Il était une fois le Flamenco…
Les origines du Flamenco sont multiples et restent encore à bien des égards source de débats. Chacun lui reconnait des origines variées de par les dominations ou immigrations successives, mauresque, juives et gitanes, qui ont eu lieu en Espagne. Souvent considérée comme une danse gitane, nombre d’exégètes lui prêtent des influences liées à l’Histoire de l’Espagne. Le Flamenco est axé sur le chant (cante), la guitare (toques) et la danse (baile). C’est avec l’avènement au milieu du XIXème siècle de cafés-cantantes en Espagne qu’il a eu ses lettres de noblesse. Le chant, source première du Flamenco, a été très rapidement secondé par la guitare. Puis par la danse. Dans les années 70, le percussionniste brésilien Rubem Dantas a introduit avec le célèbre guitariste Paco de Lucia une percussion péruvienne, le cajon.
Démarrage en douceur
Antonio Ruiz débute le spectacle par des Sevillanes qui sont quatre danses folkloriques, vieilles de plusieurs siècles, de Séville. Accompagné de Miguel Sanchez au cajon, Enrique Muriel à la guitare et Jose Cortes au chant, Antonio Ruiz, dans un style très sobre et dépouillé, ouvre le bal en dansant avec Lorie La Armenia. Le style de celle-ci est fait d’allure et de sensualité de haute tenue. Le regard profond, l’allure belle, elle illumine dans une danse portée par sa grâce. Chez Antonio Ruiz, la sobriété et la simplicité sont au rendez-vous.
Elles comme Flamenca…
Les danseuses enchaînent des pas de Flamenco dans deux solos séparés. Ici, c’est un jeu de pied du taconeo efficace et tout en grâce. Là, ce sont des déhanchements syncopés fait de vigueur et de sensualité. Les deux danseuses régalent leur auditoire dans des styles complètement différents. Seul le talent leur est commun.
L’une, Lorie La Armenia, est dans l’émotion, l’autre, Estefania Suissa, est dans un style de haute technicité, plus syncopé, plus rythmé. Dans une rythmique endiablée, elle fait montre dans son jeu du taconeo, d’une technicité très relevée. D’une gestuelle démarrant doucement puis prenant de l’allure, elle emporte l’auditoire dans un solo nourri de talent.
Lorie La Armenia, par des mouvements sensuels de haute tenue, danse sur un rythme dont l’attitude et le regard culminent parfois avec une certaine froideur. Très maîtrisée. Moins technique que Estefania Suissa mais tout aussi talentueuse, elle respire d’émotion, d’attitude et de grâce.
et Tango
La musique et le chant prennent le relais très rapidement. Le spectacle fait la part belle à ceux-ci. Comme pour revenir aux origines du Flamenco. José Cortes, de sa très belle voix profonde et grave, chante avec des accents marqués par la souffrance. Tout est dans l’émotion et la sensibilité. La mise en scène reste très dépouillée. Le décor aussi.
C’est un très beau spectacle mené par le talent des deux danseuses, Lorie La Armenia et Estefania Suissa et la belle voix profonde de José Christo. Chant, danse et musique rivalisent à armes égales. Et ce avec talent.
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Vaiven formacion flamenca
Au théâtre Menilmontant jusqu’au 2 avril
15 rue du retrait
75020 Paris
Spectacle d’Antonio Ruiz
Avec Lorie La Armenia, Estefania Suissa, Jose Cortes, Enrique Muriel, Miguel Sanchez, Antonio Ruiz
Réservation : 01 46 36 98 60
http://menilmontant.info/
Et le Jeudi 9 juillet 2009
Gala avec Vaiven formacion flamenca
à 21h dans le cadre des animations estivales 2009 ” Jeudis du kiosque ” à Bourg en Bresse
au Kiosque des Quinconces
Contact : ville de Bourg en Bresse
http://bourg-en-bresse.fr
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