Vous pensiez tout connaître sur l’histoire du Marchand de sable ? C’est que vous n’avez pas encore rencontré Pépé Poussière ! Malgré son grand âge et son infinie barbe blanche, sa longue robe façon Merlin et son air bonhomme, le vieux en a encore sous le chapeau… pointu ! Accompagné de la Dormette, l’ange-gardien des enfants tout droit descendu d‘une étoile filante, il combat les peurs enfantines incarnées par le terrrrriiiible Woogie-Boogie.

Dis, pourquoi faut-il dormir ?
Depuis des centaines d’années, Pépé Poussière (Gregory Chevalier) prépare sa poudre magique étincelante en grattant la surface de la Lune. Lorsqu’un jour, la Dormette (Hélène Rossignol), une jeune demoiselle à l’œil coquin, vient le déranger dans son travail. Ni une ni deux, elle bouscule ses habitudes et veut aider le vieillard dans sa tâche : endormir les enfants le plus paisiblement possible. Mais c’était sans compter l’arrivée du « plus effrayant personnage que la Terre ait jamais portée » : le Woogie-Boogie (Laurent Mentec). Cet être malveillant – qui ronfle comme un sonneur – prend un malin plaisir à faire peur aux enfants avant le coucher. « Caché sous le lit, dans les placards, il fait grincer les portes et étend les ombres ». Mais c’est sans compter la détermination de Pépé Poussière et de la Dormette, qui vont descendre à bord de leur nuage magique sur la planète bleue pour l’attraper et le faire cesser ses activités maléfiques.

Le marchand de sable est passé…
C’est dans une petite salle décorée d’étoiles, d’une Lune et de nuages de coton que les personnages – d’une énergie sans faille – évoluent sur une scène aux allures de cocon. Tout est propice aux rêves, jusqu’à la berceuse envoûtante interpréter par le vieillard et sa complice. « A quoi ça sert de rêver ? » demande alors la Dormette. « Pour changer ce que l’on n’aime pas ». Et si c’était le noir et les bêtes invisibles telles que le Woogie-Boogie qu’il fallait combattre ? Ses gesticulations frénétiques, ses yeux effrayants et sa chanson à faire pâlir le plus courageux des petits, est un vrai régal pour les zygomatiques. Pépé Poussière et la Dormette ont heureusement la solution. Le ridiculiser – sans se moquer – semble être le remède contre celui qui effraie nos chères têtes blondes. « Rien ne sert de fermer les yeux, il faut affronter la peur en la regardant droit devant », explique le barbu. C’est avec l’aide des petits (et des grands) dans la salle qu’ils tendent un piège au méchant Woogie-Boogie : ils le défient à grand renfort de rires et de « même pas peur ! » criés à tue-tête. Terrassé par la joie et les éclats de rire, celui-ci disparaît à jamais.

Pas besoin de grands effets spéciaux ni de bruits assourdissants pour raconter une belle histoire. Dans un décor minimaliste mais douillet, celle-ci prend une dimension poétique, loin d’être didactique et moralisatrice, où l’humour et la chanson se mêlent pour désacraliser l’heure du coucher et les peurs nocturnes. Et les petits spectateurs les plus chanceux – ou les plus téméraires – auront même le droit aux baisers de la douce Dormette ou de l’effrayant Woogie-Boogie à la fin du spectacle.

Pépé Poussière et la Dormette
Auteur et metteur en scène : Laëtitia Meric
Avec Gregory Chevalier, Hélène Rossignol, Laurent Mentec
Du 8 janvier au 9mars
Mercredi, samedi, dimanche, et tous les jours des vacances de février à 11h30
Aktéon Théâtre
11 rue du Général Blaise, 75011 Paris
Réservations : 01 43 38 74 62
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