Une basse cour à bout de souffle
Le vaudeville tourne au drame dans cette adaptation de Feydeau. Le Dindon y perd quelques plumes et la sauce ne prend pas…
Pontagnac, coureur invétéré de jupons, suit Lucienne jusque chez elle où il lui fait des avances. Soudain surgit le mari, qui n’est autre que Vatelin, un de ses amis. L’affaire s’arrange entre les protagonistes, Vatelin connaissant Pontagnac lui pardonne. Mais un évènement imprévu va semer la zizanie : Maggy, une ancienne maîtresse de Vatelin quand ce dernier était à Londres, débarque chez lui…Alors Pontagnac en profite pour dire a Lucienne que son mari la trompe et lui donne la preuve quand Vatelin a rendez-vous dans une chambre d’hôtel avec Maggy. Alors Lucienne se tourne vers Redillon au lieu de Pontagnac. C’est alors que Mme Pontagnac décide de divorcer avec son mari et que Vatelin avoue à sa femme que Maggy ne l’intéresse pas c’est pourquoi ils se remettent ensemble Redillon avec Armandine et Pontagnac est le dindon de la farce car il se retrouve seul.
Un dindon au court-bouillon
Grand maître du Vaudeville, Feydeau est trop souvent joué à tort pour le comique des situations et la logique décalée de ses personnages, par des comédiens qui en font une lecture au premier degré et en propose un rendu de mauvais goût. Une pièce montée comme les extraits d’un spectacle de fin d’année d’un atelier théâtre avec des élèves dont les qualités scéniques sont inéluctablement inégales, constituent la douloureuse réalité à laquelle le spectateur est confrontée durant 2h00 au théâtre de Nesle. Versant dans la caricature outrancière du monde bourgeois que Feydeau évoque avec tant d’élégance, les interprètes du « Dindon » se ridiculisent en recourant aux effets guignolesques et « tarte à la crème » d’un jeu qui relève davantage d’une performance de patronage que d’une représentation modeste mais de qualité.
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Le Dindon
De Georges Feydeau
Mise en scène Eudes Drivet
Du 3 juin au 1 août 2009
Du mercredi au samedi à 21h
Théâtre de Nesle
8 rue de Nesle, 75006 Paris
Réservations : 01 45 21 42 72
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Je vous trouve particulièrement injuste. J’y suis allé samedi dernier et j’ai passé un très bon moment. Effectivement, c’est guignolesque, les traits des personnages sont accentués mais et alors ???
Quand à l’élégance bourgeoise, tromper son conjoint ne me paraît pas particulièrement élégant ou alors nous n’avons pas la même définition de l’élégance !
Un article digne de l’auteur !!
Journaliste ou pique assiette de scènes nationales. Tout le monde n’a hélas pas la chance de se réaliser artistiquement. Création littéraire quand tu nous tiens…
A quand la une ?
… Loren… malheureusement des pièces mal jouées à la mise en scène surannée ça existe
quand à versé dans l’éternel cliché de la critique nauséabonde – à la Française – de tout et rien et son contraire je crois qu’il faut être réaliste: le net est assez grand pour se faire un avis.
Dans tous les cas on ne trouve pas assez de critiques de pièces à ne pas allez voir sur ce site ! messieurs, dames de la critique lâchez vous !
Je suis choquée de voir a quel point certaines critiques sont gratuites et méchantes. Le spectacle est bien, nous l’avons vu, bien interprété.
Les goûts et les couleurs…c’est pas la dessus qu’on fait une critique ou une chronique. Perso, c’est justement parce que c’était guignolesque que j’ai aimé et même ri de bon coeur… J’ai l’habitude de m’ennuyer devant un spectacle alors imaginez 2h… Hé bien non, j’étais dedans du début à la fin!! Merci aux artistes qui savent donner du plaisir aux spectacteurs… N’est-ce pas ça le but de la comédie? restons simples et apprécions les bonnes choses…
Mentions spéciales tout d’abord à la mise en scène créative et originale. Les interludes chorégraphiques apportaient beaucoup de dynamisme et de rythme à la pièce. Enfin, une dernière dédicace pour le couple d’anglais dont j’ai vraiment apprecié le jeu. Bravo et Merci…
Monsieur Bruno DESLOT ferait bien de changer de métier car pour écrire de telles conneries, mieux vaudrait pour lui qu’il se contente de la COMEDIE FRANCAISE et autres grandes scènes. Pour ce qui est de donner son avis sur une troupe amateur qui joue merveilleusement bien LE DINDON (étant crique de théâtre, de cinéma et de musicall depuis plusieurs années, je sais de quoi je parle), ce journaliste a trempé sa plume dans le vitriol alors qu’il aurait du le mettre dans le miel. Qu’il aille se faire voir et évite de raconter des conneries à vos internautes.
Gaëlle ALBAN
JOURNALISTE
Mme Alban, je vais souvent au théâtre, bon amateur de critique, je dois dire que je suis toujours surpris de la mauvaise foi de personne comme vous et le manque de recul dont vous faites preuve. Il me semble que c’est le droit d’expression de M. Deslot que d’exprimer son avis (qui soit dit en passant souligne des aspects qui plaisent à d’autres… tous les goûts sont dans la nature).
Et pour finir, j’ai vu cette pièce… honnêtement… ça vaut pas grand chose (s’en être aussi excessif).
Et c’est pas grave, on ne va pas congratuler tous les acteurs du monde sous prétexte qu’ils ont travaillé et sué… les échecs ça arrive et ça devrait être un moteur d’expériences. Sinon comment s’améliorer ?
“Grand maître du Vaudeville, Feydeau est trop souvent joué à tort pour le comique des situations et la logique décalée de ses personnages, par des comédiens qui en font une lecture au premier degré et en propose un rendu de mauvais goût.”
Je suis tout à fait d’accord avec ce chroniqueur qui a le courage d’écrire ce qu’il pense et ressent. Un Feydeau…mal joué…c’est impensable..!! Et tremper sa plume dans du miel serait un acte bien hypocrite à l’égard de ces comédiens qui doivent travailler pour s’améliorer.