Voué à un dévot…
A l’exception d’Orgon et de sa mère, Mme Pernelle, Tartuffe est le sujet de toutes les critiques depuis que ce dévot a été introduit par Orgon dans la maison. Il est sous l’emprise de Tartuffe à qui il veut donner en mariage sa fille Mariane, l’amante de Valère. Mais Tartuffe fait les yeux doux à Elmire, la femme d’Orgon. Elle manigance un stratagème pour le démasquer à Orgon. Il est ainsi renvoyé. Pour se venger, Tartuffe envoie un huissier réquisitionner la maison que lui a donnée Orgon. C’est sans compter sur le Prince qui le fait arrêter.
La scène est une longue estrade de bois sur laquelle sont installés deux tabourets avec l’ajout d’une table à l’acte IV. Tout est simplicité et efficacité dans la disposition du décor donnant au jeu toute latitude à une mise en espace.
Le parti pris d’Anthony Magnier est de montrer le côté « caché » du théâtre. Ainsi, il n’y a pas de coulisse. Les comédiens se changent en se cachant derrière un voile. Ils attendent aussi de rentrer en scène sur un banc situé de chaque côté de la scène. Cette vue des personnages hors champ donne le sentiment qu’ils existent même en dehors du jeu et donne une touche plus « théâtrale » à la pièce en montrant l’entrée en scène des comédiens.
Jeux, costumes et masque
Madame Pernelle, Tartuffe et Orgon sont habillés en noir, couleur représentant ici le côté obscur de la nature humaine ou son aveuglement. Tous les autres personnages ont des costumes lumineux comme éclairés par le bon sens et la Vie.
Orgon, maquillé très pale, est sous les habits d’un homme un peu falot, dépassé par les événements. Peu de caractère chez cet homme à l’opposé de sa mère qui semble être la véritable maîtresse de maison.
Tartuffe, avec un maquillage blanc et noir, a une voix caverneuse semblant venir des profondeurs du Mal. Accompagné d’un valet portant un demi-masque de la Commedia dell’arte, il se transforme, quand il est seul, en véritable cynique.
Le jeu des autres protagonistes est tout aussi marqué avec une Elmire espiègle, une Mme Pernelle haute en couleur, une Dorine à croquer et une Mariane fondante de minauderie comme un sucre dans son lait. Valère et Cléante équilibrent par un jeu plus mesuré celui « en force » de Damis.
Le texte est très bien servi par une mise en scène simple et efficace. « Faire théâtre de tout » disait Antoine Vitez. Anthony Magnier avec Viva La Commedia font du théâtre avec tout. Ils leur suffisent d’un voile et d’un masque pour faire revivre un très grand classique.
[slider title="INFORMATIONS & DETAILS"]
Tartuffe
De Molière
Mise en scène d’Anthony Magnier
Avec les comédiens du festival Viva la Commedia
Le 28 décembre à 17h30
Les 10, 11, 17, 18 et 20 Mars 2009 à 20h au Théâtre de Ménilmontant
15, rue du Retrait, 75020, Paris[/slider]












Nous qui avons vu cette pièce, trouvons que c’était une représention très amusante et qui sucite chez le spectateurs une grande réflexion sur la place de la religion dans la société au XVIIème siècles. C’est ce que voulait assurément dénoncé Molière. Nous aprouvons la critique de “SAFIDINE ALOUACHE” comme une bonne.
Désolé pour le message précédent… Nous voulions dire BONNE CRITIQUE.
No copamlitns on this end, simply a good piece.