La maladie de la Famille M

La maladie de la Famille M

Portrait de famille…

La famille M. est une famille ordinaire. Qu’on peut rencontrer dans toutes les villes du monde. Une famille marquée par une maladie. Pathologique. Et d’autres maladies. Sociales, amoureuses, psychologiques.

Luigi, le père, est dans ses vieux jours. Malade, fatigué, ayant perdu sa raison. Marta, sa fille, l’aide, le soutient dans son quotidien. Maria, son autre fille, vole d’amour en amour ou de sexe en sexe. Gianni, le fils, est un gamin adulte. Ni sûr de lui, ni de sa place dans la famille, il navigue entre rêves et réalité. Fulvio et Fabrizio sont amis. Et ont un lien avec Maria. L’un ne sait plus s’il est amoureux. L’autre l’est devenu. Dès le début, le décor, l’atmosphère et la musique donnent le ton. Une atmosphère prégnante, marquée par une musique soutenue, qui revient comme des tranches de vie. Différentes. Eclatées.

CLAUDIA IEREMIA_EUGEN JEBELEANU.FOTO RA

Atmosphères, atmosphères…La scène est répartie sur un long espace de jeu. Là est une forêt d’arbres couverte de pétales de couleurs rouge brique. Ici une baignoire trônant au milieu d’arbustes. Plus loin une bicyclette accoudée à des fleurs. A l’extrémité gauche de la scène apparaît une maison dans laquelle sont placées une table, une bibliothèque et un miroir. De cette maison perdue dans un sous-bois, Radu Afrim, en a fait une maisonnée où la nature et la misère humaine se disputent la partie.

Une transposition d’atmosphères, lumineuses, sonores et visuelles, donne un décalage de tons tout au long de la pièce. La scène est une transposition de tranches de vie. Ici c’est Marta soutenant Luigi. Là, Fabrizio qui tombent amoureux de Maria. Plus loin, Fabrizio qui retrouve son ami Fulvio. Ou Luigi jouant du téléphone. La lumière devient l’élément séparateur de ces scènes. Une somme d’histoires d’amours avortées ou mal goupillées. Qui laisse place à des relations amputées. Ou à des désirs inassouvis, ankylosés par des castrations amoureuses. On s’aime par derrière en se l’avouant parfois. On se comprend par dépit.

VICTOR MANOVICI_EUGEN JEBELEANU_ION RIZEA_COLIN BUZOIANU_foto RA-1

Luigi. Le père. Malade. Soutenu par Marta, sa fille, se sacrifiant pour lui en véritable femme d’intérieur. Et Maria, son autre fille. Femme d’extérieur essayant de tisser par ses relations sexuellement amoureuses une trame de vie. Lancinante. Jalonné d’avortements multiples. Son histoire d’amour avec Fulvio pâtit de la routine et d’un manque… d’amour. Comment aimer quand l’amour est bâillonné ? La famille M. est une famille désaxée. Peu de repère. Une mère absente et un père malade. Les rapports sont marqués par une violence et un amour contenus.

La première scène est une scène d’exposition où chaque personnage se présente. La dichotomie entre personnage et personne devient floue. Le réel est investi par l’imaginaire. La dernière scène, comme dans un film, donne une projection de ce que sont devenus les personnages. Ainsi, la pièce continue dans un autre tempo qui n’est plus celui de la scène. Avec un rêve et une réalité qui font couche commune.

INFORMATIONS & DETAILS»
Partagez pour le plaisir:
  • email
  • Facebook
  • Digg
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • blogmarks
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Live
  • MisterWong
  • MySpace
  • Technorati
  • Wikio FR


La maladie de la Famille M
(Pièce roumaine sous titrée en français)
De Fausto Paradivino
Mise en scène : Radu Afrim
Avec Ion Rizea, Claudia Ieremia, Colin Buzoianu, Victor Manovici, Eugen Jebeleanu, Malina Manovici
Jusqu’au 21 juin
Du mardi au dimanche à 20h

Odéon – Théâtre de l’Europe
Ateliers Berthier
8 boulevard Berthiers
75017 Paris
http://www.theatre-odeon.fr/
Réservations : 01 44 85 40 40

Powered by Hackadelic Sliding Notes 1.6.3+

2 Commentaires »

  1. je vous remercie pour la revue –
    informations sur l’équipe artistique du spectacle « La maladie de la famille M de Fausto

    Paravidino et le Théâtre National de Timisoara au Théâtre national de l’Odéon – et des extraits

    vidéo / photos / catalog détente – lien: http://www.saltimbanc.hostei.com/

    comment-bottom
  2. Cela ressemble à de la fiction. Ce n’est pas de la fiction.

    comment-bottom

Laisser un commentaire