<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Théâtrorama, le panorama du spectacle bien vivant &#187; Agathe Parmentier</title>
	<atom:link href="http://www.theatrorama.com/author/agathe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.theatrorama.com</link>
	<description>Panorama du spectacle bien vivant</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 12:23:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Courteline en dentelles</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/06/courteline-en-dentelles-2/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/06/courteline-en-dentelles-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2011 16:46:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Courteline]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=4531</guid>
		<description><![CDATA[Désireux de taper trois grands coups, le théâtre des Bouffes du Nord clôt sa saison 2010-2011 sur ces sept pièces en un acte de Georges Courteline servies par le couple Michel Fau/Jérôme Deschamps, que l’on retrouve évidemment à la mise en scène. Au programme : 26, Le Gora, Ma femme est en voyage, Mentons bleus, Le maître de forges, L’illustre Piegelé et Gros chagrin. Inutile de préciser que l’on arrive aux Bouffes du Nord avec certaines attentes quant à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Désireux de taper trois grands coups, le théâtre des Bouffes du Nord clôt sa saison 2010-2011 sur ces sept pièces en un acte de Georges Courteline servies par le couple Michel Fau/Jérôme Deschamps, que l’on retrouve évidemment à la mise en scène. Au programme : 26, Le Gora, Ma femme est en voyage, Mentons bleus, Le maître de forges, L’illustre Piegelé et Gros chagrin.</p>
<p>Inutile de préciser que l’on arrive aux Bouffes du Nord avec certaines attentes quant à la rencontre de deux monstres sacrés du théâtre français contemporain au service des textes caustiques de leur aîné. Cette rencontre est l’occasion pour les spectateurs de redécouvrir ou, plus surement, de découvrir l’univers absurde et les textes mordants de ce dramaturge et romancier français – par ailleurs inventeur du conomètre &#8211; ayant œuvré, entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle, pour dénoncer la bêtise de ses contemporains. Fin observateur de son temps, l’auteur offre au travers de ses pièces en un acte la quintessence de l’imbécilité du quotidien, saisie depuis le bistrot parisien où il avait pris ses habitudes plusieurs années durant.</p>
<div  id="attachment_4532" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/slider1_courteline-2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4531];player=img;"><img class="size-medium wp-image-4532" title="Courteline en dentelles" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/slider1_courteline-2-300x166.jpg" alt="" width="300" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Joachim Olaya</p></div>
<p><strong>Arsenic et vieilles dentelles</strong><br />
Dans un décor réduit à rien au milieu de la superbe salle du théâtre de Peter Brook, costume trois pièces, nœud papillon et partition de chef d’orchestre posée devant eux, les deux compères en imposent. Ouvrant le spectacle, le réjouissant et absurde texte 26 sur lequel Jérôme Deschamps invoque l’esprit délicieusement moqueur des pièces de la troupe Deschamps &amp; Makeïeff offre un début prometteur. Pourtant, la plaisanterie potache tourne rapidement court et l’heure qui promettait d’être réjouissante s’étire péniblement. Sans chercher à repousser les limites de leur talent, sans parvenir à apporter une valeur ajouté au texte de Courteline, le couple Fau/ Deschamps se complait dans un comique forcé, sans finesse, souvent proche du pire du théâtre de boulevard. Même si les deux artistes qui n’ont rien à prouver s’amusent visiblement et que leur complicité est palpable, on regrette qu’ils ne se soucient pas plus de l’éventualité de perdre leur public en route. Les textes choisis s’égrainent, inégaux dans leur mise en scène, sans que l’étincelle ne vienne vraiment. Beaucoup de bruit pour rien ? Sans doute.</p>
<p><em>Courteline en dentelles<br />
Textes de Georges Courteline<br />
Mise en scène de Jérôme Deschamps<br />
Avec Michel Fau et Jérôme Deschamps<br />
Jusqu’au 25 juin 2011 au Théâtre des Bouffes du Nord puis en tournée<br />
Du mardi au samedi à 19h</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre des Bouffes du Nord<br />
37 bis Boulevard de la Chapelle<br />
75010 Paris<br />
<a href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank"> Site web</a><br />
Réservations : 01 46 07 34 50</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/06/courteline-en-dentelles-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Shakespeare is dead, get over it!</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/06/shakespeare-is-dead-get-over-it/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/06/shakespeare-is-dead-get-over-it/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 16:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Rond Point]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=4516</guid>
		<description><![CDATA[Un titre grinçant, un texte accrocheur servi par une troupe de jeunes acteurs pleins de talents, voilà ce que promets le Théâtre du Rond-Point en programmant cette pièce de Paul Pourveur mise en scène par le collectif Ildi ! Eldi. Un couple, une poignée d’altermondialistes, William Shakespeare et Jean-Luc Godard. Les pièces maîtresses de l’intrigue en place, le récit peut débuter : Anna et William se rencontrent à l’occasion d&#8217;une rétrospective Godard. Leur histoire serait sans doute née sous de meilleurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un titre grinçant, un texte accrocheur servi par une troupe de jeunes acteurs pleins de talents, voilà ce que promets le Théâtre du Rond-Point en programmant cette pièce de Paul Pourveur mise en scène par le collectif Ildi ! Eldi.</p>
