Un festival qui revient toutes les semaines, c’est rare. Un festival hebdomadaire qui donne la chance aux jeunes, c’est unique ! Ça se passe au Trévise, antre de l’humour de qualité et on y peut découvrir les talents de demain où ceux qu’on aura oubliés le lendemain, selon la dure loi du métier. Les festivités du 20ème anniversaire se préparent déjà… A vos agendas !
Gustav Parking n’est pas que cet hurluberlu farfelu qui poétise le panier de la ménagère et bidonne des salles entières de son bagout écolo-rigolo. Il lui arrive d’avoir des idées de génie. Pas pour lui et ses spectacles. Pour les autres. Ceux qui veulent s’essayer au grand et noble métier d’amuseur. Pour aider les petits jeunes à faire le grand saut et les grands imbéciles pour le meilleur et pour le rire. Scène activité… Exigeante, cruelle, enchanteresse. Un autre monde…
Luc Sonzogni a créé voilà bientôt vingt ans une scène ouverte pour donner cette chance aux jeunes artistes ayant ce noble dessein de faire rire leurs contemporains. Scène flottante au départ puisque les rendez-vous étaient donnés sur une péniche. Gustave Parking, que le projet séduisit immédiatement, a œuvré pour qu’il prenne ancrage sur la terre ferme. De la Seine à la scène… Celle du Trévise, ce théâtre qui a accueilli les triomphes de générations de comiques, les plus récents étant Warren Zavatta, Eric Antoine ou encore Frédéric Recrosio. Tous les dimanches soirs, les stars confirmées de l’humour laissent la place à ceux qui ont besoin de se faire (re)connaître. Dix candidats s’inscrivent et présentent un sketch, une chanson, une imitation. Un numéro, quoi ! Le bon ? C’est une autre histoire…
Tout le monde peut venir, c’est la règle du jeu. De l’artiste qui a déjà un spectacle dans un théâtre parisien au débutant venu se laisser séduire par ce grand frisson ou simplement, on le croirait en tout cas, se lancer un défi. Il n’est pas toujours relevé avec brio. C’est parfois le four total où même le candidat semble douter de son potentiel humoristique. Celui-là a cinq minutes, comme les autres, pour convaincre. Cinq minutes qui peuvent sembler très longues, pour lui, pour nous. Mais le public écoute sans manifester un quelconque mécontentement, respectueux de l’audace même si elle n’est pas récompensée.
Un joyeux barouf
L’ensemble de cette soirée, forcément différente à chaque fois, est animé par des comédiens rodés qui assurent les transitions entre les numéros sous forme de mini saynètes et présentent les candidats. Un orchestre accompagne les artistes, chantant standards ou compositions personnelles qui viennent s’intercaler au milieu de tout cela. L’ensemble ainsi décrit peut donner l’impression d’un barouf peu goldonien. C’est un peu ça. Rien de protocolaire, rien de guindé, la soirée s’annonce résolument festive. Ce qui pour deux heures dévolues au rire, est la moindre des choses. Précisons enfin que chaque soirée est parrainée par un comique chevronné, qui intervient discrètement en fin de programme, le but n’étant pas bien sûr qu’il occupe la scène.
Le FIEALD fête cette année son vingtième anniversaire. Cette exceptionnelle longévité qui doit beaucoup à tous les artistes, connus et autres, à l’équipe du Trévise et à un public friand venu prendre une bonne bouffée de rire avant une nouvelle semaine de boulot va donc être célébrée à la fin de l’année. Les organisateurs y travaillent déjà d’arrache-pied. Toutes les infos sont sur le site internet dédié à cet événement, car c’en est un. Surfez donc et venez vous marrer !
Festival International d’Expression Artistique Libre et Désordonnée
Tous les dimanches soirs à 20h30
Au Trévise, 14 rue de Trévise, 75009 Paris (métro : Grands Boulevards ou Cadet)
site web












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