Théâtrorama

L’Olympe est en pleine décadence… Les Dieux forment une élite fin de race face à l’émergence de l’homme nouveau, aiguillé par les mauvais conseils d’un Hermès conspirateur. L’amour entre Gaïa, la terre mère, et Prométhée, créateur du premier homme, enchaîné sur le mont Caucase, pourra-t-il changer le cours de l’histoire ?

Le trafic d’influence du dieu du commerce qui étend son pouvoir sur la terre comme chez les Dieux fait écho à notre société de consommation et toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé n’est absolument par fortuite et complètement dépendant de la volonté de l’auteur. Ce microcosme Olympien n’est pas sans nous rappeler un huis clos politique où les dirigeants se prennent souvent pour des démiurges en mission.

Enri Wegmann réinvente à sa manière un nouveau pan de mythologie doublé d’une finesse psychologique et d’une intrigue bien menée. L’auteur mêle la prose et les alexandrins avec la virtuosité d’un musicien qui passe du classique au jazz, n’hésitant pas à mettre dans la bouche de ces dieux les pires insanités, les faisant jurer comme des charretiers pour passer sans rupture à un langage plus châtier à la réplique suivante. Une première œuvre prometteuse qui se lit à plusieurs niveaux d’interprétations et ravit par la richesse de son style. En un mot, à quand la suite ?

Gaïa et Prométhée
D’Enri Wegmann
Aux éditions de l’Initié, 2006
155 p, 14.50€

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