Théâtrorama

Ça plane pour eux…

Les frères Wright ont donné des ailes à l’humanité et pas mal de prises de bec du côté des chercheurs…

L’idée est dans l’air du temps de réaliser le plus vieux rêve de l’homme : voler comme les oiseaux. Les premiers pas de l’aéronautique sont hésitants et les chercheurs se heurtent à la réalité physique. Pendant que les français tâtonnent et que Samuel Langley incarne les avancées de la science, soutenu par le gouvernement américain, deux frères, inventeurs un peu farfelus de la ville de Dayton dans l’Ohio, réalisent des expériences dans leur boutique de vélo. Ils commencent par des essais dans les champs avec des cerfs-volants. Font venir une délicieuse photographe, Hélène Delavande, pour prendre des clichés d’oiseaux. Ils progressent envers et contre tout dans un joyeux capharnaüm orchestré par les ragtimes impromptus de leur sœur Katharine, pianiste enfiévrée. Ragtimes entrecoupés par les sermons bienveillants de leur père qui tient les cordons de la bourse. Sans parler des intrusions fantaisistes de madame Brighton, leur voisine, qui tient un restaurant.

Leur exaltation face à leurs bribes de découverte vient à bout de toutes les difficultés. Orville et Wilbur Wright deviennent les pionniers des ingénieurs aéronautiques, fondant de nouvelles bases solides pour les prémices de l’aviation moderne. Personne ne croit en leur projet et pourtant ils résistent jusqu’à révolutionner le monde le 17 décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, pour un premier vol de 12 secondes.

Fais comme l’oiseau !

Que ceux, qui auraient des réticences à se plonger dans l’histoire des débuts de l’aviation, se rassurent. Loin d’être rébarbatif ou sédatif, la pièce de Georges Dupuis est passionnante. Elle mêle savamment la réalité historique en mettant en scène la famille Wright et Octave Chanute, un théoricien de l’aéronautique, avec des personnages de fiction comme madame Brighton ou la photographe, Hélène Delavande. Les histoires se superposent sans jamais oublier l’objectif principal du premier vol de l’Histoire.

Le lecteur apprend tout en s’amusant. L’exaltation des personnages insuffle un rythme dynamique au texte qui ne connaît pas de temps mort. La pièce commence par un flash back qui déroule 4 ans d’histoire comme une bobine pour arriver à ce jour historique du 17 décembre 1903. L’idylle entre Wilbur et Hélène, et les charmantes gaffes de madame Brighton, apportent une touche de légèreté qui fait passer les explications plus techniques comme un vol sans trou d’air. Le vol de Kitty Hawk se savoure sans escale dans un baptême de l’air théâtral réussi.

Le Vol de Kitty Hawk
De Georges Dupuis
Editions Les Cygnes, septembre 2008
10€

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  1. Hello Sasha je lis beaucoup de blogs et celui-ci zst vraiment très agréable à lire, jol design 🙂

    Mr Bark / Répondre
  2. merc à Sasha pour ces images 🙂

    Mr Bark / Répondre

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