<p>Un couple, une poignée d’altermondialistes, William Shakespeare et Jean-Luc Godard. Les pièces maîtresses de l’intrigue en place, le récit peut débuter : Anna et William se rencontrent à l’occasion d&#8217;une rétrospective Godard. Leur histoire serait sans doute née sous de meilleurs auspices, s’ils avaient été en mesure de déterminer s’il s’agissait de la projection du Mépris ou de Deux ou trois choses que je sais d’elle. La seule donnée fiable quant à cette rencontre est qu’elle a lieu un 5 août. Nos deux héros, obnubilés par les asynchronismes et les contradictions qui émaillent leur relation, laissent grandir entre eux l’incompréhension et finissent par passer à côté de ce qui devrait être leur histoire d’amour. Au travers de son récit, Paul Pourveur évoque les relations qu’on noue par défaut, le manque de certitudes quant à ses sentiments et quant à ceux de l’autre. Et de fait, l’ombre de la tragédie shakespearienne plane constamment au dessus du couple.</p>
<div  id="attachment_4517" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Shakespeareisdead.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4516];player=img;"><img class="size-medium wp-image-4517" title="Shakespeare is dead" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Shakespeareisdead-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text"> © Giovanni Cittadini Cesi</p></div>
<p><strong> « William et Anna ont parfois l’impression que leurs conversations sont un problème mathématique. L’un part de la gare A à du 70km à l’heure, l’autre part de la gare B à du 120 km. Où vont-ils se rencontrer ? Vont-ils seulement se rencontrer un jour ? »</strong></p>
<p>Drôle, amer et souvent juste, le texte de Pourveur dénonce tour à tour une société trop libérale et des individus trop prompts à se complaire dans l’évitement pour s’assurer un semblant de satisfaction. S’ils ne sont pas totalement épargnés, les clichés se font sourds, laissant toute la lumière à l’adaptation faite par les quatre membres du collectif Ildi ! Eldi.<br />
Fragmentée et lacunaire, la pièce est mixée et remixée, offrant un rendu extrêmement vivant malgré le parti pris de faire une place importante à la narration. Passant d’un personnage à un autre, faisant glisser de larges panneaux qui composent et recomposent un décor coloré et abstrait, Sophie Cattani, Odja llorca, Antoine Oppenheim et François Sabourin, offrent une mise en scène originale et dynamique d’un texte ne manquant pas de relief. Intelligemment servi par des artistes complices, ce Shakespeare is dead, get over it!  est réjouissant… Si Shakespeare est mort, il doit surement être temps de s’en remettre !</p>
<p><em>Shakespeare is dead, get over it!<br />
de Paul Pourveur<br />
Mise en scène et jeu : Sophie Cattani, Odja Llorca, Antoine Oppenheim et François Sabourin<br />
Du 7 juin au 2 juillet à 20h30 (le dimanche à 15h30)</em></p>
<p><em>Théâtre du Rond-Point<br />
2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris<br />
<a href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">Site web</a><br />
Réservations : 01 44 95 98 21</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/06/shakespeare-is-dead-get-over-it/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le récit de la servante Zerline</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/05/le-recit-de-la-servante-zerline/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/05/le-recit-de-la-servante-zerline/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 May 2011 17:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[athénée]]></category>
		<category><![CDATA[zerline]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=4395</guid>
		<description><![CDATA[Clôturant la saison 2010-2011 de l’Athénée, ce monologue extrait d’une nouvelle traduction du  texte d’Hermann Broch Les Irresponsables et mis en scène par Yves Beaunesne saisit le spectateur par sa justesse, sa violence et sa sensualité. La scène se passe dans une chambre de bonne sous le toit éventré de la demeure d’un baron et de sa famille. Un locataire sans charme vaque à ses occupations lorsque pénètre dans la pièce la servante Zerline. Cette dernière entame un monologue qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div  id="attachment_4396" class="wp-caption alignright" style="width: 197px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Zerline-8.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4395];player=img;"><img class="size-medium wp-image-4396" title="Zerline 8" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Zerline-8-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Guy Delahaye</p></div>
<p>Clôturant la saison 2010-2011 de l’Athénée, ce monologue extrait d’une nouvelle traduction du  texte d’Hermann Broch Les Irresponsables et mis en scène par Yves Beaunesne saisit le spectateur par sa justesse, sa violence et sa sensualité.</p>
