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	<title>Théâtrorama, le panorama du spectacle bien vivant &#187; Bruno Deslot</title>
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	<description>Panorama du spectacle bien vivant</description>
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		<title>LB25 (putes)</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 13:33:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[A la Folie Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Grisélidis Réal]]></category>
		<category><![CDATA[Nelly Arcan]]></category>
		<category><![CDATA[putes]]></category>

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		<description><![CDATA[Un corps s’exhibe pour s’abandonner à la réalité de ses fonctions. Une chatte vendue à prix bas, prend la parole pour vomir les putasseries de la rue. Abandonnée rue de la Clôture, le 22 novembre 1999, le corps d’une jeune fille de l’Est est retrouvé par un employé de la déchetterie proche de là. Lacéré de coups de couteaux, souillé par des pertes séminales abondantes, le corps de LB25 repose sur une sépulture fleurie de préservatifs usagés, dans un lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un corps s’exhibe pour s’abandonner à la réalité de ses fonctions. Une chatte vendue à prix bas, prend la parole pour vomir les putasseries de la rue.</p>
<p>Abandonnée rue de la Clôture, le 22 novembre 1999, le corps d’une jeune fille de l’Est est retrouvé par un employé de la déchetterie proche de là. Lacéré de coups de couteaux, souillé par des pertes séminales abondantes, le corps de LB25 repose sur une sépulture fleurie de préservatifs usagés, dans un lieu exhalant les odeurs pestilentielles de l’urine. Un lieu de mémoire peu glorieux pour la jeune prostituée, victime comme ces autres filles, de l’abattage de la rue. LB25, un nom de dossier parmi tant d’autres, obtient tout de même d’être nommée Ginka depuis l’été 2000, symbole de toutes ces filles en danger, puis d’être appelée par son vrai nom, Ginka Trifonova, fille de l’Est, victime d’une prostitution forcée.</p>
<div  id="attachment_2693" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelLB25putes1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2692];player=img;"><img class="size-medium wp-image-2693" title="visuelLB25putes1" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelLB25putes1-300x300.jpg" alt="visuelLB25putes1" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo François Chanussot</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p><strong>Une voix pour toutes</strong><br />
Inspiré des écrits de Grisélidis Real et de Nelly Arcan, toutes deux prostituées et écrivains, l’âpreté des mots se mêle au corps de Ginka, mille fois parcourus par ces chibres conquérants. Vaste champ de bataille sur lequel opèrent les queues du monde entier, le vagin de Ginka contient un génocide mondial légitimé par la quête du plaisir furtif de l’homme en proie à ses fantasmes les moins avouables. Sa chatte est à disposition pour 300 francs. Assise, debout ou allongée, elle rêve à la maison qu’elle pourrait s’acheter pour y vivre paisiblement. Son discours est franc, sincère et sans détours, il ne s’agit pas de pratiquer la complaisance pour s’évoquer, nue devant un public curieux. Ginka convoque la chair pour dire, avec les mots de Grisélidis et Nelly, l’obscénité nauséabonde de sa condition. Les situations s’enchaînent avec une dimension fortement littéraire, qui n’est pas sans rappeler les écrits de Grisélidis Real et Nelly Arcan, pour mieux exhiber les organes génitaux soumis au mercantilisme de la rue.</p>
<p>En string rouge, talons hauts et perruques blondes, Valérie Brancq se donne entièrement à son personnage de pute. Exhibant son outil de travail afin de faire résonner les mots, à quatre pattes sur un tabouret, elle reproduit les différentes positions auxquelles ses clients la soumettent. Elle exprime son dégoût, sa révolte et sa tendresse à propos d’un métier qu’aucun père de famille ne souhaiterait à sa fille, qui deviendra pourtant une pute, au lit ou sur le trottoir. Elle expulse une salive souillée par le foutre, afin de libérer un corps asservi aux pulsions animales de la rue. Evoluant dans un espace clos, aux lumières bleutées, sans décors, Valérie Brancq s’approprie avec une aisance déconcertante la difficulté de son rôle. Arrogante, elle prend le public à partie avec une élégance et une poésie touchantes, pour s’évoquer et se montrer sans vulgarité. Elle enchaîne les mots, les situations, les positions, avec toujours plus de vérité, qui s’impose comme une évidence. L’indécence n’est pas le propos pour une mise en scène qui convoque le corps afin d’en faire la caisse de résonance de tous les maux qui le transforment. Une pute, qui n’a plus rien à perdre, même pas son honneur, s’approprie un espace de parole dans lequel tout est permis. Admirable, Valérie Brancq, se transforme dans l’espace clos qui lui est réservé, pour dire et montrer, ce que les autres filles ne peuvent sans doute pas faire. Sa nudité, ses gestes obscènes légitiment un engagement fort et troublant pour restituer la réalité de ces filles que l’on marchandise, pour dire la vérité sur ces corps que l’on réduit à l’humiliation dans le silence obscène du plaisir vénal.</p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &amp; DETAILS"] LB25 (putes) <a class="Hslide" href="http://www.lb25-theatre.com" target="_blank">(site web)</a><br />
D’après « La passe imaginaire » de Grisélidis Real et « Putain » de Nelly Arcan<br />
Mise en scène d’Olivier Tchang-Tchong<br />
Avec Valérie Brancq<br />
Du 11 décembre 2009 au 7 mars 2010<br />
Le vendredi et samedi à 21h15 et le dimanche à 17h15</p>
<p>A la Folie Théâtre<br />
6 rue de la Folie Méricourt<br />
75011 Paris<br />
Réservations : 01 43 55 14 80<br />
[/slider]</p>
