Théâtrorama

Artiste étonnante, Christelle Meyer, alias Cri, a refusé de troquer sa chemise noire contre une veste à paillettes qui lui aurait amené une gloire trop facile. Une jeune Suisse qui refuse les concessions et s’affirme avec une grande sincérité. Son spectacle  » L’Ecrit de Cri, intimes confessions publiques » s’achève tranquillement et déjà le suivant est sur le feu.

Commencer par une date en Suisse est important pour vous?
« Ce qui est important à mes yeux c’est de ne pas oublier que c’est grâce à la Suisse que j’ai pu mettre sur pied mon premier spectacle,  » L Ecrit de Cri, intimes confessions publiques » et ce grâce à mes divers comptes en banque, à mes amis bien placés, à ma lignée généalogique drôlement reconnue dans le monde de la chocolaterie ainsi qu’à mes racines en pays horloger ».

Votre prochain spectacle est-il autant porté sur la « Cri-Tic » (ndlr c’est le titre de la pièce) de notre société de consommation?
« C’est mon fil rouge oui. La scène est un art. Si je savais peindre, j’exposerais mes tableaux décrivant mes états d’âmes, mes doutes, mes questionnements, mes colères, mes rages, mes amours, mes coups de cœur. Donc oui, je profite d’avoir une heure devant moi chaque mardi pour partager, à un public consentant, mon humble vision de cette vie-ci. »

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce nouveau spectacle?
« Nouveau visuel, nouvelle vie scénique pour le personnage de Cri. Les textes s’adaptent à son présent. Ca sera, dans un premier temps, l’intention qui sera différente dans « Cri-Tic » par rapport à « L’Ecrit de Cri ». Mais évidemment, Cri reste le personnage central, il va sans dire. »

Vous emportez toujours le spectateur dans votre univers poécritique. Est-ce une envie de le faire rêver?
« Poécritic, c’est joli! Oui, je suis assez convaincue de la nécessité de réaliser ses rêves ou du moins de s’en donner les moyens. Après bien sûr, on ne maîtrise pas tout, mais au moins, se lever heureux presque chaque matin me paraît juste essentiel. Comme disait Oscar Wilde : « La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. » Et je me demande parfois si notre vie ne serait pas le rêve et le rêve notre vie. »

En tant qu’artiste suisse en France comment vivez-vous l’élection qui approche?
« Pour moi, « voter » était dans mes gênes ; en Suisse on peut voter jusqu’à trois, quatre fois par an: Seulement depuis maintenant quelques années, je réalise que je ne suis pas forcément en accord avec ce que l’on nous propose. En Suisse, on peut voter oui ou non. Moi je veux du bof, je veux que le vote blanc soit pris en considération. Je ne parle pas d’abstentionnisme, mais de bulletin qui dit:  » Et bien non, je ne veux ni Paul, ni Robert, j’en veux un, une autre. Donc pour ce qui est des élections en France: eh bien je voterai Noir! Mais comme pour l’instant je n’ai que ma carte Navigo, je serai … abstinente. »

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