<p>La scène se passe dans une chambre de bonne sous le toit éventré de la demeure d’un baron et de sa famille. Un locataire sans charme vaque à ses occupations lorsque pénètre dans la pièce la servante Zerline. Cette dernière entame un monologue qui se poursuit du crépuscule à l’aube. De cette logorrhée à la fois violente et captivante, ressort, par bribes, le récit de l’histoire des habitants de la maison : histoires de trahisons et d’amours sans beauté, féroces et sensuelles. Forte de ses blessures, Zerline évoque sans fard la faiblesse des âmes qu’elle a côtoyées. Clairvoyante et parfois encore aveuglée par ses désirs d’antan, la vieille servante met à jour le jeu des rapports de force qui se jouent dans les relations entre amants ou entre le maître et son serviteur.</p>
<p><strong>« Ils étaient craintifs, oui, mais prudents, non ! »</strong><br />
Au-delà de la critique des masques dont se parent la bourgeoisie &#8211; dont il était lui-même issu -, Hermann Broch offre par ce monologue une analyse d&#8217;une finesse perturbante de la psychologie féminine. Dans la bouche de Marilù Marini, le texte traduit par Marion Bernède se révèle captivant. Qu’elle évoque les tourments de son âme ou le plaisir ressenti lors des étreintes avec son amant, cette Zerline aux traits durs et à la langue crue fascine son auditoire.</p>
<p>Dans le décor réalisé par Damien Caille-Perret, les couleurs sont douces, volontairement ternes. Délicatement nimbée par le jeu de lumière créé par Joël Hourbeigt, toute la scène semble se polariser sur la comédienne argentine qui illumine presque littéralement la pièce. Parfaitement rodée, la mise en scène délicatement chorégraphiée d’Yves Beaunesne est au service de son actrice et de la puissance du texte de Broch. Le résultat, est à la fois brutal et sensuel. Une réussite, tout simplement.</p>
<p><em>Le récit de la servante Zerline<br />
D’ Hermann Broch<br />
Mise en scène d’Yves Beaunesne<br />
Avec Marilù Marini et Brice Cousin<br />
Du 12 au 28 mai 2011</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre Athénée- Louis-Jouvet<br />
7 rue Boudreau, 75009 Paris<br />
<a href="http://www.athenee-theatre.com" target="_blank"> Site web</a><br />
Réservations : 01 53 05 19 19</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/05/le-recit-de-la-servante-zerline/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Joyeuses commères de Windsor</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/03/les-joyeuses-commeres-de-windsor-2/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/03/les-joyeuses-commeres-de-windsor-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 19:07:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie française]]></category>
		<category><![CDATA[commères]]></category>
		<category><![CDATA[windsor]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=4171</guid>
		<description><![CDATA[Dix-septième pièce de Shakespeare entrée à la Comédie Française, Les Joyeuses commères de Windsor sont à nouveau mises à l’honneur par le théâtre parisien dans la mise en scène d&#8217;Andrés Lima déjà présentée en 2009. Le metteur en scène espagnol qui avait déjà dirigé la troupe des Comédiens-Français en 2008 avec son Bonheur !, reprend possession de la salle Richelieu où il invoque une nouvelle fois l’univers fantasque cher au dramaturge élisabéthain. Tout juste arrivé à Windsor et soucieux de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dix-septième pièce de Shakespeare entrée à la Comédie Française, Les Joyeuses commères de Windsor sont à nouveau mises à l’honneur par le théâtre parisien dans la mise en scène d&#8217;Andrés Lima déjà présentée en 2009. Le metteur en scène espagnol qui avait déjà dirigé la troupe des Comédiens-Français en 2008 avec son Bonheur !, reprend possession de la salle Richelieu où il invoque une nouvelle fois l’univers fantasque cher au dramaturge élisabéthain.</p>
<div  id="attachment_4172" class="wp-caption alignright" style="width: 199px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Commères.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4171];player=img;"><img class="size-medium wp-image-4172" title="Commères" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Commères-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Cosimo Mirco Magliocca</p></div>
<p>Tout juste arrivé à Windsor et soucieux de maintenir son train de vie, Sir John Falstaff se pique de faire la cour à Mesdames Duflot et Lepage, deux respectables notables de la ville. En dépit du bon sens, il adresse deux lettres jumelles aux amies qui ne tardent pas à découvrir le pot aux roses. Décidées à punir le vieillard de ses vices, les deux matrones décident de feindre leur amour pour piéger et ridiculiser le grigou.</p>
<p><strong>« Je trouverais 20 tourterelles lubriques avant de trouver un homme chaste ! »</strong><br />
A mi-chemin entre le vaudeville et le conte de taverne, on entre dans cette mise en scène comme on entrerait dans une étrange rêverie. Clin d&#8217;œil à l&#8217;univers fantastique du Songe d&#8217;une Nuit d&#8217;Eté, il se dégage du travail de Lima et de ses partenaires une poésie et un esthétisme proprement enchanteurs.<br />
Si la mise en abîme des premiers instants tend à égarer le spectateur au milieu des rires tonitruants des personnages, la magie ne tarde pas opérer. Bientôt, des arbres en carton tombent avec fracas sur scène et les actes s&#8217;égrènent sans que l’on y prenne garde. Les acteurs rivalisent de drôlerie, maîtrisant un jeu toujours pertinemment à la frontière de l&#8217;excès. Parmi eux, on nommera Cécile Brune dans le rôle de Madame Lepage et Christian Hecq dans celui de Monsieur Duflot, Alexandre Pavloff et Loïc Corbery dans le rôle des prétendants de la jeune Anne Lepage. Il est également nécessaire de saluer le travail de traduction de Jean-Michel Déprats et de Jean-Pierre Richard parvenus à rendre toute la finesse shakespearienne. Dame Page et Dame Ford devenues Mesdames Lepage et Duflot, on chante Satisfaction en VF. L’esprit est là, les clins d’œil aux « temps modernes » aussi. En un mot ? Réjouissant !</p>
