Au travers de quatre contes, Kader Taibaoui entraîne le jeune public dans des contrées imaginaires, peuplées de personnages inoubliables.
Un Orient de toutes les couleursUn enfer pavé de talents
Grand-mères, marchands, enfants, juges, épouses… Kader Taibaoui se glisse dans tous les rôles, même celui du serpent et du chameau amateur de bons mots. Tour à tour conteur, acteur, mime, bruiteur, marionnettiste, il change de peau avec une aisance extraordinaire qui bluffe les plus grands et captive les plus petits. Les histoires sont parfois complexes, mais les enfants n’en perdent pas une miette. Ils répondent parfaitement aux questions qui leur sont posées. Car le public est souvent invité à participer et, sans révéler les surprises, on assiste à quelques moments cocasses lorsque les enfants se retrouvent sur scène. Kader Taibaoui conquière si bien son jeune auditoire qu’il n’a guère besoin d’insister pour les décider à intervenir. Ce sont plein de doigts qui se lèvent fébrilement, et la scène finale voit presque la totalité des enfants se ruer sur les planches. Rien de puéril dans ce spectacle. La mise en scène, signée Anne Roumanoff, est réjouissante. Petits et grands ressortent galvanisés par cette pièce qui a de plus le bon goût de distiller des valeurs comme la tolérance ou l’harmonie entre les peuples et les religions. Il n’y a pas à hésiter : embarquez sur le tapis volant de Kader Taibaoui !