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		<title>A mon âge, je me cache encore pour fumer</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/12/a-mon-age-je-me-cache-encore-pour-fumer/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 19:32:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[fumer]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Métallos]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un hammam d’Alger, 9 femmes s’évoquent sans pudeur, loin des regards inquisiteurs et moralisateurs d’une société masculine qui les a réduites au silence. Il fait bon vivre au hammam de Fatima et les femmes s’y retrouvent pour se laver, se détendre, échanger et s’évoquer dans l’intimité d’un espace protégé de l’extérieur. Entre gant de crin et savon noir, la chaleur et l’humidité de ce lieu clos, invitent les femmes à se révéler. Les corps s’abandonnent à la détente d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un hammam d’Alger, 9 femmes s’évoquent sans pudeur, loin des regards inquisiteurs et moralisateurs d’une société masculine qui les a réduites au silence. </p>
<p>Il fait bon vivre au hammam de Fatima et les femmes s’y retrouvent pour se laver, se détendre, échanger et s’évoquer dans l’intimité d’un espace protégé de l’extérieur. Entre gant de crin et savon noir, la chaleur et l’humidité de ce lieu clos, invitent les femmes à se révéler. Les corps s’abandonnent à la détente d’un moment privilégié pendant lequel se révèlent des destins particuliers. Des femmes, portant les stigmates d’une société en crise, lâchent en rafales autant de rires que d’inquiétudes, d’histoires personnelles et de violences qui ont forgés leur chair. Leurs propos moqueurs, rieurs et souvent opposés portent en filigrane toute la violence d’une Algérie en proie à une fracture sociale, économique et sexuelle, vivant dans la corruption, la misère et les attentats quotidiens. Vaste champ de bataille, le corps de la femme est devenu un des lieux de prédilection sur lequel les islamistes tentent d’imposer leur suprématie. Mais loin des regards accusateurs, ces neuf femmes peuvent échanger librement à propos de leurs états d’âmes, de la politique, de la religion, de la morale et bien sur des hommes. </p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelsamianadia1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2690];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelsamianadia1-300x196.jpg" alt="visuelsamianadia1" title="visuelsamianadia1" width="300" height="196" class="aligncenter size-medium wp-image-2691" /></a></p>
<p><strong>Une incursion en territoire protégé</strong><br />
Entre le foulard de Dieu, un Imam assassin, des brûlures à l’acide, des mariages forcés, une mécréante et une pieuse, Rayhana restitue l’univers puissant et touchant d’une Algérie dévastée par la violence, rapporté par la parole de ces femmes qui peuvent encore s’évoquer à l’ombre des regards moralisateurs, dans un espace clos où la parole se libère. L’auteur de cette pièce aborde la gravité d’une situation avec toute la force et la poésie propres à ces gens qui souffrent mais pour lesquels l’espoir demeure. Une écriture vivante, acerbe et rythmée s’impose à la scène sans complaisance. La mise en scène de Fabian Chappuis s’applique à mettre en lumière le destin de neuf femmes dans sa dimension puissamment intimiste. Avec une exquise délicatesse, il apporte un regard souverain sur cet espace clos dans lequel la parole se libère au rythme d’un texte dont les répliques sont lachées comme des salves d’artillerie. </p>
<p>Les femmes prennent la parole dans un « joyeux désordre » organisé avec une précision extrême, accordant, au jeu des comédiennes, une force dramatique toujours plus touchante. Une mise en espace millimétrée et une direction d’acteurs sans faille, permettent de faire entendre un texte exigeant. La scénographie de Fabian Chappuis joue la carte de la sobriété. Les lignes épurées de l’intérieur du hammam et le jeu de lumières qui mettent l’accent sur une palette d’émotions assez riche, permettent à l’ensemble de la composition de se situer au plus proche du texte. </p>
<p>Malgré une distribution inégale, la complicité entre les neuf comédiennes sauve la mise d’un pari audacieux relevé avec finesse. Fatima (Marie Augereau), la masseuse, s’impose en figure de proue d’un radeau de femmes vivant, bien malgré elle, la complexité de leur destin brisé. Forte tête, elle s’affirme avec une certaine masculinité au milieu de ses clientes qui ont beaucoup à dire. La jeune masseuse (Linda Chaïb), portée par ses rêves illusoires, joue en force la candeur de son personnage qui verse parfois dans la niaiserie. Nadia l’étudiante (Rébecca Finet), embrasse la détermination de son personnage avec beaucoup de justesse, tout comme Aïcha (Maria Laborit) la belle-mère, aussi détestable qu’attachante.<br />
Une belle distribution pour une pièce forte portée, par une mise en scène délicate et intelligente, propose au spectateur un voyage dans un espace de parole où la liberté demeure conditionnelle. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] A mon âge, je me cache encore pour fumer <a href="http://www.maisondesmetallos.org" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
De Rayhanna<br />
Mise en scène Fabian Chappuis<br />
Scénographie Fabian Chappuis<br />
Lumières Franck Michallet<br />
Univers sonore Pierre Husson<br />
Musique Arve Henriksen, Joe D. et Gaâda Diwane De Béchar<br />
Avec Marie Augereau, Géraldine Azouèlos, Paula Brunet Sancho, Linda Chaïb, Rébecca Finet, Catherine Giron, Maria Laborit, Taïdir Ouazine, Rayhana</p>
<p>Du 8 au 19 décembre 2009 et du 5 au 16 janvier 2010<br />
Du mardi au vendredi à 20h30, les samedis à 16h et 20h30</p>
<p>Maison des Métallos<br />
94 rue Jean-Pierre Timbaud<br />
75011 Paris<br />
[/slider]</p>
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		<title>Le Théâtre du Lierre en danger</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 17:18:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Côté Jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Lierre]]></category>

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		<description><![CDATA[Un despotisme éclairé La grippe porcine menace la santé des français, leur environnement culturel est à menacé de mort ! Pendant que Madame Bachelot s’évertue à exhiber son avant-bras charnu pour inciter les français à se faire vacciner contre la grippe A, le despotisme sarkozien fait tâche d’huile. Le Théâtre du Lierre n’échappe pas à la suppression de ces lieux culturels dont le gouvernement semble ne pas vouloir s’embarrasser. La DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) a annoncé la fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuellierre.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2687];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuellierre-258x300.jpg" alt="visuellierre" title="visuellierre" width="258" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-2688" /></a><strong>Un despotisme éclairé</strong></p>
