La clef du grenier d’Alfred
Cette oeuvre de Alfred de Musset, écrite en 1845 et publiée dans la Revue des Deux Mondes est considérée comme l’une des plus belles déclarations d’amour dans ce siècle marqué par le courant romantique.
Cette pièce courte, précédée du lever de rideau « La clef du grenier d’Alfred », a été écrite et mise en scène par Isabelle Andréani. Ce prologue léger permet d’introduire ce petit bijou. La scène de l’Essaïon se prête fort bien à l’intérieur d’un grenier. Des malles et des papiers jonchent le sol et témoignent du fouillis appartenant au poète. La servante Léonie et le cocher Edouard, tous deux au service de Musset, recherchent dans le grenier les harnais des chevaux de leur maître. Ils découvrent les écrits de Musset, s’en amusent en les interprétant. Pris à leur jeu, ils décident de jouer il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Cette clef du grenier sera peut être la clef de leur amour.
La porte du cœur ouverte ou fermée ?
Le cocher et la servante se transforment pour le plaisir du public en Comte et en Marquise. La Marquise, plutôt fine mouche et récemment veuve reçoit dans ses appartements le Comte, son voisin, personnage quelque peu balourd et timide. Le Comte, tente de faire la cour à sa belle, empêché par un défilé ininterrompu de serviteurs de la belle marquise. La porte de la demeure de la marquise, toujours ouverte, refroidit la demeure de la marquise. C’est un peu le cœur de cette femme qui aspire à vivre un autre amour. Mais elle n’entend pas jouer la maîtresse du Comte mais bien au contraire être épousée. Elle repoussera les avances du Comte afin que celui-ci lui fasse une déclaration d’amour qui sera de toute beauté.
La clef du romantisme
Musset excelle dans cette pièce courte à traduire toute la finesse de son verbe dans un des fleurons du romantisme français. Le jeu des comédiens est juste, quoique quelque peu académique, mais reflète bien l’esprit de ce petit chef-d’œuvre. Xavier Lemaire donne à de son personnage force et caractère qui renforcent d’autant la pièce. Cependant les émotions induites par la comédienne (Guylaine Laliberté) sont restées quelque peu extérieures. Il n’en demeure pas moins qu’on ne peut faire l’économie de ce spectacle car la langue de Musset est magnifique. En sortant, on meurt d’envie de retrouver avec délice les œuvres d’Alfred de Musset.
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Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée
Mise en scène Isabelle Andréani
Avec Isabelle Andréani, Xavier Lemaire
Jusqu’au 27 juin
vendredi et samedi à 20h00 et le dimanche à 18h00
Théâtre de l’Essaïon
6 rue Pierre au Lard, 75004 Paris
http://www.essaion-theatre.com
Réservations : 01 42 78 46 42
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