Arthur Ribo se présente bretelles sur pantalon bouffant tel un clown ou un bouffon sans artifices aucun, ni nez rouge, ni savates extravagantes, tout est dissimulé dedans, à l’intérieur et ça ressemble à un clown qui pleure…
Accompagné de deux musiciens (cela change au grès des rencontres de l’artiste), Ribo récolte les mots que le public a préalablement noté sur un carton. De ces mots, de ces idées, vont germer des histoires, des rythmes, des sons. Les mots chez Ribo ont des ailes et emmènent le spectateur en voyage. Un voyage qu’il dessine progressivement et plus les mots s’accordent plus la route est belle. Il commence avec trois et s’en va quelque part, on le suit sans trop savoir, mais où va-t-il ? Il joue des mots, il les délie avec délice, mais où va-t-il ? Et doucement, sans trop avoir vu venir, il nous suspend, il nous intrigue et nous surprend. La chute arrive, elle est terrible, on reste coi, perdus, hagards, de trois petits mots de rien, il en a fait une histoire. « C’est improvisé ? Il a un truc », se dit le public dubitatif. Mais Ribo a du talent, tel est son « truc », une richesse hors-norme, la rime nature, le coeur libre, on sent chez lui le verbe et l’expression se secouer avec passion, la frénésie du sens le dévore et donne à voir de belles histoires. Oui, Arthur Ribo est bel et bien un être à part. Sa poésie est un art éphémère puisque sa parole se perd, s’envole et tout ce qu’il a construit avec son public sera demain à refaire. C’est l’homme d’un soir qui brûle les idées car elles sont infinies, c’est l’homme d’une nuit qui torture le verbe et sans cesse redéfini.
La musique le suit, parfois le devance, c’est une alchimie étrange qui prend forme, une poésie aux accents de transe. Et le public, bouche bée, devient soudain prétexte à improviser. Il balade sa caméra sur chaque visage, et de l’image surgit des mots, et de ces mots une histoire de plus se tisse qui brûlera dans la nuit de juillet d’un Avignon à ses pieds.
Arthur Ribo n’est pas un improvisateur, il est un créateur spontané d’émotions durables. Le public revient car il le sait, ce ne sera pas le même Ribo jonglant avec les mêmes mots demain. Il revient accumuler ces moments suspendus, cette grâce poétique et visiter l’intérieur de l’artiste, son atelier à coeur ouvert, unique et précieux.
[slider title="INFORMATIONS & DETAILS"] Arthur Ribo et l’Assemblée (site web)
Musique : Victor Belin et beaucoup d’invités…
Lumières : Bruno Brinas
toutes les dates, des extraits sur..
www.myspace.com/arthurribo
Du 8 au 24 juillet
La Condition des Soies
13, rue de la Croix
84000 Avignon
04 32 74 16 49[/slider]












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