jeunes se pressent dans la salle, le rire prêt à jaillir et le sourire aux lèvres. Pendant le spectacle, son enthousiasme est palpable, les réflexions fusant « qu’est-ce qui va se passer maintenant » ou « là, il va y avoir quelque chose ! » et ce « quelque chose » n’est jamais ce que l’on attend.

Un spectacle à voir et à revoir, de 7 à 117 ans !
On se projette avec délice dans l’univers que le clown nous dépeint avec tant de finesse et d’émotions.
Loin du tumulte du dehors, Buffo prend le temps d’être, affranchi depuis des années de la frénésie circassienne, sur la scène du théâtre c’est lui qui donne le LA. Il nous offre mille et une trouvailles dans un palais symphonique de petites histoires intimes entre les objets et lui. Le tout conté dans une précision calibrée proche de la partition musicale. Maestro Buffo, bravissimo !

Pour découvrir l’univers de Buffo :
http://www.buffo-buten.com/

[slider title= »INFORMATIONS & DETAILS »]
Buffo, nouvelle version
De et par Howard Buten
Date de tournée :
12/12/2008 MONTLOUIS (37) avec Pierre Amoyal
18/12/2008 LIMOGES (87)

JANVIER 2009
15/01/2009 EPERNAY (51)
18/01/2009 TRTH ST LEGER (59)
23/01/2009 FALAISE (14)

FÉVRIER 2009
06/02/2009 VILLIERS / MARNE (94)
28/02/2009 TARARE (69)

MARS 2009
07/03/2009 BRIGNAIS (69)
10/03/2009 BRAINE LE COMTE (B)
13/03/2009 ST GHISLAIN (B)
14/03/2009 BINCHE (B)
17/03/2008 PERPIGNAN (66)
21/03/2009 ALFORTVILLE (94)
23/03/2009 BIENNE (CH)
25/03/2009 CHINON (37)
28/03/2009 COULOMIERS (77) avec Pierre Amoyal

AVRIL 2009
03/04/2009 INZINZAC-LOCHRIST (56)
23/04/2009 PORDIC (22)
24/04/2009 ST MARTIN DES CHAMPS (29)
25/04/2009 FOUESNANT (29)[/slider]

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