Théâtrorama

Ali

Dans cette ronde à béquilles, les acrobates Mathurin Bolze et Hedi Thabet forment un duo d’une intensité rare. Une belle leçon de complicité. De fraternité.

Mathurin Blolze a deux jambes. Hedi Thabet, une seule. Les acrobates soutenus par des béquilles martèlent la scène. Ils se jaugent, se frottent et se séparent. Dans cette ronde particulièrement physique, parfois dansée, le duo dont émane une énergie instinctive se meut avec une animalité gracieuse et troublante. Petit à petit, les deux hommes s’apprivoisent dans un corps-à-corps haletant. Le plus fort soutient le plus faible, à moins que ça ne soit l’inverse. A coup d’élans et de soubresauts, ces corps se déploient, délestés comme par enchantement, cherchant à prendre leur envol au contact de l’autre.

Trait d’union
Au rythme des rapprochements, les complices finissent par former une entité énigmatique, une sorte de figure emblématique qui met en branle toutes nos convictions et nos préjugés. Nous voilà éclaboussés par tant de simplicité, de complicité. La force de l’amitié se déploie sous nos yeux. Pour seul décor, la chaise érigée au centre de la scène les unit encore un peu plus. Les hommes se confondent dans un jeu de visions d’optique habilement mené. C’est épatant, drôle aussi. On s’émeut de les voir ainsi se trouver. Ensemble, c’est tout.

Cette forme courte de 25 mn est suivie de la lecture de l’Intranquille de Gérard Garouste, par Christian Benedetti.

[note_box]Ali/ L’Intranquille
Ali, conçu et interprété par Mathurin Bolze et Hedi Thabet
L’Intranquille, de Gérard Garouste, Judith Perrignon lu par Christian Benedetti
Crédit photo: Christophe Raynaud De Lage[/note_box]

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