Un écrivain, en manque d’inspiration, décide de partir à la campagne chez un ami peintre. Alors qu’il est allongé tranquillement dans l’herbe, son ami, quant à lui, peint les champs qu’il a face à lui et… les vaches ! Parmi elles se trouve Olga, la vache qui va bouleverser sa vie…
Une histoire d’amour entre un homme et une vache ? C’est le point de départ de cette pièce tout à fait loufoque écrite par Roland Dubillard et adapté par le comédien lui-même Patrick Coulais et dont il a assuré la mise en scène avec Maryvonne Schiltz.
L’amour vache…
Le comédien, Patrick Coulais, prend le texte à bras-le-corps. Il nous emporte dès le départ dans cette histoire d’amour peu banale avec une énergie qui ne le quittera pas. Tour à tour surexcité, rêveur, inquiet ou désespéré, cette tragi-comédie vaut le détour par l’interprétation impeccable de son acteur. Il est accompagné du violoniste Jean Leber, qui vient ponctuer ça et là (non sans humour) la partition du comédien. Il permet des respirations et souligne aussi les pensées de cet écrivain tourmenté. Ses illustrations musicales donnent de la force au texte et lui offrent de très beaux moments d’émotion. A noter la parfaite écoute entre les deux artistes.
Un sofa rouge. Un petit carnet. Un escabeau. Quelques dessins. Et beaucoup de confettis. Il n’en faudra pas plus pour recréer l’univers loufoque de la pièce de Dubillard. La mise en scène, très minimaliste, permet de laisser libre cours à l’imagination de chacun. De plus, un excellent travail a été fait au niveau des lumières. De très belles ambiances claires obscures qui traduisent les états successifs de l’acteur.
Cette pièce est une parabole sur l’amour, le couple et l’autre. Que recherchons-nous dans l’autre ? Quelqu’un qui nous ressemble ? Nous-mêmes ? Jusqu’à quel point acceptons-nous l’autre dans sa différence ? Sommes-nous prêts à être avec quelqu’un sans essayer de le changer à tout prix ? Une pièce à aller voir en duo…
De Roland Dubillard, Erik Satie
Mise en scène de Maryvonne Schiltz, Patrick Coulais
Avec Patrick Coulais, Jean Leber
Crédit photo: Eve Zheim

















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