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Rencontre publique avec Nicole Mossoux

Whispers Rencontre public avec Nicole Mossoux Dans le cadre du Festival MARTO !, Nicole Mossoux a présenté Whispers, spectacle qu’elle a crée en 2015 à l’occasion de la 8ème Biennale Internationale des Arts de la Marionnette. Retour sur ce spectacle aux couleurs fantomatiques, dont les différentes présences circulent sur une fine frontière entre danse, théâtre, arts de la marionnette et musique en live, à l’occasion d’un bord de scène, à la sortie du spectacle.

Comment avez-vous crée ce spectacle ?
Nicole Mossoux : Tout au départ, j’avais deux mots-clés : « secrets », et « non-dits ». J’ai d’abord beaucoup travaillé seule, avec mes instruments. Je suis partie d’intuitions, de petites certitudes, de temps en temps. Ensuite, ça s’élabore sans que ce ne soit préconçu et nous avons travaillé à trois, avec les deux compositeurs de la musique originale live. Nous avons également fait de nombreux détours, par le mythe de Cendrillon par exemple, que nous avons ensuite laissé de côté car trop narratif.

Quel rapport entretenez-vous avec le son ?
NM : Nous avions envie de créer des présences sonores, de partir du son humain et d’aller dans ses possibles distorsions. Dans ces sons du spectacle, tout est geste. Nous entretenons un rapport très « physique » au son. Il y a un effet ventriloque chez le personnage de cette femme seule en scène, car elle aussi crée du sonore ; j’ai tout une série d’objets sonores que je manipule au plateau. Ce qui fait que ces présences ne sont peut-être pas totalement extérieures mais peuvent également venir d’elle.

Comment le son en live se construit-il ?
NM : Sur le plateau, il y a un grand tulle, sur lequel sont parfois projetées des images, et derrière ce tulle, il y a une table avec des objets sonores. Certains objets ont été créés spécialement pour le spectacle : un violoncelle à une corde, une brosse en métal, des billes… Nous utilisons des micros pendant le spectacle pour amplifier tout ça.

Whispers Rencontre public avec Nicole Mossoux Y-a-t-il eu des évolutions dans le spectacle ?
NM : Oui, il y a eu une première version avec une sorte de trapèze blanc. Le sol était blanc et cela rendait tout plus concret, plus tangible. Puis le spectacle a trouvé une seconde version, dans laquelle les choses émergent du noir et je trouve que c’est plus juste ainsi.

Un mot sur votre rapport avec Patrick Bonté, co-fondateur de votre compagnie ?
NM : Chacun prend tour à tour l’initiative d’un projet, l’autre l’accompagne. C’est lui qui a créé la lumière de ce spectacle et il éclaire presque tous les spectacles. La première fois que j’ai rencontré Patrick, c’était il y a 30 ans, et ma première demande, c’était : « j’ai besoin d’un éclairagiste ».

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