C’est à l’Institut du Monde Arabe qu’avait lieu mercredi dernier la conférence de presse de la seconde édition du Festival du Marrakech du Rire, présidée par Jamel Debbouze. Avec le concours renouvelé de M6, cet événement a déjà intéressé des millions de téléspectateurs et permis à la troupe du Jamel Comedy Club de s’agrandir. Retour sur les coulisses de ce beau pari !

Faire rire est une seconde nature chez Jamel Debbouze, preuve en est que les journalistes intimidés n’osent l’interroger, trop craintifs de se faire vanner en retour. Pourtant, c’est surtout la figure d’entrepreneur chez cet artiste qui prend ici le pas sur celui de l’humoriste.

Après avoir créé le Jamel Comedy Club qui permet aux jeunes humoristes de se lancer sur la scène parisienne, Jamel a aussi créé la « Debjam », une troupe d’humoristes féminines. Jamel constate à ce sujet que les femmes restent trop peu nombreuses dans l’exercice du one man show. « Est-ce que le sexe féminin serait moins drôle ? » lance-t’il sous forme de boutade. « Eh oui, les filles, on a besoin de votre regard sur notre société ! »

« Le Marrakech du Rire, un pari culturel et artistique audacieux »
C’est l’année dernière que la première édition du Marrakech du Rire voit le jour, à l’initiative de Jamel Debbouze et de M6. « Mon rêve, c’est de faire aussi bien que le festival de Rio », confie le comédien. « Je veux créer des liens avec les artistes autrement que ceux que l’on peut avoir dans les cocktails. »

Jamel Debbouze fait le bilan de la première édition 2011 : « Au début, on voulait faire simplement une première édition et voir comment ça allait prendre. Mais ce qui m’a le plus agréblement surpris, c’est de découvrir ce retour aussi positif de la part des artistes qui ont adoré cet accueil marocain. Par ailleurs, on a reçu beaucoup de candidatures francophones internationales pour venir nous rejoindre sur scène. Cela fonctionne comme un cercle vertueux. »

En plus, des soirées one man show prévues dans le programme, des séances de master class sont organisées par Oscar Sisto afin de permettre aux aspirants comédiens marocains de comprendre l’importance d’une bonne technique au service de l’imagination.

« Le Maroc, c’est la culture d’ouverture par excellence, celle de la sollicitude pour le monde qui nous entoure. Je suis content de créer cet échange avec la culture marocaine, par le biais de la comédie. L’humour est un tel exutoire que parfois, je remarque dans mes shows que certains spectateurs rient plus forts à certaines de mes vannes, comme s’ils voulaient se libérer de quelque chose. », conclut le comédien. Le rire comme thérapie, c’est à suivre dès le 6 juin prochain à Marrakech.