<p>La grippe porcine menace la santé des français, leur environnement culturel est à menacé de mort ! </p>
<p>Pendant que Madame Bachelot s’évertue à exhiber son avant-bras charnu pour inciter les français à se faire vacciner contre la grippe A, le despotisme sarkozien fait tâche d’huile. Le Théâtre du Lierre n’échappe pas à la suppression de ces lieux culturels dont le gouvernement semble ne pas vouloir s’embarrasser. La DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) a annoncé la fin du conventionnement du théâtre qui conduira le Théâtre vers une mise en faillite dès 2011. Fondé et dirigé par l’auteur et metteur en scène Farid Paya, Le Lierre est à la fois une compagnie (née en 1974) et une salle (créée en 1980) du XIIIe arrondissement prônant le décloisonnement des arts de la scène entre théâtre, musique et danse. Son budget, revu à la baisse, consacre la fin d’une belle aventure et mets en lumière le processus de désengagement du Ministère de la Culture auprès de ces lieux que l’on appelle, structures intermédiaires. L’essentiel des subventions se concentrera à l’avenir sur les scènes nationales, qu’il est évidemment plus facile de contrôler. Le principe de la pensée unique n’est pas un concept dépassé, au contraire, il semble fonctionner à merveille à l’heure où les manuels d’histoire et géographie seront bientôt supprimés des programmes scolaires des filières scientifiques du second degré. Un régime autocratique et dictatorial ? Non, tout simplement celui du consensus sournois qui entretient la France dans une niaiserie ambiante et sédative, au sein de laquelle la contestation n’a plus lieu d’être puisque, malgré la crise, tout va bien !!! Ah, le monde magique de Monsieur Sarkozy nous fait voir les petites étoiles au moment où la plupart des français s’apprête à s’enfiler une dinde, avaler des huîtres et placer ses cadeaux au pied du sapin. Mais dans l’histoire, qui a les boules ? Le sapin, bien sur !!! </p>
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		<title>Les joyeuses commères de Windsor</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/12/les-joyeuses-commeres-de-windsor/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 17:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[commère]]></category>
		<category><![CDATA[La Comédie Française]]></category>
		<category><![CDATA[windsor]]></category>

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		<description><![CDATA[En proie à des difficultés financières, Sir John Falstaff décide de faire la cour à deux bourgeoises de Windsor, Dame Page et Dame Ford. Le manque d’argent encourage Falstaff à courtiser deux bourgeoises de Windsor à qui il envoie la même lettre d’amour, ne changeant que la signature. Amies et confidentes, Dame Page et Dame Ford, découvrent la manœuvre et décident de s’amuser aux dépens du gros séducteur maladroit. Dès lors, les deux commères échafaudent des scénarii toujours plus embarrassants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En proie à des difficultés financières, Sir John Falstaff décide de faire la cour à deux bourgeoises de Windsor, Dame Page et Dame Ford. </p>
<p>Le manque d’argent encourage Falstaff à courtiser deux bourgeoises de Windsor à qui il envoie la même lettre d’amour, ne changeant que la signature. Amies et confidentes, Dame Page et Dame Ford, découvrent la manœuvre  et décident de s’amuser aux dépens du gros séducteur maladroit. Dès lors, les deux commères échafaudent des scénarii toujours plus embarrassants pour Falstaff qui, poursuivi par Maître Ford, complice des deux femmes, se retrouve au fond d’un panier à linge que les serviteurs déversent dans la Tamise ou déguisés en femme pour échapper à la colère d’un mari jaloux. L’amusement devient paroxystique lorsque les deux commères expliquent la situation à leur mari et que tous décident de se jouer une dernière fois de Falstaff. Déguisé en fantôme afin de ne pas être reconnu, Falstaff se rend à un rendez-vous nocturne dans la forêt de Windsor où, fées et lutins, mènent la danse. </p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelcommères.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2685];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelcommères-300x263.jpg" alt="visuelcommères" title="visuelcommères" width="300" height="263" class="aligncenter size-medium wp-image-2686" /></a></p>
<p><strong>Une comédie bruyante</strong><br />
Un classique mineur du répertoire shakespearien certes, mais remarquablement bien traduit par Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Richard qui ont restitué toute la complexité du texte, qui repose sur la diversité des langues utilisés, avec un rythme et une audace à faire pâlir plus d’une européen. Car à Windsor, on parle gallois, italien, allemand, irlandais, espagnol et les jeux de mots sont lâchés comme une salve d’artillerie dès lors que les personnages entrent en scène. Les deux traducteurs de la pièce ont collaboré avec l’équipe artistique afin de proposer une langue se situant au plus proche de ses contemporains et d’une mise en scène très théâtrale. L’espagnol Andrès Lima fait basculer la troupe de la Comédie Française dans un univers baroque, parfois un peu indigeste, mais qui trouve une issue heureuse et lumineuse à la fin de la pièce lorsque les personnages se retrouvent dans la forêt de Windsor, entourés des fées et lutins à paillettes. Une mise en scène ambitieuse dans laquelle les mots sont à l’honneur, plante le décor d’un théâtre dans le théâtre où l’on trinque au rythme d’un univers musical assez singulier.</p>
<p> De Purcell aux Rolling Stones, en passant par Verdi, les clins d’œil sont nombreux et contribuent largement à faire des « Joyeuses commères » une pièce pendant laquelle on ne risque pas de s’ennuyer. Et pourtant, malgré le bruit de la taverne, depuis laquelle Falstaff raconte l’histoire des joyeuses commères de Windsor, comme le voulait Shakespeare, la dimension clownesque du jeu des comédiens devient vite redondante et les clins d’œil trop prévisibles. L’esprit du jeu et de la représentation est bien là, mais il manque de vraisemblance et l’ensemble tourne vite à une comédie de boulevard dans laquelle les portes claquent et les amants se cachent dans les placards. </p>