<p><em>Les Joyeuses commères de Windsor<br />
De William Shakespeare<br />
Mise en scène d&#8217;Andrés Lima<br />
Avec Catherine Hiegel, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Andrzej Seweryn, Cécile Brune, Bruno Rafaelli, Christian Blanc, Alexandre Pavloff, Céline Samie, Pierre Vial, Christian Cloarec, Bakary Sangaré, Loïc Corbery, Pierre Louis-Calixte, Serge Bagdassarian, Benjamin Jungers, Christian Hecq, Georgia Scalliet, Camille Blouet, Géraldine Roguez, Armelle Abibou et Marion Lambert<br />
Du 15 février 2011 au 22 mai 2011<br />
En matinée à 14h et en soirée à 20h30</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Comédie Française &#8211; Salle Richelieu<br />
Place Colette, 75001 Paris<br />
<a href="http://www.comedie-francaise.fr" target="_blank"> Site web</a><br />
Réservations : 0825 10 1680</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/03/les-joyeuses-commeres-de-windsor-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Caligula</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/01/caligula-2/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/01/caligula-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 Jan 2011 18:46:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[athénée]]></category>
		<category><![CDATA[Caligula]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3936</guid>
		<description><![CDATA[De nombreuses fois remanié, le Caligula de Camus s’inspire du mythe de l’empereur romain tel que rapporté par Suétone. Au travers des errements d’un personnage désespéré et enivré de pouvoir, le texte apporte une réflexion sur le renoncement à l’absolu et la légitimité du tyrannicide. La pièce s’ouvre sur la mort de Drusilla, sœur du jeune empereur pour laquelle ce dernier éprouve un amour aussi absolu qu’incestueux. Débute alors sa folie : Caligula proclame que « ce monde, tel qu&#8217;il est fait, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreuses fois remanié, le Caligula de Camus s’inspire du mythe de l’empereur romain tel que rapporté par Suétone. Au travers des errements d’un personnage désespéré et enivré de pouvoir, le texte apporte une réflexion sur le renoncement à l’absolu et la légitimité du tyrannicide.</p>
<p>La pièce s’ouvre sur la mort de Drusilla, sœur du jeune empereur pour laquelle ce dernier éprouve un amour aussi absolu qu’incestueux. Débute alors sa folie : Caligula proclame que « ce monde, tel qu&#8217;il est fait, n&#8217;est pas supportable. J&#8217;ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l&#8217;immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde. » Obsédé par une quête d&#8217;absolu supposée soulager ses souffrances, l’empereur torture ses sujets et se complait dans des plaisirs sadiques et avilissants. Mais si Caligula est le personnage central et éponyme de la pièce de Camus, les réflexions de ses proches, partagés entre compassion et haine, sont d’égale importance.</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/caligula2.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3936];player=img;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3937" title="caligula" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/caligula2-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><strong>« Les hommes meurent, ils ne sont pas heureux. »</strong><br />
« Caligula consent à mourir pour avoir compris qu&#8217;aucun être ne peut se sauver tout seul et qu&#8217;on ne peut être libre contre les autres hommes »  analysait l’auteur. Rappelant que ce rôle a d’abord été joué par Camus lui-même, il est difficile ne pas s’émouvoir de la proximité de l’auteur avec son personnage dans cette prise de conscience de l’absurdité de la condition humaine.</p>
<p>La mise en scène de Stéphane Olivié Bisson repose sur une esthétique romantique globalement convaincante, et ce, malgré une musique et des effets sonores parfois grandiloquents. Le décor est ingénieux. Entourant une scène vide, six piliers double-face et mobiles révèlent une scénographie soignée. Pourtant, on s’interrogera sur certains éléments : quelle symbolique donner à ces cinq crânes de cerfs surplombant un moment la scène ? On émettra également quelques réserves quant aux costumes : pourquoi vêtir l’entourage de Caligula d’une jupe par dessus leur costume et quelle nécessité y avait-il de faire pendre une guirlande cliquetante dans la chevelure déjà abondante de Caesonia – incarnée par la captivante Cécile Paoli ? L’espace d’une seconde, Certains détails soulèvent notre incompréhension avant d’être heureusement noyés dans une foule d’éléments plus convaincants.<br />
Le jeu des acteurs est juste, mesuré. Certains regretteront un manque de tension dramatique, d’autres salueront la retenue des acteurs nous épargnant des déclamations chevrotantes. Pour ma part, je serais plutôt de ceux-là, considérant que la profondeur du texte de Camus justifie un jeu sans excès. Reste un texte dense, porté par une mise en scène cohérente.</p>
<p><em>Caligula<br />
D’Albert camus<br />
Mise en scène de Stéphane Olivié Bisson<br />
Avec Bruno Putzulu, Gauthier Baillot, Claire Hélène Cahen, Clément Carabédian, Pascal Castelletta, Patrick d&#8217;Assumçao, Jean de Coninck, Maxime Mikolajczak, Cécile Paoli<br />
Du 20 janvier 2011 au 5 février 2011 à 20h</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Athénée Théâtre &#8211; Louis Jouvet<br />
7 rue Boudreau, 75009 Paris<br />
