« Stéphane Marti a fait du cinéma expérimental le lieu d’invention d’une pratique filmique baroque et flamboyante. Cinéaste majeur d’une des tendances les plus importantes du cinéma expérimental français née dans les années 70 proche de l’art corporel : “L’Ecole du corps”, où se mêlèrent identités troubles et fastes rituels d’un imaginaire homo érotique, ciselés par le super-8 qui allie splendeur visuelle à l’indépendance artistique et contre-culturelle ». Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros/ le peuple qui manque, site web
Les amants rouges de Stéphane Marti – 59 minutes – 2009
Alimenté par les actions corporelles de six jeunes personnes (et d’ un étrange photographe) et par des dialogues écrits par Dominique Noguez, ponctué par un romantisme musical qui conjugue arias dramatiques de Bach, rock nonchalant et dandy et mélopées arabes ensorcelantes, ce film est conçu comme un long poème allégorique sur la beauté, l’amour et la mort. Allégorie intensifiée par les vertiges de la transgression, les mystères du sacré et les images du baron Von Gloeden, de Jean Genet et de Michel Journiac, maîtres de l’érotisme funèbre et des fureurs du corps.
Avant première des Amants rouges de Stéphane Mari le vendredi 29 Janvier 2010, 20h30 au Théâtre de l’Opprimé dans le cadre du Festival des genres
Théâtre de l’Opprimé / 78-80 rue du Charolais / 75012 Paris
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