<p>Beaucoup de bruits qui couvrent la voix des comédiens dont on devine souvent les intentions grâce à la précision de leur interprétation. Bruno Raffaelli incarne un Falstaff poussif et laborieux, et les commères, Cécile Brune et Catherine Sauval ne sont guère plus convaincantes. Loïc Corbery, aérien et imprévisible, s’amuse d’un rien en jouant avec son personnage de comédie. Catherine Hiegel interprète une madame Pétule, drôle, fine, intelligente et au caractère bien trempé, sans doute est-ce à cause de cette qualité qui la caractérise dans la vie, que la doyenne a été remerciée il y a quelques jours par le comité du Français ! Une mise en scène qui peine donc à optimiser tout le potentiel d’une troupe d’exception mais qui ne laisse pas le spectateur en reste. Le public rit, haut et fort, en entendant ce festival de mots et en s’amusant de tous les impromptus des comédiens. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] Le joyeuses commères de Windsor <a href="http://www.comedie-francaise.fr" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
De William Shakespeare<br />
Texte français traduit par Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Richard<br />
Mise en scène Andrès Lima<br />
Scénographie Beatriz San Juan<br />
Costumes Renato Bianchi<br />
Lumières Dominique Borrini<br />
Adaptations et musique originale Vincent Leterme<br />
Réalisation sonore Laurent Ménard<br />
Maquillages et coiffures Cécile Kretschmar<br />
Avec Catherine Hiegel, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Andrzej Seweryn, Cécile Brune, Bruno Raffaelli, Christian Blanc, Alexandre Pavloff, Céline Samie, Pierre Vial, Christian Cloarec, Bakary Sangaré, Loïc Corbery, Pierre-Louis Calixte, Serge Bagdassarian, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Christian Hecq, Georgia Scalliet</p>
<p>Du 5 décembre 2009 au 2 mai 2010</p>
<p>Comédie Française<br />
Place Colette<br />
75001 Paris<br />
[/slider]</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La ballade de Simone</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/12/la-ballade-de-simone/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 20:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Ballade]]></category>
		<category><![CDATA[Odja Llorca]]></category>
		<category><![CDATA[Simone de Beauvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Lucernaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Féministe engagée et convaincue, Simone de Beauvoir vit une relation passionnée avec l’écrivain américain Nelson Algren, au moment où elle rédige le « Deuxième sexe ». Les hommes gèrent le monde et la femme succombe à la tentation de se consacrer entièrement à son mariage. Douloureuse réalité sociale contre laquelle Simone de Beauvoir s’insurge lorsqu’elle rédige le texte fondateur de la pensée féministe du XXe siècle. L’égalité des deux sexes offrirait-elle plus de liberté à l’un et à l’autre ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Féministe engagée et convaincue, Simone de Beauvoir vit une relation passionnée avec l’écrivain américain Nelson Algren, au moment où elle rédige le « Deuxième sexe ». </p>
<p>Les hommes gèrent le monde et la femme succombe à la tentation de se consacrer entièrement à son mariage. Douloureuse réalité sociale contre laquelle Simone de Beauvoir s’insurge lorsqu’elle rédige le texte fondateur de la pensée féministe du XXe siècle. L’égalité des deux sexes offrirait-elle plus de liberté à l’un et à l’autre ? Simone pose la question de l’existence d’une identité féminine, ce dont elle fait part à cet écrivain atypique avec lequel elle entretient une brûlante relation épistolaire. Les mille et une nuits de Saint-Germain des Prés revivent dans ses correspondances tout comme le désir d’une femme dont l’engagement demeure entier. Ses nombreuses lectures, ses voyages, son dévouement pour Sartre, ses observations irritantes sur les sociétés qu’elle fréquente, ses opinions sur l’idéologie Gaulliste constituent la trame d’une ballade riche, fine et sensible. </p>
<p><strong>En voiture Simone</strong><br />
<div  id="attachment_2641" class="wp-caption alignright" style="width: 203px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Simone-de-Beauvoir.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2640];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Simone-de-Beauvoir-203x300.jpg" alt="Crédit photo Johannes Von Saurma" title="Simone de Beauvoir" width="203" height="300" class="size-medium wp-image-2641" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Johannes Von Saurma</p></div>La Simone du « Deuxième sexe », de « La force des choses » et des « Lettres à Nelson Algren » enrichit une dramaturgie qui joue la carte du défi, celle de mettre une femme emblématique face à son intimité. Des extraits de chaque œuvre servent un texte espiègle, qui s’impose comme une incitation à la pensée joyeuse. Chaque ouvrage est découvert et exploité sans tenter l’expérience de l’incarnation ronflante et souvent caricaturale. Nadine Darmon exploite le rêve d’une pensée découverte par deux comédiennes pleines de vitalité et d’élégance qui s’amusent avec les mots qu’elles s’approprient tout au long du spectacle.</p>
<p>« Passeurs » d’une parole révolutionnaire avec un ton très contemporain, la mise en abîme est exceptionnelle et délicieusement heureuse. La scénographie met en transparence la juxtaposition de deux époques résolument proches à l’aide d’un rideau tissé de fil blanc que les actrices traversent comme un miroir. Les coulisses du désir sont mises à nu et offertes au public qui participe d’une complicité rieuse aux commentaires des deux femmes qui échafaudent toute une réflexion sur l’équilibre des deux sexes. Un jeu de lumières, conçu par Olivier Vallet, obscurcit ou éclaire le discours de deux générations, de ceux qui ont lu ou n’ont pas lu Simone. </p>