<a href="http://www.athenee-theatre.com" target="_blank"> site web</a><br />
Réservations : 01 53 05 19 19 </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/01/caligula-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du Mariage au divorce, Feydeau à Marigny</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/01/du-mariage-au-divorce-feydeau-a-marigny/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/01/du-mariage-au-divorce-feydeau-a-marigny/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 13:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Feydeau]]></category>
		<category><![CDATA[marigny]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3920</guid>
		<description><![CDATA[En ce début 2011 et près de 90 ans après sa mort, Georges Feydeau est mis à l’honneur par les théâtres parisiens. Ainsi, en parallèle du Fil à la patte mis en scène par Jérôme Deschamps à la Comédie Française, le théâtre Marigny présente Du Mariage au Divorce, réjouissante série de quatre pièces en un acte mises en scène par Alain Françon. Ce n’est pas sans quelques appréhensions que l’on se rend dans un théâtre à la programmation sinon inégale, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ce début 2011 et près de 90 ans après sa mort, Georges Feydeau est mis à l’honneur par les théâtres parisiens. Ainsi, en parallèle du Fil à la patte mis en scène par Jérôme Deschamps à la Comédie Française, le théâtre Marigny présente Du Mariage au Divorce, réjouissante série de quatre pièces en un acte mises en scène par Alain Françon.</p>
<p>Ce n’est pas sans quelques appréhensions que l’on se rend dans un théâtre à la programmation sinon inégale, du moins… éclectique. Mais que l’on se rassure : le répertoire de Feydeau revisité par Alain Françon ne peut être qu’un mariage heureux ! C’est donc la thématique de la vie conjugale que choisit de décliner celui qui fut le dévoué directeur du Théâtre National de la Colline de 1996 à 2010. Feu la mère de Madame, On purge bébé, Léonie est en avance et Mais n&#8217;te promène donc pas toute nue ! ne sont rien de moins qu’une invitation à découvrir le vaudeville dans son acception la plus noble.</p>
<div  id="attachment_3921" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/@MichelCorbou-1024x682.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3920];player=img;"><img class="size-medium wp-image-3921" title="Du mariage au divorce" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/@MichelCorbou-1024x682-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">crédit photo MichelCorbou</p></div>
<p><strong>« Laisse-moi au moins l’entière satisfaction de ma souffrance ! »</strong><br />
Au travers de ses comédies de mœurs, Feydeau épingle les travers de la petite bourgeoisie tout en nous épargnant – le plus souvent –  les lourdeurs des quiproquos inconcevables. Ses pièces dépeignent avec justesse les relations entre époux, entre parents et enfants, et entre individus de rangs différents. A la fois actuelles et désuètes, les créations de Feydeau offrent des répliques pleines d’esprit.</p>
<p>De fait, malgré un décor classique, la mise en scène est rythmée et les répliques fusent. Sans rechercher l’esbroufe, Alain Françon, Molière 2010 du Metteur en scène pour La Cerisaie, a pris le parti d’une mise en scène juste dans laquelle la scénographie semble reléguée au second plan, sans que l’on puisse vraiment sans plaindre. Au sens propre comme au sens figuré, le devant de la scène est occupé par une troupe d’acteurs de talent dont Philippe Duquesne, Eric Elmosnino ou encore Dominique Valadié, tous parfaits pour parvenir à jouer les saynètes fantasques imaginées par Feydeau sans sombrer dans l’excès et le ridicule. Le public, conquis, rit de bon cœur. Satire pleine d’esprit de la vie bourgeoise du début du début du XXème siècle, les textes de Feydeau, intelligemment mis en scène par Françon, sont le moyen le plus sûr de se réconcilier avec le vaudeville.</p>
<p><em>Du Mariage au Divorce : Feu la mère de Madame, On purge bébé, Léonie est en avance et Mais n&#8217;te promène donc pas toute nue !<br />
De Georges Feydeau<br />
Mis en scène d’Alain Françon<br />
Avec : Anne Benoît, Philippe Duquesne, Eric Elmosnino, Judith Henry, Julie Pilod, Gilles Privat, Régis Royer et Dominique Valadié<br />
du 11 janvier 2011 au 9 mai 2011, du mardi au vendredi 20h30, samedi 17h et 21h<br />
Théâtre Marigny<br />
Carré Marigny, 75008 paris<br />
<a href="http://www.theatremarigny.fr" target="_blank"> site web</a><br />
Réservations: 01 53 96 70 30</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/01/du-mariage-au-divorce-feydeau-a-marigny/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Harper Regan</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2011/01/harper-regan/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2011/01/harper-regan/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2011 16:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[harper regan]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Foïs]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Rond Point]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3908</guid>
		<description><![CDATA[Parvenir à faire s’émouvoir de la banalité, c’est le défi audacieux que relève le Théâtre du Rond-Point en présentant Harper Regan, pièce subtile de Simons Stephens mise en scène de Lukas Hemleb. La quarantaine terne, Harper Regan est une mère de famille vivant dans une cité dortoir entre une ado gothique surdouée et un homme au foyer. Après s’être vue refuser un congé pour retrouver son père mourant, elle décide, au risque de perdre son emploi, de se rendre au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parvenir à faire s’émouvoir de la banalité, c’est le défi audacieux que relève le Théâtre du Rond-Point en présentant Harper Regan, pièce subtile de Simons Stephens mise en scène de Lukas Hemleb.</p>
