Le public, telles des brebis égarées, est accueilli par les scouts de la paroisse, short- polo bien repassé et raie sur le côté. L’eucharistie précède l’entrée cérémonieuse dans la roulotte où l’office doit avoir lieu. Et la lumière fut … sur Dorothée Saysombat, en pleine illumination.

S’inspirant du Concile d’amour, tragédie céleste d’Oskar Panizza, la comédienne campe une nonne, aux expressions cartoon, et revisite l’histoire de la vie de Jésus de la naissance à la résurrection. Une messe déjantée entre catéchèse et leçon d’éducation sexuelle.

Marie et Joseph jouent à cache-cache… et après un petit tour dans la paille de l’étable : Alléluia !!! « il est né le divin enfant ! », sorti d’un œuf dur ! Et le sexe dans tout ça ? Omniprésent bien sûr. La divine conception apparaît donc comme une bonne blague du très haut.

Une farce dévote rigolote
Pseudo leçon de catéchisme loufoque, cette petite forme se joue des symboles religieux, détourne les objets pieux et figurines de nativité.
Dorothée Saysombat ose le grotesque et les propositions farfelues, rythmées par une musique composée en direct sur son hôtel électro, elle actionne aussi la ventilation et la lumière divine, bref, D.S est partout.

Ma foi
BIAM 2011
Mise en scène et interprétation : Dorothée Saysombat
Regard extérieur et régie : Nicolas Alline
Durée : 30 minutes
Site web
6 et 7 août au festival MIMA de Mirepoix (09)
Festival Mondial de Charleville-Mézières (08) en septembre