<p>Une ballade heureuse, rythmée et en chansons, interprétées par deux talentueuses comédiennes qui portent en gloire le trophée du féminisme avec humour, spontanéité et fraîcheur. La voix d’Odja Llorca révèle les fêlures d’une sensibilité exacerbée, qui s’engage avec toujours autant de générosité dans les rôles qu’elle interprète. Coiffée à la garçonne et habillée comme une rebelle, son image contraste avec celle très élégante et féminine de Michelle Brûlé, délicieuse dans son rôle de femme sérieuse, ironique et musicienne. Son accordéon accompagne les chansons qu’interprète Odja Llorca et de Boris Vian à Juliette Gréco, la ballade est toujours heureuse d’un sexe à l’autre. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] La ballade de Simone <a href="http://www.lucernaire.fr" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
Adaptation de Michelle Brûlé<br />
Mise en scène de Nadine Darmon<br />
Scénographie Denis Malbos<br />
Lumières Olivier Vallet<br />
Avec Michelle Brûlé et Odja Llorca<br />
Jusqu’au 23 janvier 2010<br />
Du mardi au samedi à 21h</p>
<p>Théâtre du Lucernaire<br />
53 rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris<br />
Réservations : 01 45 44 57 34[/slider]</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Loup &#8211; Les Contes du chat perché</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/12/le-loup-les-contes-du-chat-perche/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 13:41:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Recluses dans la maison familiale, deux fillettes jouent à l’ombre du regard moralisateur de leurs parents. Mais le Loup rode, il a faim et lui aussi a envie de s’amuser. Une maison perdue au milieu de la forêt, d’où retentissent les rires coquins de Delphine et Marinette, s’offre aux regards inquisiteurs du Loup. Les babines humides, la truffe frémissante et la queue en panache, le Loup rode et tente de pénétrer l’espace interdit aux étrangers. Certes, le Loup a mangé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Recluses dans la maison familiale, deux fillettes jouent à l’ombre du regard moralisateur de leurs parents. Mais le Loup rode, il a faim et lui aussi a envie de s’amuser. </p>
<p>Une maison perdue au milieu de la forêt, d’où retentissent les rires coquins de Delphine et Marinette, s’offre aux regards inquisiteurs du Loup. Les babines humides, la truffe frémissante et la queue en panache, le Loup rode et tente de pénétrer l’espace interdit aux étrangers. Certes, le Loup a mangé un agneau, le petit chaperon rouge et sa grand-mère, s’est cassé les dents sur la maison du troisième petit cochon, il guette ses nouvelles proies aux abords de la maison des deux fillettes, mais la magie du conte opère et le Loup devient bon lorsqu’il rencontre Delphine et Marinette. Dans le plus grand secret, il joue, s’amuse et rie avec les deux enfants qui, heureuses de partager une complicité si singulière, lui propose de jouer au Loup. </p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelleloup1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2630];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelleloup1-300x263.jpg" alt="visuelleloup" title="visuelleloup" width="300" height="263" class="aligncenter size-medium wp-image-2633" /></a></p>
<p><strong>Le Loup attrapé par la queue</strong><br />
Marcel Aymé avait l&#8217;art de se mettre à dos les cercles politiquement corrects y compris l&#8217;Éducation nationale dans son ensemble puisqu&#8217;on ne l&#8217;étudie plus au collège, ou au lycée à l&#8217;exception de « Les Contes du chat perché » en cycle primaire. Véronique Vella a fait de ce conte, « Le Loup », une pièce délicieuse « tout public » dont le texte d’origine n’est en rien altéré.  Les parties narratives du conte, interprétées par les comédiens, constituent une vaste didascalie et livrent de nombreuses informations qui permettent aux acteurs d’aborder le texte dans sa profondeur, sans pour autant montrer ou faire ce qui est dit. Les parties dialoguées en sont d’autant plus savoureuses qu’elles se situent au plus près de la sensibilité des personnages.</p>
<p> Une composition envisagée comme une partition musicale qui alterne l’interprétation et le chant, donnant du rythme, de la tonicité et de l’espièglerie à la mise en scène. Des tic-tac d’horloge, des meubles qui grincent, des bois qui craquent créent l’univers sonore de l’intérieur, lorsque à l’extérieur retentissent les sons de la forêt qui finissent par pénétrer, accompagnés du Loup, dans l’espace clos et interdit des jeunes filles. La dimension oppressante de tous les objets quotidiens de la maison volent en éclat lorsque le Loup est accepté dans l’aire de jeu des enfants. Un loup au grand cœur, bon et joueur, lorsque son appétit dévorant est mis en veilleuse au profit d’une aventure humaine très enrichissante. </p>
<p>S’ouvrir aux autres, se risquer à partager des moments de complicité avec ce qui demeure inconnu, est une belle morale que Véronique Vella fait sienne dans un décor sylvestre d’exception réalisé par Eric Ruf qui possède l’art de traiter l’univers végétal avec une remarquable magie. Une maison de bois aux volets et percées closes, s’ouvrent à la nature d’une poésie saisissante, lorsque le Loup y pénètre. Des bourrasques de neiges, une lumière changeante qui permet de passer d’une ambiance inquiétante à une polychromie des matériaux, accompagnent l’intrusion du Loup dans la maison des fillettes. Des parents rustres (Sylvia Bergé et Jérôme Pouly) qui pensant bien faire, sermonnent leurs petites filles à propos du Loup. Delphine (Florence Viala) tout simplement exquise et au regard espiègle, joue de cette forte complicité avec sa sœur Marinette (Elsa Lepoivre), pour faire entrer le Loup dans la maison. Un Loup plein de charme, tendre et attachant, s’attire les faveurs des deux enfants avec lesquels il joue avec sincérité. Michel Vuillermoz, à la fois fragile et menaçant, incarne tous les loups que la littérature a pu enfanter, avec une justesse étonnante et une puissance érotique à peine perceptible. Il donne ses lettres de noblesse à un personnage dont on n’a pas fini de parler. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] Le Loup &#8211; Les Contes du chat perché<a href="http://www.comediefrancaise.fr" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
De Marcel Aymé<br />
Mise en scène de Véronique Vella<br />
Décor Eric Ruf<br />
Lumières Arnaud Jung<br />
Costumes Virginie Merlin<br />
Réalisation sonore Jean-Luc Ristord<br />