<p>La quarantaine terne, Harper Regan est une mère de famille vivant dans une cité dortoir entre une ado gothique surdouée et un homme au foyer. Après s’être vue refuser un congé pour retrouver son père mourant, elle décide, au risque de perdre son emploi, de se rendre au chevet de ce dernier. L’espace d’une parenthèse (des)enchantée, Harper s’affranchit de la pression sociale pour laisser libre cours à ses pulsions, rejetant la compromission et remettant en cause un équilibre familial précaire.</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/HarperRegan_copyrightDR.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3908];player=img;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3909" title="HarperRegan_copyrightDR" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/HarperRegan_copyrightDR-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><strong>« Alors voilà, c’est un peu gênant pour moi, et peut-être aussi pour vous mais bon, c’est comme ça. »</strong><br />
L’introduction de la pièce laisse une impression en demi-teinte tant l’attention se perd dans cet univers de métal et de verre. Abstrait et froid à l’extrême, le décor de Csaba Antal est esthétique à défaut d’apporter quoi que ce soit d’autre à la création. L’usage du plateau tournant vient ajouter à la distanciation qui s’opère, rendant encore un peu plus difficile d’entrer dans l’univers que tente d’installer Lukas Hemleb. De fait, malgré la qualité des acteurs, on met un moment à saisir en quoi la pièce apporte un renouveau à la thématique de la femme soumise remettant un jour sa vie en question. Pourtant, délicate par sa triste banalité, l’histoire que narre Simons Stephens, auteur anglais qui fut notamment auteur associé au Royal Court Theatre de Londres, finit par touche le spectateur. La préciosité du texte repose dans sa fine mise en lumière des incertitudes, de cette vérité propre à chacun où la réalité se révèle mouvante.</p>
<p>Sur scène, les acteurs, tous parfaitement au point, assurent un jeu juste. Parfaite dans le rôle de la jeune Sarah Regan, la jeune Alice de Lencquesaing est la surprise de cette distribution de qualité. Tandis qu’après avoir incarné l’infantile Nora d’Ibsen, Marina Foïs poursuit sa route sur le chemin des femmes insatisfaites de leur condition. Mais alors que le texte d’Ibsen nous laisse avec une Nora libérée claquant la porte de sa Maison de Poupée, Harper Regan, plus nuancé évoque le voyage initiatique d’une héroïne à la normalité presque gênante. Sans coup d’éclat, la pièce de Simons Stephens renvoie simplement le spectateur à ses propres errances.</p>
<p><em>Harper Regan<br />
de Simon Stephens<br />
mise en scène Lukas Hemleb<br />
avec Caroline Chaniolleau, Gérard Desarthe, Marina Foïs, Alice de Lencquesaing, Louis Do de Lencquesaing et Pierre Moure<br />
du 19 janvier au 19 février 2011 à 21h</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre du Rond-Point<br />
2bis avenue Franklin D. Roosevelt , 75008 Paris<br />
<a href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank"> site web</a><br />
Réservations : 01 44 95 98 21</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2011/01/harper-regan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Cerisaie</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2010/12/la-cerisaie-2/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2010/12/la-cerisaie-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 13:14:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[La Cerisaie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3700</guid>
		<description><![CDATA[Troisième et dernier volet de la trilogie Tchekhov, La Cerisaie mise en scène par Paul Desveaux fait souffler une brise de folie sur la scène de l’Athénée. Portée par des acteurs virevoltants, la pièce saisit le spectateur pour l’entraîner dans un tourbillon duquel ressort tout le potentiel comique d’un auteur trop souvent cantonné au registre de la mélancolie. Au centre de la dernière création d’Anton Tchekhov, trône Lioubov Andréièvna, mère de famille fantasque issue de la noblesse russe. Tel le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième et dernier volet de la trilogie Tchekhov, La Cerisaie mise en scène par Paul Desveaux fait souffler une brise de folie sur la scène de l’Athénée. Portée par des acteurs virevoltants, la pièce saisit le spectateur pour l’entraîner dans un tourbillon duquel ressort tout le potentiel comique d’un auteur trop souvent cantonné au registre de la mélancolie.</p>
<p>Au centre de la dernière création d’Anton Tchekhov, trône Lioubov Andréièvna, mère de famille fantasque issue de la noblesse russe. Tel le fils prodigue, celle-ci revient sur le domaine familial après voir dilapidé sa fortune. Dans la joie des retrouvailles et alors que grondent les prémices de la révolution industrielle russe, son clan vit ses dernières heures de fastes. Adieux à l’innocence et remise en cause de l’ordre social, voilà le fil conducteur d’une pièce classique qui, à chaque mise en scène, ne cesse de pousser le spectateur plus loin dans l’introspection.</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/La-Cerisaie.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3700];player=img;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3701" title="La Cerisaie" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/La-Cerisaie-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><strong>De bien joyeux adieux</strong><br />
