Théâtrorama

Permettre l’accès au plus grand nombre de la connaissance dans tous les domaines possibles… Un projet colossal que se sont fixés Les Chemins de traverse, une maison d’édition numérique. Le théâtre fait partie des champs éditoriaux de la structure, qui érige la culture au premier rang de ses préoccupations. Les auteurs trouveront donc tout naturellement leur place dans cette entreprise ambitieuse. Pour baliser ce chemin théâtral de traverse, se cache un homme qui n’hésite pas à prendre la montagne de pièces à bout de bras pour effectuer une sélection théâtrale rigoureuse. Romaric Maucoeur, comédien et auteur, et qui s’atèle également à partager son savoir dans les écoles en banlieue, nous explique la manière dont il a croisé la route des Chemins de traverse et comment s’organise son travail titanesque…

romaric-maucoeur-nathalie-dumas-1Pouvez-vous nous raconter comment sont nés Les Chemins de traverse ?
Leur origine tient à l’association de la volonté de trois personnes. Isabelle Mateu, professeur des écoles, Michel Morvan, professeur à l’ENS de Lyon, directeur d’études à l’EHESS et Yves Morvan, professeur agrégé à la Sorbonne Nouvelle. Au coeur du projet se trouve le partage de la connaissance et l’accès au savoir pour tous. Tous les domaines sont pris en compte : du scolaire à la fiction, en passant par le théâtre dont je m’occupe en partie. Les Chemins de travers travaillent avec une ONG, Terre de savoirs, dans le but de rendre disponible gratuitement les ouvrages pour les pays en voie de développement.

Comment avez-vous rejoint le projet ?
J’avais déjà rencontré Yves Morvan qui a enseigné le théâtre pendant 20 ans. Nous nous sommes recroisés en 2001 dans un stage au cours Florent. Mon profil littéraire l’intéressait. Quant au projet, j’ai été tout de suite séduit. Je suis donc devenu responsable de collection théâtre, domaine que je partage avec une autre personne qui s’occupe plus particulièrement des auteurs déjà reconnus. Je couvre le champ éditorial des jeunes auteurs.

Comment s’organise votre travail ?
Tout est une question d’organisation ! Je m’astreins à lire les pièces au moins 2h par jour. Je tiens à préciser que je lis toutes les pièces que je reçois par respect pour les auteurs. Et puis j’ai tout un travail où je vais démarcher les théâtres pour rencontrer de nouveaux auteurs. J’essaie de découvrir des talents qui pourront rejoindre les textes disponibles sur les Chemins de traverse. Le projet verra le jour, côté éditorial, en septembre. Ce qui me laisse le temps de faire une sélection de pièces.

Comment sélectionnez-vous les pièces ?
Je marche essentiellement au coup de cœur. C’est vrai que j’ai un faible pour les pièces à caractère historique, mais je ne me limite pas à un genre. Je sais apprécier une bonne pièce de café théâtre. Il y a des pépites dans tous les domaines. Il suffit de prendre le temps de les trouver.

Avez-vous fixé un quota de pièces ?
Pas de quota particulier, mais j’aimerais arriver à sélectionner 70 bonnes pièces qui sauraient attirer l’attention de nos lecteurs. La priorité est de choisir des pièces de qualité qui accrochent au niveau du texte, des personnages et de l’histoire. L’édition pourrait être enrichie par les commentaires des comédiens, de l’auteur et des spectateurs. Le but est de redonner toute sa place au spectacle vivant.

Quel est l’intérêt des auteurs à être publiés par une maison d’édition numérique ?
Les auteurs signent bien évidemment un contrat. Il touche 40% du prix initial. L’avantage est que même si leur texte a déjà été publié chez un éditeur classique, ils peuvent également être republiés par les Chemins de traverse. Nous trouvons un arrangement avec l’éditeur.

Pensez-vous que la maison d’édition numérique signe la fin des maisons d’édition traditionnelle ?
Je ne le pense pas. L’avantage d’une maison d’édition numérique est qu’elle permet une plus large diffusion. Les Chemins de traverse touchent les pays francophones et se développent notamment en Afrique, en Belgique ou au Québec. Les deux types d’édition ne s’opposent pas. Ils sont complémentaires. Il faut apprendre à collaborer ensemble.

Pour en savoir plus sur les Chemins de Traverse :
http://www.chemins-de-traverse.fr

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