Avec Sylvia Bergé, Florence Viala, Jérôme Pouly, Michel Vuillermoz, Elsa Lepoivre<br />
Du 26 novembre 2009 au 17 janvier 2010<br />
Studio Théâtre<br />
Galerie du Carrousel du Louvre<br />
99 rue de Rivoli, 75001 Paris<br />
[/slider]    </p>
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		<title>Dans le jardin de mon père</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/12/dans-le-jardin-de-mon-pere/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 07:02:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de la poésie]]></category>
		<category><![CDATA[père]]></category>

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		<description><![CDATA[De retour au pays natal, le voyageur infatigable entre au jardin pour mettre en terre celle qui l’a fait naître. Voilà bien longtemps que l’homme n’est plus retourné au pays . Sa douleur incompressible, supportée comme un portement de croix, le mène jusqu’à un jardin où un premier gardien l’interpelle. C’est Jésus crucifié qui le sermonne à propos de sa vie, ses nombreux voyages, ses fuites sans doute. Aux portes du jardin, le chemin des retrouvailles semble bien long pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De retour au pays natal, le voyageur infatigable entre au jardin pour mettre en terre celle qui l’a fait naître. </p>
<p>Voilà bien longtemps que l’homme n’est plus retourné au pays . Sa douleur incompressible, supportée comme un portement de croix, le mène jusqu’à un jardin où un premier gardien l’interpelle. C’est Jésus crucifié qui le sermonne à propos de sa vie, ses nombreux voyages, ses fuites sans doute. Aux portes du jardin, le chemin des retrouvailles semble bien long pour mettre en terre celle qui a vu naître son Ulysse, éternel voyageur. La piété filiale est touchante, mais la douleur au ventre déchirante et les montagnes constituent rapidement le refuge idéal pour échapper à autant d’émotions. La mort offre une vue imprenable sur une topographie bien réelle et vivante, dessinant les abîmes de sa naissance, que l’homme regarde avec candeur. L’heure est venue de se visiter soi-même, poète en devenir, l’enfant retrouve les lieux de mémoire qui l’ont vus grandir. La maison au bord de l’eau ravive des souvenirs salvateurs. </p>
<div  id="attachment_2625" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visueljardindemonpère.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2624];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visueljardindemonpère-300x233.jpg" alt="Crédit photo Béatrice Logeais" title="visueljardindemonpère" width="300" height="233" class="size-medium wp-image-2625" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Béatrice Logeais</p></div>
<p><strong>Un clair-obscur saisissant </strong><br />
Poète engagé, Claude Guerre porte à la scène un « texte de deuil », comme il se plaît à le nommer. Douleur existentielle, mal être qui porte en germe tout le génie d’une âme sensible et généreuse, ce poème en dit long à propos de la méditation funeste d’une mort entr’aperçue. Ulysse a fait un long voyage au pays des rêves et songe à donner son obole à Charron. 2250 vers de huit et de neuf, des masculins et des féminins, au genre improbable, composent une partition riche d’émotion et de vérité. Dans la salle voûtée de la Maison de la Poésie, le dispositif scénique joue la carte de la sobriété et invite à la méditation. Dans un espace quadrangulaire, le poète vêtu de noir, investit la géométrie de son intimité pour affronter la mort et s’en saisir. Entre ombre et lumière, les mots jaillissent, pleins de vitalité, dans un jardin silencieux du Luberon. Le voyage nocturne s’annonce trépidant et la voix du poète en restitue le rythme haletant, avec ce sens de la rupture qu’il maîtrise si bien. Captivant dès les premiers vers, Claude Guerre, embarque le public dans ce train de nuit de Bordeaux à Nîmes, jouant d’une diction qui s’amuse du rythme déchaîné des rails. Une voix émue et vacillante, porte les fêlures d’un homme mature dont une bonne partie du chemin semble parcourue. Des touches d’humour, rehaussent une composition espiègle pour mieux se tourner vers les profondeurs du deuil et son émotion pleine de vitalité. Talentueux orateur au regard candide, fragile et émouvant, Claude Guerre enchaîne les vers et avec eux des ambiances, des sensations, qui révèlent le cheminement d’une âme bouleversée.<br />
Touchant de vérité et déchirant de sincérité, Claude Guerre évoque la mort avec une drôlerie vivifiante. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] Dans le jardin de mon père<a href="http://www.maisondelapoesieparis.com" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
Texte, mise en scène, jeu Claude Guerre<br />
Regard mise en scène Lise-Marie Barré<br />
Lumière, scénographie Antoine Gallienne</p>
<p>Du 26 novembre au 20 décembre 2009<br />
du mercredi au samedi à 19 h, dimanche 17h</p>
<p>Maison de la Poésie<br />
Passage Molière<br />
157 rue Saint-Martin, 75003 Paris<br />
Réservations : 01 44 54 53 00<br />
[/slider]</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Timon d’Athènes</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/11/timon-dathenes/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 06:18:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Athènes]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de la poésie]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Timon]]></category>

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		<description><![CDATA[Riche citoyen d’Athènes, Timon, entouré de ses nombreux prétendants, donne sans compter. Mais bientôt ruiné, il s’adresse à ses amis et débiteurs qui finalement, l’abandonnent. Timon, seigneur athénien, mène une fastueuse existence, entouré de flatteurs qu&#8217;il croit être ses amis et qu&#8217;il couvre de cadeaux ; jusqu&#8217;au jour où, les dettes l&#8217;assaillant, ses courtisans se dérobent et leur ingratitude cause la ruine de Timon. Abandonné de tous, même des sénateurs qu&#8217;il avait aidés à remettre à flot les caisses de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Riche citoyen d’Athènes, Timon, entouré de ses nombreux prétendants, donne sans compter. Mais bientôt ruiné, il s’adresse à ses amis et débiteurs qui finalement, l’abandonnent. </p>