Chez Paul Desvaux, l’espace de jeu est ouvert et le décor sans fioriture, déjà en friche : des pans de murs, un arbre en carton, le tout baigné par des jeux de lumières accentuant les harmonies de couleurs. Sa scénographie convoque la poésie de la suggestion.</p>
<p>Un domaine en ruine, une famille en perte de repères, le temps des adieux… les éléments-clefs de la pièce n’en font pas à proprement parler une comédie. Pourtant, jusqu’à la fin de sa vie, Tchekhov garda une grande tendresse et une réelle bienveillance par rapport à ses personnages. C’est ainsi qu’à contre-courant des mises en scène classiques, Paul Desveaux prend le parti de créer un univers chaleureux et accessible. Il parvient à entraîner l’œuvre testament là où on ne l’attendrait pas : du côté de la fête, de la couleur et des rires. Sans le moindre temps mort, une énergie communicative parcourt la scène. Presque constamment au complet, la troupe prend visiblement plaisir à la fête et séduit sans mal un public accoutumé à appréhender l’auteur russe au travers du prisme de la mélancolie.</p>
<p>De ce tourbillon, on regrettera seulement que l’énergie qui électrise la pièce nuise au potentiel dramatique des adieux de Fierce, le vieux serviteur. Mais là n’est pas l’essentiel, ce soir Paul Desveaux et ses acteurs l’ont démontré : Tchekhov peut être drôle… jusque dans ses retranchements les plus désespérés.</p>
<p><em>La Cerisaie<br />
D’Anton Tchekhov<br />
Mise en scène : Paul Desveaux<br />
Avec Amandine Gaymard, Christophe Grégoire, Jean-Claude Jay, Fany Mary, Justine Moulinier, Océane Mozas, Maëlle Poésy<br />
Du 25/11/2010 au 11/12/2010 à 20h</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre de l&#8217;Athénée-Louis Jouvet<br />
7 rue Boudreau, 75009 Paris<br />
<a href="http://www.athenee-theatre.com" target="_blank"> site web</a><br />
Réservations : 01 53 05 19 19<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2010/12/la-cerisaie-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lulu</title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2010/11/lulu/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2010/11/lulu/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Nov 2010 12:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[lulu]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre National de la Colline]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3654</guid>
		<description><![CDATA[Après Une Maison de Poupée d’Ibsen la saison dernière, Stéphane Braunschweig poursuit son travail sur la thématique de la femme-objet. Création d’une vie, la pièce de Frank Wedekind s’est construite entre 1892 et 1913 pour se consolider sous la forme définitive de deux pièces : L’Esprit de la Terre et La Boîte de Pandore. Sous-titrée « Une tragédie-monstre », Lulu offre une sensualité crue – d’ailleurs longtemps censurée – symbole de l’aspect délétère de toute relation sentimentale. Marchandant ses faveurs depuis l’enfance, Lulu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après Une Maison de Poupée d’Ibsen la saison dernière, Stéphane Braunschweig poursuit son travail sur la thématique de la femme-objet. Création d’une vie, la pièce de Frank Wedekind s’est construite entre 1892 et 1913 pour se consolider sous la forme définitive de deux pièces : L’Esprit de la Terre et La Boîte de Pandore. Sous-titrée « Une tragédie-monstre », Lulu offre une sensualité crue – d’ailleurs longtemps censurée – symbole de l’aspect délétère de toute relation sentimentale.</p>
<p>Marchandant ses faveurs depuis l’enfance, Lulu manipule celles et ceux qui cèdent à ses charmes. Prostitution, gloire et déchéance marquent les étapes de la vie de cette créature que les hommes façonnent à leur idée avant d’être inéluctablement détruits par son emprise. A la fois victime et bourreau, cette héroïne ambivalente change d’identité face à chacune de ses nouvelles conquêtes. Sans jeter l’opprobre sur un personnage qu’il semble admirer, Wedekind magnifie cet objet de fantasme incapable de s’émanciper du désir des autres.</p>
<div  id="attachment_3656" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Lulu.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3654];player=img;"><img class="size-medium wp-image-3656 " title="Lulu" src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Lulu-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo Elizabeth Carecchio</p></div>
<p><strong>Délicieuse Lulu</strong><br />
Maîtrisant sur le bout des doigts le registre de la poupée manipulée, il est plaisant de retrouver la délicieuse Chloé Réjon déjà dirigée par Braunschweig dans le rôle de l’enfantine Nora d’Ibsen quelques mois plus tôt sur cette même scène. L’actrice paraît littéralement habitée par un personnage que le spectateur voir évoluer, murir puis se décomposer. La scénographie chez Braunschweig est comme à l’accoutumée froide et efficace. Tandis que les jeux de lumières et de miroir posent une ambiance de lupanar, l’usage du plateau tournant donne à la création une structure hachée apportant un rythme intéressant aux changements de scène. L’ensemble offre une bascule quasi-permanente vers un « envers du décor » inhospitalier.</p>
<p>Froide et sensuelle comme le Sex With Strangers de Marianne Faithful qui accompagne un moment le déhanché des personnages, l’adaptation est efficace et ce malgré une durée de 4 heures potentiellement décourageante. Et si aujourd’hui, la pièce de Wedekind ne choque plus tant par les tabous sexuels soulevés que par la détresse affective de l’héroïne, le choix de Braunschweig reste pertinent. Tristement pertinent.</p>
