Trois Tangos, Tatouage

Trois Tangos, Tatouage

Le nomadisme à l’espagnole

Deux spectacles musicaux pour retrouver l’univers coloré et corrosif d’Alfredo Arias à travers la rencontre de personnages atypiques.

Des pas chassés, caressant le sol avec élégance et délicatesse, emportent le spectateur sur les traces de personnalités touchantes pour lesquelles, la ville de Buenos Aires, constitue le trait d’union. Dans un clair-obscur des années 30-40, un homme prostitue sa femme afin de plumer quelques aventuriers épris de la belle. Mais la vampire en rouge bémol, s’attire les faveurs, et enchaîne les nouvelles proies. Sur des airs de mandoline, un voyage de noce vers Rio se termine dans les profondeurs abyssales de l’Atlantique. Des mélodies à la Bee Gees, mêlés avec des airs à la Beatles, accompagnent les extravagances d’une actrice d’avant-garde pour qui le coup de foudre semble fatal.

visuelarias2

Tandis que les «Trois Tangos » font tourbillonner les esprits singuliers, « Tatouage » retrace les épisodes épiques et douloureux de la vie de Miguel de Molina. Surnommé la « folle rouge » par les soldats républicains du régime franquiste, Miguel connaît la gloire à Buenos Aires où la tyrannie le rattrape et l’empêche d’exercer son art. Après plusieurs années d’exil, il rencontre Eva Peron, femme du président argentin, qui lui donne refuge. La rencontre entre ces deux « marginaux » lumineux et unique, donne le ton au style music hall de la partition.

Des rencontres émouvantes, drôles et colorés
visuelarias1Alfredo Arias revient au théâtre avec une création musicale colorée, émouvante et drôle, fidèle à sa conception du spectacle joyeux, élégant et touchant. Ayant effectué de nombreux déplacements à Buenos Aires, ces dernières années, l’auteur et metteur en scène a enchaîné les rencontres qui l’ont ramenées vers ses racines. Réalisant ainsi, un véritable carnet de voyage vers le passé, Arias exploite des sources d’inspiration particulières qu’il fait découvrir avec une générosité absolue. Que ce soit en écoutant la musique d’Axel Krygier, ou en lisant les Mémoires de Miguel de Molina, l’auteur restitue des univers assez lointains pour créer « Trois Tangos » et « Tatouage ».

Dans une ambiance musicale, toujours d’une extrême sensibilité, les personnages se racontent sans pudeur mais avec l’élégance du style que le grand maître leur a accordé. Les tonalités chaudes des voix suaves et gutturales qui se répondent sur le plateau, composent un ensemble chaleureux et attachant. Surpris ou attendri par la générosité du jeu des comédiens, le spectateur est bientôt saisi d’une envie folle d’acclamer la performance artistique de chacun. Un décor qui joue la carte de la sobriété, pour une réalisation haute en couleurs, où les costumes suggèrent, séduisent le regard intrigué par autant de vie et de douleur. Fardés comme des filles de mauvaises vies, les hommes de «Tatouage » se font l’écho d’une sensibilité, celle de Miguelito, en proie à sa marginalité. Aérien et précis, Alfredo Arias, se mêle au jeu avec un raffinement étonnant. Les femmes, au caractère bien trempé, font trembler la scène à chacune de leurs apparitions. Cette aventure musicale évolue au rythme d’une théâtralité exceptionnelle de charme et de drôlerie.

INFORMATIONS & DETAILS»
Partagez pour le plaisir:
  • email
  • Facebook
  • Digg
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • blogmarks
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Live
  • MisterWong
  • MySpace
  • Technorati
  • Wikio FR

Trois Tangos, Tatouage (site web)
De et mis en scène par Alfredo Arias
Livret Alfredo Arias et Gonzalo Demaria
Création musicale Axel Krygier
Chorégraphie Jorge Rodriguez
Avec Carlos Casella, Maria Filali, Larry Hager, Marcos Montes, Alejandra Radano, Jorge Rodriguez, Sandra Guida, Alfredo Arias

Du 10 novembre au 31 décembre 2009

Théâtre du Rond Point
2, bis avenue Franklin D.Roosevelt
75008 Paris

Powered by Hackadelic Sliding Notes 1.6.4

Pas de commentaire »

Laisser un commentaire