<p>Timon, seigneur athénien, mène une fastueuse existence, entouré de flatteurs qu&#8217;il croit être ses amis et qu&#8217;il couvre de cadeaux ; jusqu&#8217;au jour où, les dettes l&#8217;assaillant, ses courtisans se dérobent et leur ingratitude cause la ruine de Timon. Abandonné de tous, même des sénateurs qu&#8217;il avait aidés à remettre à flot les caisses de l&#8217;état, sa naïveté cède la place à une rage intense et amère, dirigée contre l&#8217;espèce humaine tout entière. Il s&#8217;exile et trouve refuge dans une grotte, un coin désolé où il peut laisser éclater sa haine envers l&#8217;homme. D&#8217;un extrême à l&#8217;autre, de la philanthropie à la misanthropie, la pièce se déroule en deux temps bien distincts : l&#8217;on passe d&#8217;un univers où règnent fausseté, luxure, corruption et illusion tragique à un monde dépouillé mais toujours grouillant de créatures humaines avides et déshumanisées.</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visueltimon.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2616];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visueltimon-300x273.jpg" alt="visueltimon" title="visueltimon" width="300" height="273" class="aligncenter size-medium wp-image-2617" /></a></p>
<p><strong>Une déclamation bien singulière</strong><br />
Bien qu&#8217;appartenant au cycle des grandes tragédies shakespeariennes, « Timon d’Athènes » a été peu joué, attirant rarement les foules : cette pièce déroute par ses aspects formels et ses visées philosophiques austères et complexes, par une action qui se résume à des échanges verbaux et des soliloques (une tragédie sans meurtres sanglants ni lamentations féminines&#8230;). Sophie Couronne s’est employée à retraduire Shakespeare dans un souci de modernité, basculant dans un univers qui s’apparente au Slam et au Spoken Word afin de restituer une langue vivifiante et réactive. La déclamation est à l’honneur pour  faire entendre une œuvre patrimoniale dans un style assez singulier, le Slam, dont s’empare Razerka Ben Sadia-Lavant, pour mettre en voix un Shakespeare dépoussiéré, et porté à la scène par des artistes venant d’horizon différent. Jubilation d’une parole dite en rafales par des comédiens, des rappeurs, des slameurs et des musiciens qui investissent l’aire de jeu pour gifler le public avec leurs mots. </p>
<p>Joutes verbales, monologues, soliloques, effet de scansion de la prosodie anglaise, chaque personnage expose sa trajectoire et prend la parole pour convaincre une assistance attentive. Sur un plateau dépouillé, les différentes personnalités qui prennent la parole, se croisent, s’affrontent ou s’adressent directement au public afin de faire entendre un texte puissant et porté par la musique. Un canapé sur lequel s’assoient parfois les intervenants, un micro placé à l’avant de la scène, une batterie et des instruments aux notes métalliques, sont disposés dans l’arène imprévisible et jubilatoire de la parole lâchée comme une salve. Des vêtements suspendus à des portants, permettent aux conteurs d’en changer tout au long de l’histoire et d’exalter l’opulence qui caractérise le propos de la pièce. Shakespeare et le slam, une rencontre bien singulière qui réunit des artistes très différents, partageant tous cette envie de dire, avec un engagement du corps et de la voix, la puissance poétique du texte. Le mélange est audacieux, mais la mayonnaise ne prend pas, le manque d’émotion trahit cruellement l’absence de réflexion nécessaire pour porter un tel projet à la scène. Dire Shakespeare en slamant, en psalmodiant, en déclamant etc… peut se justifier dès lors que le projet ne sert pas de prétexte à n’importe quelle expérience scénique qui permet de dire « On l’a fait ! ». De plus, chaque intervenant arrive dans l’aire de jeu avec sa propre représentation de la scène qui verse bien souvent dans la caricature outrancière liée à une perception fausse du théâtre. Les amateurs de slam n’y verront cependant que du feu et vivront cette expérience comme un moment d’exception. Ah, la magie du théâtre !!!</p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] Timon d’Athènes <a href="http://www.maisondelapoesieparis.com" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
Shakespeare and slam<br />
D’après “La vie de Timon d’Athènes” de William Shakespeare<br />
Mise en scène Razerka Ben Sadia-Lavant<br />
Adaptation libre Sophie Couronne<br />
En collaboration avec Razerka Ben Sadia-Lavant<br />
Conception sonore Doctor L.<br />
Avec Denis Lavant, Casey, D’de Kabal, Marie Payen, Mike Ladd, Doctor L.</p>
<p>Du 25 novembre au 13 décembre 2009 </p>
<p>Maison de la Poésie<br />
Passage Molière<br />
157 rue Saint-Martin, 75003 Paris<br />
Réservations : 01 44 54 53 00<br />
[/slider]</p>
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		<item>
		<title>Déjà 10 ans pour Heyoka Jeunesse</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/11/deja-10-ans-pour-heyoka-jeunesse/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 20:59:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Côté Cour]]></category>

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		<description><![CDATA[« Heyoka », un langage de sioux « Heyoka » un petit Indien pas comme les autres qui a inspiré les éditions Actes Sud et le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN, pour baptiser la collection de pièces de théâtre contemporain jeune public. Ainsi, est née la collection « Heyoka Jeunesse » en 1999, privilégiant cette part de rêve et de liberté. Des écritures riches et complexes, fantaisistes et ludiques qui abordent le théâtre comme espace symbolique où se jouent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Heyoka », un langage de sioux</strong></p>
<p>« Heyoka » un petit Indien pas comme les autres qui a inspiré les éditions Actes Sud et le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN, pour baptiser la collection de pièces de théâtre contemporain jeune public. Ainsi, est née la collection « Heyoka Jeunesse » en 1999, privilégiant cette part de rêve et de liberté. Des écritures riches et complexes, fantaisistes et ludiques qui abordent le théâtre comme espace symbolique où se jouent les représentations du monde.<br />