<p><em>Lulu<br />
De Frank Wedekind<br />
Mise en scène et scénographie de Stéphane Braunschweig<br />
Avec Jean-Baptiste Anoumon, John Arnold, Elsa Bouchain, Thomas Condemine, Claude Duparfait, Philippe Faure, Philippe Girard, Christophe Maltot, Thierry Paret, Claire Rappin, Chloé Réjon, Grégoire Tachnakian, Anne-Laure Tondu<br />
Du 4 novembre au 23 décembre 2010 ( à 19h30 les mardi, mercredi, vendredi et samedi, à 15h30 le dimanche)<br />
<a href="http://www.colline.fr" target="_blank"> site web</a></em><br />
<a href="http://www.colline.fr" target="_blank"></a><br />
Réservations : 01.44. 62. 52. 52</em></p>
<p><em>Théâtre National de la Colline</em><br />
 15, rue Malte Brun, 75980 Paris<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2010/11/lulu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Trois Sœurs </title>
		<link>http://www.theatrorama.com/2010/11/les-trois-soeurs%c2%a0/</link>
		<comments>http://www.theatrorama.com/2010/11/les-trois-soeurs%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 17:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe Parmentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Les trois sœurs]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Athénée Louis-Jouvet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.theatrorama.com/?p=3616</guid>
		<description><![CDATA[Evocation de l’inertie qui s’immisce sournoisement dans nos vies, Les Trois Sœurs est le deuxième acte du cycle Tchekhov présenté actuellement à l’Athénée. Accompagné de ses trois sœurs dans les rôles-titre, l’acteur et metteur en scène Volodia Serre signe une mise en scène marquée par la tendresse et la mélancolie. Olga, Macha, Irina et Andreï Prozorov vivent une vie terne dans la maison familiale située au cœur de la campagne russe. Malgré un quotidien seulement rythmé par les visites de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Evocation de l’inertie qui s’immisce sournoisement dans nos vies, Les Trois Sœurs est le deuxième acte du cycle Tchekhov présenté actuellement à l’Athénée. Accompagné de ses trois sœurs dans les rôles-titre, l’acteur et metteur en scène Volodia Serre signe une mise en scène marquée par la tendresse et la mélancolie.</p>
<p>Olga, Macha, Irina et Andreï Prozorov vivent une vie terne dans la maison familiale située au cœur de la campagne russe. Malgré un quotidien seulement rythmé par les visites de militaires de la garnison voisine, la fratrie reste portée par l’espoir de retrouver une vie épanouie en rejoignant Moscou &#8211; la ville de leur enfance heureuse. Promesse de renouveau, la pièce s’ouvre sur les préparatifs de la fête donnée en l’honneur des vingt ans d’Irina, la benjamine. Pourtant sans qu’il ne soit jamais temps de le réaliser, les années défilent et les grandes aspirations se retrouvent éclipsées par l’immobilisme.</p>
<p><a href="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Les-3-soeurs1.jpg" rel="shadowbox[sbpost-3616];player=img;"><img src="http://www.theatrorama.com/wp-content/uploads/Les-3-soeurs1-300x199.jpg" alt="" title="Les 3 soeurs" width="300" height="199" class="aligncenter size-medium wp-image-3617" /></a></p>
<p><strong>« Le  temps passe et on dirait qu’on s’éloigne toujours un peu plus de la vraie vie. »</strong><br />
Tout en anticipant les évolutions de la société russe, Tchekhov évoquait au travers de ses écrits les tourments de ses contemporains avec la précision quasi-chirurgicale du médecin qu’il était également. A la fois bienveillant et d’une grande modernité, ses (anti)héros lucides et désespérés révèlent chacun différents aspects de la vérité. Tchekhov est parvenu à décortiquer le spleen qui étreignit une partie de la société russe à la fin du XIXème siècle en traitant de thèmes comme la recherche – vaine – de l’épanouissement dans le travail ou le nécessaire renoncement aux idéaux amoureux.</p>
<p>Volodia Serre souligne l’actualité de ces questionnements en proposant une mise en scène dont le classicisme est émaillé de touches de fantaisies de bon aloi. Ainsi, le joyeux Ring of Fire de Johnny Cash devient un thème récurrent de son adaptation et si les anachronismes pleuvent, c’est pour mieux rappeler la portée intemporelle des errements de ses personnages. D’ailleurs, on ne s’étonnera pas que le jeune metteur en scène ait pensé à ses trois sœurs à la ville pour incarner à ses côtés les membres de la fratrie Prozorov. Découle de ce choix &#8211; devrait-on parler d’évidence ? – une complicité palpable entre les trois héroïnes dont le jeu s’avère saisissant de naturel. Saisi par un rire grave, le spectateur plongera sans mal dans cette histoire de famille mélodramatique et néanmoins réjouissante.</p>
<p><em>Les trois sœurs<br />
D’Anton Tchekhov<br />
Mise en scène : Volodia Serre<br />
Avec Jacques Alric, Olivier Bazaluc, François de Brauer, Carol Cadilhac, juliette Delfau, Mireille Franchino, David Geselson, Anthony Paliotti, Alexandrine Serre, Joséphine Serre, Léopoldine Serre, Volodia Serre, Jacques Tessier et Marc Voisin.<br />
Du 4 au 20 novembre 2010</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Théâtre Athénée Louis-Jouvet<br />
Square de l’Opéra Louis-Jouvet<br />
7 rue Boudreau, 75009 Paris<br />
Réservations : 01 53 05 19 19<br />
<a href="http://www.athenee-theatre.com" target="_blank"> site web</a></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.theatrorama.com/2010/11/les-trois-soeurs%c2%a0/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