En présence des auteurs et des illustrateurs de la collection, des lectures théâtrales et musicales seront proposées. « La vraie fiancée » d’Olivier Py, « Pinok et Barbie » de Jean-Claude Grumberg et « La nuit électrique » de Mike Kenny sont autant d’œuvres de qualité qui seront proposées pour ce cet anniversaire plein de surprises.<br />
Pas besoin de signaux de fumée, c’est au Théâtre des Abbesses que les comédiens du Théâtre de Sartrouville vous attendent pour partager, avec vous, ce moment de plaisir et d’intelligence.</p>
<p>Samedi 5 décembre 2009<br />
De 14h00 à 18h00<br />
Théâtre des Abbesses</p>
<p>31 rue des Abbesses, 75018 Paris</p>
<p><a href="http://www.actes-sud-junior.fr" target="_blank">site web</a><br />
Réservations : 01 55 42 63 16</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les affaires sont les affaires</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2009/11/les-affaires-sont-les-affaires/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 20:07:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Deslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Octave Mirbeau]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Vieux Colombier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=2596</guid>
		<description><![CDATA[Un richissime parvenu, Isidore Lechat, dispose d’un grand quotidien indispensable à ses affaires. Afin de renforcer sa puissance financière et sa surface sociale, il traite deux affaires susceptibles de renforcer encore sa puissance financière et sociale. Au cours d’une semaine passée dans son château du Perche, Isidore Lechat, s’emploie à traiter deux dossiers qui doivent asseoir sa puissance hégémonique dans le domaine des affaires. A la recherche d’un financeur, deux ingénieurs électriciens, Gruggh et Phinck, cherchent un financeur pour exploiter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un richissime parvenu, Isidore Lechat, dispose d’un grand quotidien indispensable à ses affaires. Afin de renforcer sa puissance financière et sa surface sociale, il traite deux affaires susceptibles de renforcer encore sa puissance financière et sociale. </p>
<p>Au cours d’une semaine passée dans son château du Perche, Isidore Lechat, s’emploie à traiter deux dossiers qui doivent asseoir sa puissance hégémonique dans le domaine des affaires. A la recherche d’un financeur, deux ingénieurs électriciens, Gruggh et Phinck, cherchent un financeur pour exploiter une chute d’eau dont les richesses peuvent rapporter gros. Lechat réussit à imposer sa loi et gagne la confiance des deux jeunes gens pour mieux les soumettre à ses désirs d’expansionnisme. Mais le riche financier a aussi pour projet de marier sa fille, Germaine, au fils d’un noble criblé de dettes. Mais la jeune fille refuse de cautionner les malversations de son père dont elle souffre d’avoir à supporter le luxe ostentatoire. Révoltée, intellectuellement et sexuellement émancipée, elle préfère choisir son amant, le chimiste Lucien Garraud, et la liberté. </p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelmirbeau.jpg" rel="shadowbox[sbpost-2596];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/visuelmirbeau-300x263.jpg" alt="visuelmirbeau" title="visuelmirbeau" width="300" height="263" class="aligncenter size-medium wp-image-2597" /></a></p>
<p><strong>Une pièce qui se suffit à elle-même</strong><br />
L’œuvre d’Octave Mirbeau, écrite en 1903, avait été ostracisée par le comité de lecture de la Comédie-Française, pour finalement être représentée, avec succès, le 20 avril 1903, pour cinquante-huit représentations. Quelques décennies plus tard, la pièce semble, plus que jamais, d’actualité et porte en germe toutes les malversations qui caractérisent une société dirigée par des malfrats. Faire des affaires juteuses pour gagner beaucoup d’argent et à n’importe quel prix, voici le credo d’Isidore Lechat qui règne en maître sournois, cynique et cruel sur le monde des affaires. Mirbeau propose un texte aussi terrible que féroce, portant en germe une modernité déconcertante où l’argent exclut la pitié, le sentiment et la morale, et se suffit à lui-même. </p>
<p>Marc Paquien s’empare de ce chef-d’œuvre impitoyable pour en restituer la dimension grinçante et sans retour. L’ensemble de la composition se révèle tout en demie-teinte et peine à porter un morceau d’anthologie de la littérature du début du XXe siècle avec simplicité. Une mise en scène trop didactique, prévisible et noyant les comédiens dans la vastitude d’un espace monumental imaginé par le scénographe Gérard Didier. Mais le vide n’évite pas le danger, et la réalisation scénique de Marc Paquien s’affirme davantage par le manque de sobriété que par la mise en abîme élégante et sauvage d’une œuvre dont il n’est pas nécessaire de vouloir, à tout prix, mettre en relief la cruauté du propos en forçant le trait. Tout est dit comme si le metteur en scène craignait de ne pas être entendu ou compris comme il l’avait envisagé.</p>
<p> Les comédiens se perdent sur une aire de jeu trop vaste, errant dans un décor qui hésite entre dépouillement et baroque assumé. Néanmoins, les comédiens sont exceptionnels et Gérard Giroudon campe un Isidore Lechat diabolique et fourbe tout au long de la pièce. L’homme est tout simplement confondant. Claude Mathieu, touchante et si sincère, en Madame Lechat, échange quelques duos de grande qualité avec sa fille, Françoise Gillard, touchante et rebelle. Les différentes tessitures se mêlent harmonieusement mais de manière assez sourde et il faut souvent tendre l’oreille pour entendre ce que nous chuchotent les comédiens.<br />
Mais les affaires sont les affaires et un peu de cruauté servie avec autant d’excellence fait toujours réagir. </p>
<p>[slider title="INFORMATIONS &#038; DETAILS"] Les affaires sont les affaires <a href="http://www.comedie-française.fr" target="_blank" class="Hslide">(site web)</a><br />
De Octave Mirbeau<br />
Mise en scène Marc Paquien<br />
Décor Gérard Didier<br />
Costumes Claire Risterucci<br />
Lumières Dominique Bruguière<br />
Son Anita Praz<br />
Avec Gérard Giroudon, Claude Mathieu, Michel Favory, Françoise Gillard, Nicolas Lormeau, Clément Hervieu-Léger, Adrien Gamba-Gontard, Gilles David, Chloé Schmutz</p>
<p>Du 18 novembre 2009 au 3 janvier 2010  </p>
<p>Théâtre du Vieux Colombier<br />
21 rue du Vieux Colombier<br />
75006 Paris<br />
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